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Au début des années 1800, Thomas Selkirk, un aristocrate britannique, tenta de créer une nouvelle colonie dans ce qui est aujourd’hui le sud du Manitoba. En 1811, il acheta une terre de la Compagnie de la Baie d’Hudson pour amorcer l’établissement. Toutefois, certains facteurs, tels que les conflits entre les commerçants de fourrures rivaux et la famine, ont conduit à l’échec de la colonie. Les Métis et diverses nations autochtones pressentaient aussi que cette colonie entraînerait la perte de leurs territoires de chasse et de pêche, sinon leur mode de vie, et ont souvent pris les armes. En 1821, la terre était redevenue presque vacante et fut éventuellement vendue à la Compagnie
de la Baie d’Hudson (CBH).
Avant 1850, cette terre était considérée comme une terre de premier choix pour l’établissement d’une nouvelle colonie puisque les terres à l’état sauvage dans l’Ouest canadien commençaient à se faire de plus en plus rares. En 1869, la terre fut revendue au gouvernement fédéral pour la recolonisation. Les Métis toutefois se sont rebeller contre les arpenteurs et les colons qui essayaient d’aménager la région pour l’habitation en masse, ce qui fut l’une des principales causes de la rébellion de la Rivière-Rouge. Cette rébellion retarda la vente des terres de la CBH jusqu’en 1870.
Sujets abordés dans cette section :
L’entente de Selkirk, 1811
La bataille des Sept-Chênes, 1816
Le traité de Selkirk, 1817
La rébellion de la Rivière-Rouge, 1869 – 1870
Autres documents importants ou intéressants
L’entente de Selkirk, 1811

Copyright/Source
En 1811, Thomas Selkirk, un aristocrate britannique, voulait fonder une nouvelle colonie dans une région appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Selkirk acheta de la compagnie de traite de fourrures quelque 300,000 kilomètres carrés de terres situées principalement dans la région actuelle du sud du Manitoba et dans le nord du Minnesota.
Selkirk appela cette région Assiniboine. Ceci mena, en 1812, à la création de la colonie de la Rivière-Rouge ou colonie de Selkirk. C’était surtout le lieu de résidence des colons écossais et irlandais, ainsi que de trois Suédois. Éventuellement, la colonie accueillit aussi des mercenaires suisses qui avaient combattu durant la guerre de 1812.
La colonie n’a cependant pas subsisté plus de trois ans. Les Métis et les commerçants de fourrures écossais qui considéraient l’endroit comme leur lieu de résidence se mirent en colère car ils n’avaient pas été consultés au sujet de cette communauté. Ils craignaient que ces nouveaux colons, qui pratiquaient l’agriculture, empièteraient sur leur mode de vie axé sur la chasse et sur leurs provisions de nourriture.
Les commerçants de fourrures et les Métis ont finalement eu gain de cause. Les colons éprouvèrent beaucoup de difficulté à survivre comme fermiers, et se sont souvent adressés aux commerçants de fourrures pour obtenir de l’aide. Miles Macdonell, le gouverneur de l’Assiniboine, publia en janvier 1814 la Proclamation sur le pemmican qui interdisait l’exportation des provisions de nourriture de la région afin de venir en aide aux colons et à leurs familles.
Cette proclamation souleva la colère des commerçants de fourrures employés par la Compagnie du Nord-Ouest, basée à Montréal, qui craignaient l’interruption de leur réseau de traite.
Au début de 1815, ces commerçants de fourrures ont brûlé la colonie, arrêté Macdonell et forcé les derniers colons – ceux qui n’avaient pas encore quitté malgré l’offre de la Compagnie du Nord-Ouest de leur céder, au moins, de meilleures terres ailleurs – de retourner dans le Haut-Canada.
| La colonie de la Rivière-Rouge reçu deux des plus grands explorateurs et arpenteurs du Canada. Peter Fidler, par exemple, arpenta des lots pour la colonisation en 1811. Simon Fraser aussi tenta de se retirer dans la colonie en 1815 pour reprendre sa vie en tant que commerçant de fourrures. Fraser fut toutefois entraîné dans les suites de la bataille des Sept-Chênes en 1816 et fut accusé de ne pas avoir aidé Selkirk dans sa lutte contre la Compagnie du Nord-Ouest. Fraser fut acquitté de ces accusations en 1818. |
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La bataille des Sept-Chênes, 1816
Après la destruction de la colonie de la Rivière-Rouge, Robert Semple, un nouvel administrateur, tenta de la rétablir. De telles tentatives étaient cependant vouées à l’échec.
Le 19 juin 1816, un groupe de Métis dirigés par Cuthbert Grant assassina Semple et 20 de ses hommes lorsque les deux camps s’interceptèrent accidentellement au cours de la bataille des Sept-Chênes. Ce massacre fut le résultat de l’intense rivalité opposant la Compagnie de la Baie d’Hudson appartenant aux Britanniques et la Compagnie du Nord-Ouest qui était basée à Montréal.
Parmi les circonstances qui ont conduit à cet indicent, il y avait :
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la capture, en 1816, par la Compagnie de la Baie d’Hudson du fort Gibraltar qui appartenait à la Compagnie du Nord-Ouest;
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la capture, le 1er juin 1816, de Brandon House par la Compagnie du Nord-Ouest.
Deux mois après la bataille des Sept-Chênes, Thomas Selkirk et une force mercenaire attaquèrent et capturèrent le fort William, la principale base d’opération des Métis. Les forces de Selkirk ont également saisi le fort Douglas.
Le massacre est remarquable en ce qu’il a obligé les deux compagnies de traite rivales à reconsidérer l’hostilité et la compétition qu’elles se livraient.
En 1821, après la mort de Selkirk, les deux compagnies finirent par se fusionner. La Compagnie de la Baie d’Hudson engloba la Compagnie du Nord-Ouest, mettant fin au carnage dans la région.
Le traité de Selkirk, 1817

Droit d'auteur/Source
En 1817, Selkirk décida de signer un traité avec, entre autres, les nations des Cris et des Chippewas, afin de mettre fin à leurs réclamations concernant une étendue de terre sur son domaine qui s’étirait le long de la Rivière-Rouge. Il distribua cette terre à de nouveaux colons.
À la mort de Selkirk en 1820, ses exécuteurs testamentaires ont tenté de contrôler les coûts croissants en empêchant toute nouvelle colonisation européenne sur cette terre. Seulement ceux qui s’y étaient établis à la fin des années 1810 et quelques commerçants de fourrures métis retirés ont pu continuer de demeurer sur la terre.
En 1836, la terre touchée par ce traité fut rétrocédée à la Compagnie de la Baie d’Hudson.
| En septembre 1855, le dernier morceau de terre à l’état sauvage n’appartenant pas au gouvernement fut vendu à un colon de Canada-Ouest (anciennement le Haut-Canada). Ceci incita certains administrateurs politiques comme George Brown à faire des pressions en faveur d’une expansion vers l’Ouest. Ceci mena aussi, avant 1857, à des « expéditions scientifiques » dans l’Ouest dirigées par des hommes tels que Hind et Palliser pour voir dans quelle mesure la colonisation systématique des Prairies était vraiment possible. |
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La rébellion de la Rivière-Rouge, 1869 - 1870
La terre appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson devait changer de main encore une fois en 1869 et devint la propriété du Dominion du Canada nouvellement créé. Ceci suscita la colère des Métis et des autochtones qui estimaient que les nouveaux colons européens qui arrivaient dans la région violaient leurs droits fonciers et dérangeaient leur mode de vie. C’était là une des principales causes de la rébellion de la Rivière-Rouge en 1869-70.

Copyright/Source
Au milieu de l’année 1870, la terre retourna finalement au gouvernement fédéral. Mais une nouvelle province, le Manitoba, fut créée en partie pour apaiser les Métis de langue française résidant dans la région
| Au cours des années 1870, il y avait une communauté assez considérable d’Islandais vivant dans la région du lac Winnipeg qui jouissait même d’une forme de gouvernement autonome. (Selon certaines estimations, il y avait environ 10,000 personnes de cette origine dans ce qui formerait une partie du Manitoba.) Mais, lorsque les frontières du Manitoba furent reculées au cours des années 1880, cette communauté a choisi de s’intégrer à la province. |
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| Pour en savoir plus sur la rébellion de la Rivière-Rouge, veuillez visiter Les rebellions de Riel dans la section Événements et sujets spécifiques. |
Autres documents intéressants ou importants
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