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Bien que la France fut rapidement en mesure d’établir une nouvelle colonie appelée Nouvelle-France sur les rives du fleuve Saint-Laurent – une colonie qui s’approvisionnait surtout des produits de l’agriculture et de la traite des fourrures avec les autochtones – la colonisation de cette région ne fut pas toujours de tout repos. Il y avait aussi des guerres et des conflits coûteux, d’abord avec les autochtones, puis avec les Britanniques.
Sujets abordés dans cette section :
La Nouvelle-France (1608 – 1763)
Les alliances entre les autochtones et les Français originaires d’Europe
Les guerres autochtones
Le système seigneurial (1627 – 1854)
Les coureurs de bois
Les Filles du roi
Autres documents importants et intéressants
La Nouvelle-France (1608 – 1763)
En 1608, Samuel de Champlain a créé la première vraie colonie française permanente dans la région située autour de la ville actuelle de Québec. C’était une petite colonie – pas plus de 60 colons y vivaient en 1620. Elle demeura un modeste poste de traite durant les 50 premières années de son existence.
Et 1663, la Nouvelle-France s’engagea soudainement dans une ère de grande expansion. Jean-Baptiste Colbert, un des principaux ministres en France, favorisait l’idée de colonies compactes qui seraient plus à même de se protéger contre les attaques de la part des autochtones et des Britanniques.
| Au cours de ses 150 ans d’existence en tant que colonie française, pas plus de 10,000 personnes immigrèrent en Nouvelle-France. Près de 4,000 d’entre eux étaient des engagés arrivant avec des contrats de trois ans qui les liaient au service des fermiers et des commerçants de fourrure. Trois mille cinq cents autres étaient des militaires. Il y avait aussi 1,000 Filles du roi. Mille prisonniers furent également envoyés à Québec et 500 autres personnes sont venues de leur propre gré. Environ 40 pour cent de ces immigrants sont venus après 1700. Presque tous étaient des Français. |
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Les alliances entre les autochtones et les Français originaires d’Europe

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Le succès de la Nouvelle-France fut inévitablement lié à la population autochtone qui habitait déjà ce territoire. En 1609, Samuel de Champlain commença à forger des alliances avec divers groupes d’autochtones – surtout les Algonquins et les Hurons – dans le but d’échanger des biens de consommation européens pour des fourrures.
| Avant 1620, les Hurons offraient aux Français près des deux tiers des fourrures disponibles dans leur réseau de traite. |
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Champlain chercha à solidifier les relations avec les Hurons en envoyant des prêtres dans la colonie pour que leurs activités missionnaires aident ces autochtones à se convertir au catholicisme et à un mode de vie européen. Avant 1627, des Jésuites, dont Jean de Brébeuf, furent envoyés aux confins de la colonie afin de poursuivre cet objectif, quoique des prêtres Récollets étaient présents dans les colonies françaises dès 1615 pour les mêmes raisons.
Par ailleurs, Marie de l’Incarnation (née Guyart) fonda le premier couvent des Ursulines en Nouvelle-France en 1639. D’autres groupes religieux viendraient dans la colonie avant la fin des années 1630 afin d’aider à la conversion. Ils mettraient aussi sur pied, pour les colons, une société française modelée sur celle de la France.
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Les Ursulines de Québec (Un livre publié en 1863 qui traite de l’histoire de la congrégation des Ursulines – en français seulement.) |
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Les guerres autochtones
En 1609, Champlain se rangea du côté des Hurons contre les Iroquois dans la région connue aujourd’hui sous le nom de lac Champlain. Ce geste déclencha 90 années d’hostilités entre les Iroquois et les Français. Ces conflits freinèrent l’immigration française.
Les guerres anéantirent des colonies complètes comme celle de Sainte-Marie-des-Hurons. Les guerres autochtones furent aussi une des causes de l’échec de compagnies comme la Communauté des Habitants.
Ces guerres ont duré tout le long du XVIIe siècle et n’ont pris fin qu’avec la Grande Paix de 1701. Plusieurs nations autochtones endurèrent alors de pertes importantes en vies humaines en raison des luttes et des maladies introduites par les Français, telles que la petite vérole. La Grande Paix signifiait que les Iroquois ne résisteraient plus à l’expansion française.
Le système seigneurial (1627 - 1854)
Le système seigneurial était une forme de colonisation des terres modelée sur le système féodal français. Ce système fut implanté en Nouvelle-France en 1627 avec la création de la Compagnie des Cent-Associés (ou Compagnie des 100 Associés) qui, à l’origine, était responsable de distribuer les terres et les droits seigneuriaux.
Les terres furent divisées en lots mesurant cinq par 15 kilomètres situés habituellement le long des principaux cours d’eau tels que le fleuve Saint-Laurent. Ces lots furent ensuite subdivisés de nouveau en bandes étroites, mais longues pour les fins de la colonisation. En général, ces lots étaient suffisamment longs pour permettre l’agriculture et procurer à tous ceux qui y habitaient un accès égal aux fermes voisines et au cours d’eau.
Il y avait trois principaux groupes de gens qui vivaient de la terre dans ce système :
Les seigneurs : Parmi les colons, ils étaient les plus importants car ils étaient généralement issus de l’armée ou de l’aristocratie avant de devenir des colons. Ces seigneurs se virent ensuite confiés les tâches de subdiviser les grandes parcelles de terres en concessions de cinq par 15 kilomètres, puis de les louer à des habitants. Selon les règles établies par le gouvernement français, le seigneur pouvait aussi établir une cour de justice, bâtir un moulin sur sa terre et organiser une commune.

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Les habitants : Les gens de cette catégorie comprenaient habituellement des fermiers ou des ouvriers envoyés initialement par la France pour vivre sur ces terres. Ils devaient payer des cens et rentes au seigneur, bien qu’ils étaient co-propriétaires de la terre avec le seigneur, et devaient même travailler quelques jours chaque année pour le seul profit du seigneur.
Les engagés : Ils étaient des domestiques engagés sous contrat pour une durée de trois ans et qui sont venus en Nouvelle-France pour travailler comme agriculteurs.
Lorsque la Grande-Bretagne obtint le contrôle de la Nouvelle-France en 1763, les Britanniques ont permis qu’une partie du système seigneuriale demeure en place pour favoriser les colons français demeurant dans la région. Le système fut cependant aboli en 1854 car il était considéré comme étant trop encombrant pour le développement de l’économie. (La Grande-Bretagne reconnaissait le droit féodal français, mais ne fit pas beaucoup de concessions à de nouveaux seigneurs entre 1763 et 1854. C’était un avantage pour les seigneurs car cela leur donna le contrôle sur les terres à perpétuité, ce qui, à l’époque, entraîna certains à croire que le système récompensait les vieilles seigneuries de manière inhérente et injuste.) Il fut remplacé par une loi portant le titre d’Acte
seigneurial de 1854, laquelle permettait aux tenanciers de réclamer le droit de posséder leur terre.
Les coureurs de bois
Bien qu’une part considérable de l’économie de la Nouvelle-France était fondée sur le système seigneurial, il y avait évidemment aussi le commerce de la fourrure qui constituait une industrie importante. Ce commerce demeura la principale activité économique.
Le commerce de la fourrure connut tant de succès qu’il repoussa avec mépris une nouvelle classe d’aventuriers appelés coureurs de bois. Ces commerçants étaient considérés comme étant illégitimes par la Couronne française, car ils pénétraient profondément à l’intérieur de la colonie, surtout autour du lac Supérieur, à la recherche de tribus autochtones qui les approvisionneraient en fourrures. Cela leur permettaient de vendre les fourrures moins chères que les intermédiaires autochtones qui voyageaient jusqu’aux postes de traite de Montréal pour échanger leurs peaux.
Éventuellement, des « voyageurs » professionnels furent autorisés par le gouvernement français à éliminer ces commerçants de fourrures. Ces voyageurs et coureurs de bois ont également aidé les Européens à revendiquer les terres situées plus à l’ouest puisqu’ils étaient les premiers à les explorer. Mais cela voulait aussi dire qu’avec le temps, les autochtones verraient leur rôle diminuer graduellement dans le commerce des fourrures.
Les Filles du roi

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Entre 1663 et 1673, environ 1,000 orphelines célibataires furent envoyées par le roi Louis XIV pour remédier au déséquilibre entre le nombre des hommes et celui des femmes en Nouvelle-France. Elles furent désignées sous le nom de Filles du roi.
Ces femmes passaient en moyenne deux semaines chez les religieuses ou les missionnaires avant de trouver un homme convenable. Dans la plupart des cas, elles l’épouseraient immédiatement dans le seul but de fonder une grosse famille.
Le gouvernement français encouragea la croissance du taux des naissances en Nouvelle-France, car c’était une méthode plus facile et moins coûteuse de coloniser la région que d’envoyer un flot continu et sans fin d’immigrants.
La France offrit des encouragements financiers aux couples qui se mariaient jeunes dans la colonie. La France accorda aussi aux familles des primes supplémentaires en argent basées sur le nombre d’enfants.
D’autre part, les pères de famille dont les enfants devenus adultes demeuraient à la maison sans se marier risquaient de devoir payer de lourdes amendes.
| Les mesures prises par la Couronne française visant à encourager la reproduction naturelle connurent un certain succès. La population de la Nouvelle-France passa de 3,000 en 1663 à 20,000 en 1712. Elle sauta ensuite à 70,000 avant 1760. Malgré ces efforts, près de deux millions de sujets britanniques vivaient surtout le long du littoral des treize colonies en 1763. C’était là le résultat de l’émigration de près d’un million de personnes des îles britanniques au cours d’une période de 100 ans s’écoulant entre 1663 et 1763. |
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Autres documents intéressant ou importants
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