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Mil huit cent quatre-vingt-seize marque un point tournant important dans la politique de l’immigration canadienne. Le nouveau ministre de l’Immigration, sir Clifford Sifton, a décidé de n’épargner aucune dépense pour ouvrir les Prairies à la colonisation. Il a augmenté la publicité à l’étranger et a introduit une série de réformes dans le département de l’Immigration afin de donner une image du Canada plus attrayante et abordable. Grâce à ces mesures, et à une économie plutôt prospère, plus de trois millions de gens sont venus au Canada entre 1896 et 1914.
Toutefois, l’immigration deviendrait graduellement plus sélective et se concentrerait soit sur les compétences introduites au Canada par les immigrants, soit sur leur appartenance ethnique. La population francophone du Québec commencerait à s’inquiéter que ces nouveaux arrivants au pays contribueraient à marginaliser leur langue et leur culture.
Sujets abordés dans cette section :
Sir Clifford Sifton et le « Last Best West », 1896 – 1905
Les colonies religieuses
La ruée vers l’or du Klondike, 1897 – 1903
La naissance de l’Alberta et de la Saskatchewan, 1905
L’exclusion raciale
Les nouvelles restrictions concernant l’immigration
Les émeutes antiasiatiques de Vancouver, 1907
Sir Clifford Sifton et le « The Last Best West »
En 1896, sir Clifford Sifton devint le nouveau ministre responsable de l’immigration au Canada dans le nouveau gouvernement libéral de sir Wilfrid Laurier.
Avec la crise économique des années 1870 et 1880 qui arrivait à sa fin, Sifton a décidé qu’il était temps d’accroître l’immigration dans les Prairies en provenance de la Grande-Bretagne, de d’autres pays de l’Europe de l’ouest et des États-Unis. Les gens venant de ces régions étaient jugés plus à même de s’adapter à la vie agricole sur les Prairies.
Sifton a accru l’immigration :
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en lançant une importante campagne promotionnelle, avec le slogan « Canada : The Last Best West ». (Ceci faisait référence au fait que les terres sur les Plaines américaines devenaient de plus en plus rares et dispendieuses pour les colons de cette époque.)
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en réorganisant le département de l’Immigration afin de lui attribuer plus de pouvoirs dans la définition des politiques d’immigration;
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en augmentant le nombre des agents d’immigration et le personnel de soutien à l’étranger;
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en libérant des terres inutilisées appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) et au chemin de fer du Canadien Pacifique (CP);
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en offrant « gratuitement » des terres aux colons.
Lorsque Sifton annonça que les colons pouvaient réclamer jusqu’à 160 acres de terres gratuites au Canada, cela n’était pas tout à fait vrai. Les colons devaient quand même payer des frais d’enregistrement de 10 $ pour les terres – soit l’équivalent d’environ 150 $ de nos jours en tenant compte du facteur de l’inflation – en vertu de la Loi des terres du Dominion. Ce montant ne couvrait pas non plus les coûts de l’équipement et des animaux pour la terre, sans parler des coûts liés à la construction d’un abri. Durant leur première année, beaucoup de colons bâtirent des huttes de terre, car ils n’arrivaient tout simplement pas à payer pour faire construire leurs propres maisons en bois.
| Pour en savoir plus sur les coûts de l’immigration, veuillez visiter Immigrant Voices en ligne. (Bilingue) |
Puisque plusieurs pays européens imposaient des limites sur la quantité permise de publicité étrangère concernant l’immigration, Sifton accepta que des primes soient données aux compagnies et aux agents de réservations qui enverraient des travailleurs agricoles au Canada. Cette politique serait discontinuée en 1905 en raison des protestations soulevées au Canada par le parti d’opposition.
En 1896, environ 120,000 $ furent dépensés pour soutenir et promouvoir l’immigration au cours de l’année. Avant 1905, près 1 million $ étaient dépensés annuellement pour l’immigration.
| Une innovation qui a contribué à accroître le nombre de personnes qui s’établiraient dans l’Ouest canadien fut l’invention, en 1903, d’une nouvelle variété de blé appelé le blé Marquis. Ce blé permettait de prolonger la saison des récoltes sur les Prairies canadiennes, et y a fait de l’agriculture, une occupation plus prospère. Ce blé fut commercialisé et vendu à compter de 1911. |
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La nouvelle politique d’immigration de Sifton élimina éventuellement toute menace d’annexion de l’Ouest canadien aux États-Unis. Mais elle marginalisa davantage la population francophone du Québec, et certains avaient l’impression que cette politique les empêcherait de s’établir sur les Prairies.
Cette politique d’immigration irrita particulièrement Henri Bourassa, un membre du Parlement originaire du Québec qui, à l’occasion, s’éleva contre cette politique dans la Chambre des communes.
Malgré toutes les tentatives pour encourager les gens à s’établir dans les milieux ruraux de Canada-Ouest, environ 50 pour cent d’entre eux se sont, en fait, installés dans les villes canadiennes (dont Winnipeg, Edmonton, Montréal et Toronto) où ils ont trouvé du travail comme ouvriers industriels. Un autre 30 pour cent se sont établis sur des fermes dans les Prairies et les quelque derniers 20 pour cent ont trouvé des emplois isolés dans les mines, les camps de bûcherons ou sur les chemins de fer.
| Entre 1910 et 1914, environ un million d’Américains sont arrivés au Canada. Plusieurs d’entre eux sont venus parce que les terres réservées pour la colonisation aux limites des frontières américaines étaient devenues manifestement trop dispendieuses. Ces prix élevés s’expliquent par la grande rareté des terres de colonisation inutilisées. |
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| Pour en savoir plus sur l’immigration, veuillez visiter Immigrant Voices en ligne. (Bilingue) |
Les colonies religieuses

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Pendant que Clifford Sifton occupait le poste de ministre de l’Immigration entre 1896 et 1905, plusieurs groupes religieux pratiquant l’agriculture furent attirés par le Canada. Parmi ceux-ci, il y avait :
Le gouvernement fédéral approuva l’entrée de ces groupes car ils étaient des experts en agriculture. Mais, il y eut parfois des affrontements entre ces groupes, le gouvernement et les autres colons.
En 1902, un groupe de doukhobors ont traversé les Prairies croyant qu’ils y retrouveraient le Christ durant son second avènement. Lorsque le groupe rencontra la Police montée du Nord-Ouest, les doukhobors mâles se sont mis à nu et ont organisé une protestation sur le tas. Ces conflits avec le gouvernement sont un des principaux facteurs à l’origine de l’exode massif des doukhobors vers les États-Unis à compter de 1908 environ.
La ruée vers l’or du Klondike, 1897 - 1903

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En août 1896, des prospecteurs ont trouvé des dépôts d’or dans le fleuve Yukon. Lorsque la nouvelle de cette découverte commença à se répandre aux États-Unis au cours de l’été suivant, des milliers de soi-disant chercheurs d’or se sont dirigés vers le Klondike dans l’espoir de faire fortune.
À l’apogée de la ruée vers l’or, au moins 100,000 colons étaient arrivés dans la région, en provenance surtout des États-Unis. Ces colons donnèrent naissance à de nouvelles villes, comme Dawson, qui devinrent rapidement les plus gros centres urbains à l’ouest de Winnipeg et au nord de Seattle, Washington.
Ces colons ont apporté de nouvelles inventions dans le Nord canadien, comme l’électricité et le téléphone. Mais ces colons ont aussi introduit un climat de chahut dans la région avec l’ouverture de saloons, de salles de danse et de maisons de jeu qui assuraient le divertissement des chercheurs d’or.
La Police montée du Nord-Ouest établirait une présence dans la région afin de maintenir l’ordre, tout comme l’unité de gestion du Yukon – une force militaire destinée à protéger la souveraineté canadienne parmi les colons américains. La région devint aussi le sujet d’un désaccord diplomatique entre le Canada et les États-Unis, le litige au sujet des frontières de l’Alaska.
La masse des colons qui arrivaient dans le Yukon atteignit une proportion telle, qu’en 1899, le gouvernement fédéral a négocié un traité avec les autochtones du Nord. Le but de ce traité était d’acquérir les terres de ces autochtones en anticipation de la colonisation blanche et pour des fins industrielles. Ce traité est désigné sous le nom de traité numéro 8.
L’importance du nombre des colons blancs dans la région entraîna bien des problèmes pour les Hans. Parce que ces tribus n’avaient eu que très peu de contacts avec l’homme blanc avant la fin des années 1800, les chercheurs d’or ont introduit des maladies comme la petite vérole dans la région. Ces maladies se sont répandues si rapidement au sein de la communauté des Hans qui n’avaient aucune immunité contre elles, que cette tribu se retrouva, en peu de temps, en voie de disparition.
La colonisation américaine dans la région a ralenti en 1898 lorsque des nouvelles sur le continent américain d’une l’agitation ouvrière débouchant sur une grève des travailleurs en Alaska, dépeignèrent la région du Klondike comme un lieu de tumulte. C’était sans parler du fait que l’année 1898 marquait le début de la guerre hispano-américaine qui réclama le recrutement des jeunes hommes pour l’armée des États-Unis. Avant le début des années 1900, la ruée vers l’or du Klondike était sur son déclin et beaucoup de chercheurs d’or retournaient aux États-Unis.
| Pour en savoir plus sur le litige au sujet de la frontière de l’Alaska, veuillez consulter la rubrique 1842 - 1903 de la section sur les pionniers. |
La naissance de l’Alberta et de la Saskatchewan, 1905 [anchor: birth]
Entre 1897 et 1911, deux millions de personnes sont venues au Canada. Avant 1905, la population vivant dans les Territoires du Nord-Ouest était suffisamment importante pour que le gouvernement fédéral décide de créer deux nouvelles provinces, l’Alberta et la Saskatchewan. Ces provinces reçurent la responsabilité des écoles confessionnelles, ce qui entraîna la démission de sir Clifford Sifton en tant que ministre de l’Immigration.
L’exclusion raciale

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Alors que le Canada devenait une société davantage multiculturelle en raison des nouveaux groupes de colons qui affluaient vers le pays, des sentiments racistes subsistaient encore envers certains groupes considérés comme étant incapables de s’adapter aux rigueurs du climat canadien. Le département de l’Immigration allait, avec le temps, devenir plus prudent quant au choix des groupes ethniques qui pourraient venir au Canada. Cela est d’autant plus vrai après 1905, lorsque Frank Oliver succéda à sir Clifford Sifton comme ministre de l’Immigration.
Pour le Canada-Ouest, Oliver accorda sa préférence aux immigrants de certaines régions en mesure de fournir des colons qui seraient plus à même de s’adapter à la vie sur les Prairies. Il avait tendance à favoriser l’immigration des régions suivantes, dans l’ordre exact de ses préférences :
| Le port anglais de Liverpool était le principal point de départ des émigrants britanniques. Un billet en troisième classe entre Liverpool et Québec coûtait 24 $ en 1900. La demande devint tellement forte que le prix des billets monterait à 37,50 $ avant 1906. En général, le voyage durait sept jours si la température était clémente. |
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Oliver s’opposa particulièrement à ceux qui venaient des régions slaves ou galiciennes, comme l’Ukraine en Europe de l’est. Il trouvait que ces peuples manquaient d’intelligence, avaient plus de difficultés à s’assimiler à la culture canadienne et n’étaient pas aussi aptes à vivre de l’agriculture que d’autres groupes. (Mais les historiens croient maintenant que ces immigrants étaient sans doute modérément riches, n’avaient pas de dettes, étaient de bons agriculteurs et transportaient souvent des sommes importantes d’argent comptant lorsqu’ils entraient au Canada.)
Le gouvernement canadien n’a pris aucune mesure pour contenir la vague de ces immigrants. Le gouvernement a toléré ces colons car ils avaient tendance à occuper des emplois industriels subalternes et peu rémunérés, comme ceux reliés à l’exploitation forestière. De plus, la société canadienne se montrait plus favorable envers ces gens qu’envers tout autre groupe ethnique ou racial.
| Pour en savoir plus sur les immigrants ukrainiens, veuillez visiter Immigrant Voices en ligne. (Bilingue) |
D’autres groupes raciaux ou ethniques ne furent pas aussi chanceux que les Galiciens :
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Les Afro-Américains (Noirs) n’étaient, officieusement, plus encouragés à immigrer en grand nombre au Canada au début des années 1900. Cette politique n’a jamais été incluse officiellement dans l’Acte concernant l’immigration, sans doute pour deux raisons : 1) pour éviter des problèmes diplomatiques avec le gouvernement américain et 2) pour éviter également de soulever la colère des petites communautés d’électeurs noirs en Nouvelle-Écosse et en Ontario. Mais les agents d’immigration faisaient entendre aux Noirs résidant au sud de la frontière que le Canada ne les soutiendrait plus. Seuls sept personnes de race noire sont venues des États-Unis au Canada entre 1909 et 1910. Ceci étant dit, environ 200 immigrants noirs originaires
des Caraïbes sont arrivés au Canada entre 1912 et 1915. La majorité de ces Noirs furent engagés par des compagnies minières de la Nouvelle-Écosse pour travailler au Cap-Breton.
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Le gouvernement jugeait que les Sikhs ne s’adapteraient que difficilement aux conditions de vie du Canada. C’étaient parce que les Sikhs avaient tendance à accepter des emplois subalternes peu payants et à vivre dans les quartiers pauvres et accablés par la maladie de Vancouver. Aussi, en 1905, le gouvernement imposa une taxe d’entrée de 50 $ sur tous les immigrants sikhs; cette taxe grimpa à 200 $ en 1908. Le gouvernement fédéral plaça également une autre exigence sévère sur ce groupe. Puisque les Sikhs étaient considérés comme des membres des colonies de l’Empire britannique, le Canada ne pouvait que difficilement bannir ces immigrants en se basant sur l’endroit où ils vivaient sans bannir en même temps les immigrants britanniques de race blanche. Le gouvernement fédéral
adopta donc une loi ne permettant aux immigrants sikhs d’entrer au Canada que s’ils venaient du pays de leurs ancêtres, et seulement s’ils émigraient en effectuant un « voyage continu » et sans arrêts en bateau. Ce règlement força les Sikhs à acheter leurs billets pour le Canada en Inde. Il y avait toutefois un petit problème : à l’époque, aucun navire de passagers ne faisait le trajet entre l’Inde et le Canada. Bien entendu, le nombre des Sikhs entrant au Canada chuta de 2,500 personnes en 1908 à seulement six en 1909
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Avant 1903, la taxe d’entrée sur les Chinois fut augmentée à 500 $ par personne afin de supprimer l’immigration chinoise. À l’époque, ce tarif équivalait en gros à deux années de salaire pour un ouvrier chinois résidant au Canada. Mais certains patrons de l’industrie ferroviaire avaient besoin d’une main d’œuvre bon marché, et acceptaient de payer ce tarif pour des hommes adultes. Cela signifia que l’immigration chinoise ne fut pas totalement éliminée, bien que les femmes et les enfants chinois n’ont pas eu la chance de rejoindre leurs époux et leurs pères. Cette situation eut pour conséquence de créer une société de célibataires chinois au Canada.
- À compte de 1907, le Canada s’engagea officieusement dans une « entente entre gentilshommes » avec les États-Unis dans le but de restreindre le nombre de Japonais qui arrivaient au pays. Une entente semblable fut également conclue la même année avec le Japon, visant à contenir l’émigration vers d’autres pays. Un quota fut placé sur l’immigration japonaise et, après 1907, pas plus de 450 Japonais ne devaient entrer au pays chaque année. Mais, en pratique, le nombre d’immigrants japonais acceptés au Canada serait bien en deçà du quota fixé par l’entente.
| Pour en savoir plus sur les ouvriers chinois, veuillez visiter Immigrant Voices en ligne. (Bilingue) |
Les nouvelles restrictions concernant l’immigration
Des mesures furent incluses dans l’Acte concernant l’immigration et les immigrants, 1906, pour écarter d’autres groupes de personnes par crainte que ceux-ci ne deviennent un fardeau pour le gouvernement fédéral. En plus des règles déjà existantes visant à empêcher les malades mentaux ou les criminels d’entrer au Canada, cette loi fut amendée afin d’inclure les anciens détenus des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, ou encore quiconque aurait été accusé, mais non condamné pour des crimes sérieux.
Les lois de l’immigration furent aussi renforcées en 1906 et 1910 pour permettre au gouvernement de déporter les immigrants indésirables, comme ceux souffrant de maladies graves. De plus, une période de probation de trois ans fut mise en place en 1910 pour chaque immigrant arrivant au Canada. Si des immigrants commettaient des crimes au Canada au cours de ces trois années, ils risquaient de se faire déportés dans leur pays d’origine.
Vers cette époque, le Canada était aux prises avec une faible récession économique. Une mesure fut introduite selon laquelle tous les immigrants devaient posséder au moins 25 $ en entrant au Canada, afin de prouver aux représentants du gouvernement qu’ils n’étaient pas dépourvus.
| Entre 1902 et 1913, le gouvernement canadien a déporté près de 870 personnes pour des raisons d’aliénation. Six mille neuf cents autres furent condamnées à quitter le pays pour des crimes commis et quelque 2,850 furent forcées de partir car elles étaient soupçonnées d’être sur le point de devenir des criminels. En l’absence de statistiques détaillées sur la criminalité, les historiens pensent que les types de criminels variaient du présumé pickpocket au protestataire politique. |
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Les émeutes antiasiatiques de Vancouver, 1907
En septembre 1907, des membres d’un mouvement raciste, la Ligue d’exclusion des Asiatiques, ont déclenché une violente émeute dirigée contre les commerces asiatiques du centre-ville de Vancouver.
Une foule d’environ 9,000 Blancs, aiguillonnés par la Ligue d’exclusion des Asiatiques, déferla sur les commerces des Orientaux dans le centre-ville de Vancouver, fracassant les vitres et détruisant les enseignes. Plus tard cette année là, une enquête du gouvernement fédéral fut mise sur pied afin d’examiner les possibilités d’accorder une indemnisation à la communauté asiatique.
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