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Les Canadiens français du Bas-Canada de même que les
Loyalistes
et les immigrants américains du Haut-Canada n'étaient
pas satisfaits de l'octroi d'Assemblées élues : ils
voulaient également le contrôle. Les groupes conservateurs
entourant les gouverneurs ont résisté. Cela a donné
naissance à un cycle d'hostilité et de frustration.
Cette seconde section, qui s'étend de 1791 à 1837,
traite de l'impasse grandissante entre les diverses forces en jeu
dans les colonies britanniques d'Amérique du Nord et de la
façon dont elle a entraîné la rébellion
et le changement.
Sujets abordés dans cette section :
Hostilité croissante
L'exigence du gouvernement responsable
Un mouvement visant à réunir les
Canadas
La recherche d'une solution
Les provinces atlantiques
Terre-Neuve : l'exception
Autres documents intéressants ou importants
Hostilité croissante
Cette période est caractérisée par des relations
de plus en plus hostiles entre l'Assemblée
législative et les personnes de l'exécutif,
que l'on peut entrevoir dans la correspondance de l'époque.
Les législatures étaient souvent dissoutes et on tenait
de nouvelles élections. Ces élections ramenaient les
mêmes hommes qui avaient composé l'Assemblée
avant.
L'exigence du gouvernement responsable
L'exécutif des provinces a pu empêcher les changements
et garder le contrôle jusque dans les années 1830.
Son pouvoir a alors commencé à s'éroder. Pierre
Bédard et Louis-Joseph
Papineau du Parti
canadien (plus tard appelé Parti patriote) ont pris la
tête des gens désireux de changements. Le parti s'est
scindé dans les années 1830 en factions modérées
et radicales. Les exigences de la faction radicale ont été
énumérées dans les Quatre-vingt-douze résolutions
de
1834.
Les gens désireux de changements dans le Haut-Canada ont
formé un groupe s'appelant le mouvement réformiste.
Ces hommes exigeaient un " gouvernement
responsable ", un terme popularisé dans les années
1830. Dans un gouvernement responsable, les membres élus
de l'Assemblée législative contrôlaient l'exécutif
et les recettes.
Un mouvement visant à réunir
les Canadas
Ironiquement, peu après la création du Haut-Canada
et du Bas-Canada, certaines personnes ont commencé à
demander la réunion des deux provinces. Pour certains, l'objectif
était d'assimiler la population francophone. Naturellement,
l'Assemblée législative du Bas-Canada, contrôlée
par une majorité francophone dès la fin de la guerre
de 1812, s'y opposait.
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Une des raisons pour lesquelles
le Québec a été divisé
en deux provinces était que les loyalistes
anglophones ne voulaient pas être dominés
par les Canadiens français plus nombreux.
La division de la province a créé
deux territoires : un principalement anglophone,
l'autre principalement canadien-français
(maintenant l'Ontario et le Québec). En
raison d'une immigration considérable en
provenance des îles britanniques, la population
du Haut-Canada a crû beaucoup plus rapidement
que celle du Bas-Canada, et bientôt la population
anglophone est a dépassé celle des
Canadiens français.
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La recherche d'une solution
Les fonctionnaires coloniaux britanniques n'ignoraient pas les problèmes
émergents en Amérique du Nord britannique. Ils ont
envisagé des changements sur la question des recettes et
de la gestion des terres. Toutefois, ils ne comprenaient pas l'importance
d'un Conseil
législatif élu pour le peuple.
Les provinces atlantiques
Les vieux systèmes hiérarchiques étaient également
contestés dans les provinces atlantiques. L'Île-du-Prince-Édouard,
la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick étaient
tous dominés par des oligarchies de la même façon
que le Haut-Canada et le Bas-Canada. Toutefois, contrairement aux
Canadas, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont connu
une transition relativement plus douce vers un gouvernement plus
responsable dans les années 1830.
En effet, on a accepté un compromis : l'Office des colonies
en Grande-Bretagne accordait aux Assemblées le contrôle
des recettes, sauf une liste
civile qui fixait les salaires des juges et des fonctionnaires
et que les Assemblées ne pouvaient modifier. Le Nouveau-Brunswick
a été le premier à l'accepter en 1837, suivi
peu après par la Nouvelle-Écosse. Ce compromis a été
imposé à l'Île-du-Prince-Édouard en 1839.
Terre-Neuve : l'exception
Terre-Neuve a été dirigée par un lieutenant-gouverneur
de 1818 jusqu'en 1832, lorsque le gouvernement
représentatif a finalement été établi.
En 1842, en raison de la violence entre l'élite protestante
et les travailleurs et pêcheurs catholiques, la constitution
a été modifiée de façon que la moitié
des sièges de l'assemblée soit nommée.
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Les Britanniques ont découragé
le peuplement de Terre-Neuve pendant des années
: les pêcheurs et les baleiniers n'étaient
autorisés à y rester que pendant
l'été. Malgré cela, des colons
sont venus et se sont installés. Dès
le début des années 1800, suffisamment
de gens y vivaient pour que les Britanniques nomment
un gouverneur permanent.
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Autres documents intéressants
ou importants
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