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L'Acte de Québec de 1774 introduisait certaines
mesures de paix pour la province - bien que les marchands britanniques
continuent de faire campagne ou mener leur campagne en faveur du
droit anglais
et d'une assemblée
élue. Ces campagnes auraient pu être ignorées
si ce n'avait été de l'événement qui
a bouleversé le continent : la Révolution
américaine. Les Loyalistes
de l'Empire-Uni qui ont déferlé sur le Québec
après cet événement ont changé les politiques
de la province à tout jamais.
Sujets abordés dans cette section :
L'Acte de Québec de 1774
Protestations continues
La Révolution américaine
Les Loyalistes de l'Empire-Uni
Le défi de Carleton
Le passage à un gouvernement représentatif

Amérique du Nord-Est, 1774
L'Acte de Québec
de 1774
L'Acte de Québec, de concert avec les directives
transmises au gouverneur
Carleton, ont marqué une nouvelle ère. Entre autres,
ces documents prévoyaient les mesures suivantes :
-
Étendre les frontières du Québec, en particulier
au Sud.
-
Permettre la libre pratique de la foi catholique au Québec.
-
Remplacer le serment à la Elizabeth I et à ses
héritiers (avec les références à
la foi protestante) par un serment à George III (et sans
référence à la foi protestante).
-
Permettre la pratique du droit
civil de se poursuivre.
L'Acte ne prévoyait pas la création d'une
assemblée, permettant ainsi au gouverneur de continuer à
avec son conseil.
Protestations continues
L'Acte de Québec satisfaisait les habitants canadiens
du Québec et répondait à certaines demandes
des marchands britanniques, mais il ne prévoyait pas de gouvernement
représentatif. Cependant, dans les treize
colonies, l'Acte de Québec a rapidement été
dénoncé comme une des " Lois
intolérables " en raison des limites imposées
à l'expansion vers l'ouest. Les marchands britanniques au
Québec ont continué de réclamer un gouvernement
représentatif par le biais d'une Chambre
d'assemblée.
La Révolution américaine
Les États-Unis ont déclaré l'indépendance
le 4 juillet 1776. Le Congrès américain continental
a tenté de convaincre les Canadiens de se joindre à
eux dans une lettre mal rédigée, mais les Canadiens
français ont décidé de rester neutres. Cette
attitude a été attribuée en partie à
l'Acte de Québec de 1774 qui protégeait la
foi catholique et la hiérarchie sociale - ce dont on doutait
de la part des Américains.
La Nouvelle-Écosse et l'Île St-Jean (ultérieurement
l'Île-du-Prince-Édouard) sont restées loyales
pour leurs propres raisons : la majeure partie de leurs populations
était arrivée depuis peu de Grande-Bretagne et Halifax
était une base navale. Il était officiellement interdit
de s'installer à Terre-Neuve et ceux qui y restaient illégalement
étaient trop loin de la Révolution ou des sentiments
des Américains pour envisager de joindre la cause.
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Pour en apprendre davantage sur l'incidence
de la Révolution américaine sur l'Amérique
du Nord britannique :
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Droit d'auteur/Source
Les Loyalistes de l'Empire-Uni
Lorsque les hostilités ont pris fin avec le Traité
de Paris en 1783, la Nouvelle-Écosse et le Québec
sont soudainement devenus le refuge de milliers de citoyens des
treize colonies
qui étaient restés loyaux à la Couronne.
Ces nouveaux colons, les Loyalistes de l'Empire-Uni, ont amené
avec eux leurs espoirs de gouvernement représentatif qui
ont donné vigueur aux demandes présentées précédemment
par les marchands britanniques.
Le défi de Carleton
Carleton, devenu Lord Dorchester, est retourné comme gouverneur
en 1786 en sachant que des changements seraient apportés
pour satisfaire les Loyalistes. Toutefois, il estimait que les Canadiens
seraient encore trop naïfs sur le plan politique pour un gouvernement
représentatif.

Droit d'auteur/Source
Le passage à un gouvernement
représentatif et à une province divisée
On a rapidement compris qu'une nouvelle constitution serait nécessaire
pour régler ces problèmes et d'autres questions non
énoncées :
-
Le gouvernement britannique espérait réduire
les dépenses en conférant aux Assemblées
coloniales le pouvoir de lever des impôts.
-
On a jugé important de renforcer les liens entre les
provinces et la Grande-Bretagne en corrigeant les faiblesses
des constitutions antérieures.
Étant donné que les Loyalistes s'étaient installés
principalement à l'ouest des centres de population de canadiens-français
(dans ce qui est maintenant l'Ontario), le gouvernement britannique
a décidé - contre la volonté de Carleton -
de diviser la province. On estimait que c'était le meilleur
moyen de satisfaire les intérêts des Loyalistes et
des Canadiens.
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