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Longtemps avant que le Canada devienne une nation, les peuples
autochtones possédaient leur propre culture et avaient leur
propre façon de prendre des décisions collectives.
Beaucoup de leurs pratiques ont survécu jusqu'à aujourd'hui
et certaines d'entre elles ont eu une influence sur la Constitution
canadienne.
Sujets abordés dans cette section :
Beaucoup de peuples, beaucoup de cultures
Pas de gouvernement centralisé
Prise de décisions chez les Iroquois
Prise de décisions chez les nations des
Plaines
Prise de décisions chez les peuples
des côtes du Pacifique
Prise de décisions chez les Inuit
Conclusion de traités
La grande paix de 1701
L'héritage
Autres documents intéressants ou importants
Beaucoup de peuples, beaucoup de
cultures
Comme aujourd'hui, il y avait beaucoup de peuples autochtones au
Canada avant l'arrivée des Européens, chacun ayant
sa propre culture et sa propre façon de prendre des décisions
collectives. Les Autochtones ne restaient pas à un seul endroit
et ne restaient pas distincts et séparés de leurs
voisins. Ils se séparaient et s'associaient régulièrement.
La guerre contribuait à cet état d'instabilité.
Pas de gouvernement centralisé
Malgré leurs différences, les peuples autochtones
avaient toutefois certaines choses en commun. Par exemple, ils n'avaient
pas de gouvernement centralisé officiel au sens Européen.
Les sociétés autochtones étaient en grande
partie régies par des coutumes et des codes de conduite non
écrits. Pour prendre des décisions collectives, la
famille était l'unité de base. Parmi les autres unités,
il y avait :
-
Le village
-
Le clan
-
La tribu
-
La nation
Voici des exemples de prise de décisions par certains peuples
autochtones.
Prise de décisions chez les
Iroquois
Les Iroquois
et les Huron
étaient sédentaires, vivaient en villages et en villes
et cultivaient la terre. Les Confédérations iroquoise
et huronne étaient une fédération de nations
souple :
-
Iroquois : Senecas, Cayugas, Onandagas, Oneidas, Mohawks et
plus tard Tuscaroras.
-
Hurons : Arendaronons, Ataronchronons, Attignawantans, Attigneenongnahacs
et Tahontaenrats.
Les décisions étaient prises par deux conseils (un
pour les affaires civiles, l'autre pour la guerre). Les hommes de
plus de 30 ans étaient membres, même si le lignage
était déterminé par la lignée de la
mère. La plupart des questions étaient réglées
par débats et consensus, mais les vieux hommes et les chefs
de grandes familles étaient les personnages les plus influents.
Sur la plan national, il existait trois niveaux de conseil :

Le Grand Conseil se réunissait au moins une fois par an.
Ses délégués étaient des hommes, mais
étaient choisis par les femmes.
Prise de décisions chez les
nations des Plaines
Les nations des Plaines étaient nomades,
les villages étaient petits en hiver et plus gros en été
- réunissant parfois jusqu'à mille personnes. Les
décisions étaient prises par un chef et un conseil
d'aînés. Le chef était généralement
choisi pour son habileté comme chasseur et guerrier. Les
décisions étaient généralement prises
à l'unanimité.
Lorsque les villages d'hiver plus petits se réunissaient
l'été pour la chasse au bison, les chefs d'hiver les
plus respectés devenaient les personnages exerçant
le plus d'autorité.
Prise de décisions chez
les peuples des côtes du Pacifique
Les peuples des côtes du Pacifique étaient sédentaires
et avaient une structure sociale complexe comportant des nobles,
des roturiers et des esclaves. Les chefs de chaque village se rencontraient
à l'occasion des cérémonies du potlatch
et discutaient des questions d'intérêt commun.
Prise de décisions chez les
Inuit
Les Inuit
étaient nomades. Les chefs étaient choisis, selon
la situation, en fonction de leur habileté de chasseur, de
leur générosité, de leurs aptitudes oratoires
ou de leur habileté à réconcilier.
Conclusion de traités
Le manque de gouvernement central n'empêchait pas les peuples
autochtones de conclure des traités. Ils concluaient souvent
des alliances et des traités de neutralité, même
si ces traités n'étaient pas enregistrés. Ces
traités étaient aussi bien respectés et aussi
souvent rompus que les traités européens écrits.
Lorsque les Européens sont arrivés, ils ont imposé
les méthodes européennes aux peuples autochtones qu'ils
rencontraient. Ces traités étaient habituellement
écrits et constituent aujourd'hui la base de beaucoup de
revendications territoriales des nations autochtones.
La grande paix de 1701
La grande paix de 1701 est un exemple de traité conclu entre
les Européens et les peuples autochtones. Mille trois cents
(1 300) délégués de plus de 40 Premières
nations ont convergé sur Montréal. Le traité
qui a suivi les négociations a mis fin à presque cent
ans de guerre entre la confédération iroquoise et
la Nouvelle-France et ses alliés.
L'importance du traité se fait encore sentir aujourd'hui
puisqu'il a établi un précédent de négociation.
Il a jeté les bases de l'expansion de " l'empire "
de la Nouvelle-France au sud et à l'ouest et a garanti la
neutralité de la confédération iroquoise en
cas de guerre entre les Français et les Anglais en Amérique
du Nord.
L'héritage
L'absence de gouvernement au sens européen a rendu les Européens
confus et a donné lieu à des jugements erronés
sur la nature de beaucoup de cultures autochtones qu'ils ont rencontrées.
Malgré cela, les Européens ont conclu beaucoup de
traités avec les peuples autochtones et ont donné
des garanties sur les terres autochtones dans des documents importants
comme la Proclamation
royale de 1763. Ces documents continuent d'avoir une incidence
sur la Constitution d'aujourd'hui de même que sur les revendications
territoriales.

Droit d'auteur/Source
Autres documents intéressants
ou importants
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