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Photo : Première cérémonie officielle de citoyenneté canadienne à l'édifice de la Cour suprême en 1947 - NAC/ANC PA-129262
Droit d'auteur/Source

1931 à 1982 : Vers le renouveau et le rapatriement

Avec l'adoption du Statut de Westminster, le Canada a cessé d'être une colonie de la Grande-Bretagne : il était un pays en propre. Au cours des 50 années suivantes, l'équilibre des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provinciaux a changé un peu, mais pas beaucoup. À la fin des années 1970, un mouvement important dans l'histoire constitutionnelle du Canada visait le rapatriement de la Constitution. Le Québec demandait également un renouvellement de la Confédération après la Révolution tranquille.

Sujets abordés dans cette section :

Le Statut de Westminster de 1931
Les changements dans les pouvoirs fédéraux et provinciaux
Le poids politique et financier d'Ottawa
Terre-Neuve entre dans la Confédération
La Cour suprême est enfin suprême
Renouveler la Constitution
Autres documents intéressants ou importants

Le Statut de Westminster de 1931
Le Statut de Westminster était une fin logique à des années de changements et de négociations entre la Grande-Bretagne et ses Dominions (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Terre-Neuve). Il possédait plusieurs dispositions clés :

  • Le Parlement britannique ne pouvait plus révoquer les lois des Dominions.

  • Les Dominions pouvaient adopter leurs propres lois extraterritoriales.

  • Le droit britannique ne s'appliquait plus aux Dominions.

Même si le Canada avait déjà agit de son propre chef par le passé, le Statut de Westminster mettait officiellement les affaires étrangères entre les mains du gouvernement fédéral. Ainsi, lorsque la Seconde Guerre mondiale s'est déclenchée en 1939, le Canada n'est pas automatiquement entré en guerre en même temps que la Grande-Bretagne. À titre de nation indépendante, le Canada a déclaré la guerre six jours après les Britanniques.

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Statut de Westminster (1931)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Photo : Grévistes des camps d'assistance-chômage en route vers l'Est du Canada pendant la " Marche vers Ottawa ", 1935 - NAC/ANC C-029399
Droit d'auteur/Source

Les changements dans les pouvoirs fédéraux et provinciaux
La division des pouvoirs entre les provinces et le gouvernement fédéral n'ont officiellement changé que trois fois avant 1982. La Erande Crise de 1929 a démontré que les provinces ne pouvaient pas composer seules ou de manière équivalente avec les crises économiques et sociales majeures. En particulier, les provinces les plus faibles ont connu considérablement plus de difficultés pendant la Crise que les plus grosses provinces comme l'Ontario, qui avaient plus de ressources.

Plusieurs ont réclamé l'assurance-chômage et d'autres mesures visant à protéger la population contre les extrêmes économiques. Au milieu de la Grande Crise, c'était impossible parce que les gouvernements avaient trop peu d'argent. Cependant, avec la prospérité croissante et la chute du taux de chômage lors de la Seconde Guerre mondiale et après, ces mesures sont devenues possibles.

Le gouvernement fédéral a négocié la responsabilité de l'administration des régimes d'assurance-chômage et de pension de retraite pour la plus grande partie du pays.

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Constitution Act, 1940 (Formerly British North America Act, 1940)
(Donne au Parlement le pouvoir d'adopter des lois sur l'assurance-chômage.)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Loi de 1940 sur l'Amérique du Nord britannique
(Donne au Parlement le pouvoir sur les pensions de vieillesse.)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Loi de 1964 sur l'Amérique du Nord britannique
(Le pouvoir du Parlement sur les pensions s'étend aux prestations supplémentaires.)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Le poids politique et financier d'Ottawa
Ottawa disposait d'autres moyens pour influer sur l'équilibre des pouvoirs entre les provinces et elle-même. La première occasion s'est présentée pendant la Seconde Guerre mondiale, qui exigeait un grand effort centralisé. Le premier ministre Mackenzie King a tiré profit de l'opinion publique fortement en faveur de ses actions pour renforcer les pouvoirs du gouvernement fédéral aux dépens des provinces. Le fait que le gouvernement ait bien géré la guerre et ses conséquences n'a fait qu'augmenter sa popularité et son pouvoir.

Le second moyen dont disposait le gouvernement fédéral pour exercer une influence sur les provinces était d'utiliser ses ressources financières pour promouvoir des programmes dans les provinces.

Le meilleur exemple en est la prestation d'une assurance-maladie universelle au Canada. Les provinces contrôlaient leur système de santé, mais le gouvernement fédéral pouvait utiliser ses pouvoirs de dépenser pour fournir aux provinces des paiements conformes aux principes établis par la Commission royale d'enquête sur les services de santé de 1964 et inclus pour la première fois dans la Loi sur les soins médicaux de 1966 puis encore dans la Loi canadienne sur la santé de 1985. Ces dernières années, toutefois, les provinces ont critiqué le gouvernement fédéral pour n'avoir pas payé sa part des coûts en santé. Les paiements fédéraux comptaient au milieu des années 1970 pour 50 p. 100 des soins de santé; en 2002, ils avaient chuté à près de 15 p. 100.

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Loi canadienne sur la Santé de 1985
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Photo : Délégation négociant l'adhésion de Terre-Neuve au Canada en 1947 - NAC/ANC PA-128076
Droit d'auteur/Source

Terre-Neuve entre dans la Confédération
Terre-Neuve a connu beaucoup de changements entre la Première Guerre mondiale et son entrée dans la Confédération. Les finances de la colonie étaient en ruine dès le début des années 1930 et sont tombées dans un tel état que la province a abandonné le gouvernement responsable pour un contrôle direct par la Grande-Bretagne en 1934.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la colonie prospérait à nouveau. Cependant, les États-Unis ont construit plusieurs grosses bases sur l'île. Le gouvernement canadien craignait que les États-Unis annexent Terre-Neuve.

Après la guerre, les Terre-Neuviens ont discuté de leur avenir. Les fonctionnaires britanniques n'appuyaient pas un retour au gouvernement responsable parce qu'ils s'inquiétaient des coûts. Ils favorisaient probablement l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.

En 1948, deux referendums ont eu lieu. Les Terre-Neuviens ont choisi avec une faible majorité d'entrer dans la Confédération plutôt que l'autonomie.

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Loi de 1949 sur l'Amérique du Nord britannique
(Rebaptisée Loi sur Terre-Neuve de 1949. Admet Terre-Neuve dans la Confédération.)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)

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Pour en apprendre davantage sur l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération :

La Cour suprême est enfin suprême
La Cour suprême du Canada a été établie en 1875. Toutefois, jusqu'en 1949, il était toujours possible d'en appeler au Comité judiciaire du Conseil privé en Grande-Bretagne. Cela s'est terminé en 1949, lorsque la Cour suprême du Canada est enfin devenue la plus haute cour d'appel.

Photo : Le premier ministre, le très honorable Pierre Elliott Trudeau, et M. Jean Chrétien, ministre de la Justice, pendant la conférence constitutionnelle, 1981 - NAC/ANC PA-141504
Droit d'auteur/Source

Renouveler la Constitution
En 1968, on a lancé un processus visant à amender la constitution et à la rapatrier au Canada. La Conférence de Victoria en 1971 a présenté un ensemble de propositions, mais rien n'a bougé. D'autres efforts ont été faits en 1975 et en 1976, toujours sans succès. Pendant ce temps, beaucoup de gens au Québec exigeaient un fédéralisme renouvelé et l'échec du gouvernement fédéral à accéder à leurs demandes a permis à un parti séparatiste, le Parti québécois à prendre le pouvoir. Le gouvernement du Québec a tenu un référendum sur la " souveraineté-association " en 1980.

Pendant la campagne du référendum au Québec, le premier ministre Pierre Trudeau a promis aux Québécois le fédéralisme renouvelé qu'ils voulaient. Il a convoqué une conférence des premiers ministres dès que les forces fédéralistes ont remporté le référendum. Après quelques disputes politiques, le gouvernement fédéral a indiqué qu'il rapatrierait la Constitution unilatéralement. Cette décision a été maintenue à la Cour suprême et a entraîné une seconde réunion des premiers ministres en 1981. On est parvenu à un accord, mais sans l'approbation du Québec.

Autres documents intéressants ou importants

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