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Avec l'adoption de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique
en 1867, le Canada est devenu un dominion du Commonwealth britannique
et John
A. Macdonald est devenu le premier premier ministre du Canada.
Toutefois, cela ne signifiait pas qu'il s'agissait d'un pays entièrement
indépendant. Il est resté une colonie de la Grande-Bretagne
pendant de nombreuses années encore.
L'indépendance croissante à l'égard de la
Grande-Bretagne et les premiers conflits entre les provinces et
le gouvernement fédéral ont marqué cette période.
Sujets abordés dans cette section :
L'Acte de l'Amérique du Nord britannique
de 1867
Résistance à la Confédération
Les provinces font étalage de leur force
Indépendance croissante à
l'égard de la Grande-Bretagne
L'épreuve de la guerre
Autres documents intéressants ou importants
L'Acte de l'Amérique du Nord britannique
de 1867
Trois provinces se sont jointes à la nouvelle Confédération
: la province du Canada (qui est plus tard devenue l'Ontario et
le Québec), la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.
L'Acte de l'Amérique du Nord britannique devait
équilibrer les forces qui voulaient faire éclater
la vieille province du Canada avec les forces qui avaient réuni
toutes les provinces. En voici les éléments importants
:
- Le pouvoir du gouverneur général en conseil de
révoquer toute loi provinciale un an après avoir
obtenu copie de la législation.
- La division des pouvoirs entre le Parlement fédéral
et les provinces.
- Le Parlement pouvait assumer tout pouvoir qui n'était
pas alloué de façon spécifique et avait le
pouvoir d'agir pour " la paix, l'ordre et le bon gouvernement
".
Ainsi, les provinces avaient un pouvoir assuré sur certains
domaines comme l'éducation. Le Québec pouvait conserver
son droit civil et son caractère distinct était reconnu.
Le gouvernement fédéral, toutefois, était en
théorie plus puissant que ses homologues aux États-Unis
ou en Suisse, et son pouvoir était accru par le pouvoir du
gouverneur général en conseil de nommer les sénateurs.

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L'Acte de l'Amérique
du Nord britannique de 1867 est désormais
appelé la Loi constitutionnelle de
1867. Ce changement de nom s'explique par
le fait que l'annexe de la Loi constitutionnelle
de 1982 a changé les noms de beaucoup
de lois (ces lois seront appelées par leur
nom original sur le présent site et accompagnées
d'une note renvoyant à leur nouveau nom).
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Résistance à la
Confédération
Tout le monde n'a pas accueilli avec plaisir l'Acte de l'Amérique
du Nord britannique. L'Île-du-Prince-Édouard et
Terre-Neuve s'en sont retirés et n'ont joint le Canada qu'en
1871 et 1949 respectivement.
En 1868, un fort mouvement de révocation a pris force en
Nouvelle-Écosse. Un gouvernement de révocation a remporté
36 des 38 sièges de la législature provinciale et
18 des 19 députés fédéraux étaient
séparatistes. Ils faisaient valoir que la province ne pouvait
pas entrer dans la Confédération sans un vote populaire
(c'est-à-dire un plébiscite).
La population francophone du Canada était aussi nettement
divisée, fait qu'a reflété la première
élection après la Confédération en 1867.
Debate
on the union of the provinces in the House of Assembly of Nova
Scotia, March 16th, 18th, and 19th, 1867
Le gouvernement britannique n'était pas d'accord. Obligés
de choisir entre la rébellion contre l'autorité britannique
ou la soumission, la plupart des Néo-Écossais ont
choisi la soumission.
Les provinces font étalage
de leur force
La division des pouvoirs entre les provinces et le gouvernement
fédéral était loin d'être réglée
par l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867. Les
provinces ont combattu l'intervention fédérale à
plusieurs occasions en faisant appel au Comité
judiciaire du Conseil privé (CJCP) en Grande-Bretagne.
Le CJCP a rendu des décisions en plusieurs occasions importantes.
En 1889, l'Ontario a remporté sa bataille contre le Manitoba
au sujet de la frontière occidentale de la province. Le Manitoba,
appuyé par le gouvernement fédéral, cherchait
à garder la frontière à l'extrémité
orientale du lac Supérieur, ce qui lui donnait accès
aux Grands Lacs.
En 1930, le gouvernement fédéral a accordé
aux provinces de l'Ouest le contrôle des ressources et des
terres qui avaient été retenues au moment de leur
entrée dans la Confédération.
Loi
de 1889 sur les frontiers de l'Ontario
(Étend les frontières de l'Ontario pour rejoindre
le Manitoba à l'ouest du lac Supérieur.)
(Gracieuseté du ministère de la Justice du Canada)
Indépendance croissante
à l'égard de la Grande-Bretagne
À mesure que le Canada grandissait et devenait une nation
plus mature, son indépendance à l'égard de
la Grande-Bretagne grandissait aussi. En 1865, la Grande-Bretagne
a adopté la Loi sur la validité des lois coloniales,
qui rendait impossible l'adoption par les colonies de lois "
inconciliables " avec les lois britanniques touchant les colonies
(c.-à-d. contredisant ou allant à l'encontre de ces
lois britanniques).
En 1895, la Grande-Bretagne faisait encore valoir que les colonies
ne pouvaient pas conclure leurs propres traités. Seulement
dix ans plus tard, par contre, les choses changèrent rapidement.
Les hauts fonctionnaires britanniques ne sont pas intervenus quand
le Canada a négocié un traité avec les États-Unis
en 1905. Puis, en 1926, la Conférence impériale a
jeté les bases d'un nouvel accord - un accord axé
sur l'égalité des Dominions et de la Grande-Bretagne.

Droit d'auteur/Source
L'épreuve de la guerre
Un des principaux événements dans le développement
de l'identité nationale et de l'indépendance du Canada
a été la tragédie de la Première Guerre
mondiale. La dépendance des Britanniques à l'égard
des Dominions (y compris Terre-Neuve, l'Australie, la Nouvelle-Zélande
et l'Afrique du Sud) pour obtenir des hommes et des matières
premières a donné de plus grands moyens de négociation
à ces gouvernements. L'héroïsme et le sacrifice
des hommes à la guerre a également donné une
plus grande force morale aux arguments en faveur d'une plus grande
indépendance à l'égard de la Grande-Bretagne.
Autres documents intéressants
ou importants
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