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Pendant qu'aucun nouveau traité ne fut négocié
durant cette période, le gouvernement fédéral
a poursuivi sa politique d'assimilation
et d'émancipation
des autochtones. Pour accélérer ces politiques, le
gouvernement a proscrit les cérémonies de potlatch
en 1884 et a commencé à placer les enfants autochtones
dans des écoles résidentielles de l'Ouest canadien
à la fin des années 1800. Les indigènes furent
nombreux à résister à ces tentatives visant
à détruire leur culture.
Sujets abordés dans cette section :
Les écoles résidentielles
L'interdiction du potlatch, 1884
La rébellion du Nord-Ouest, 1885
Les écoles résidentielles
Dès le début des années 1870, le gouvernement
fédéral commença à établir des
écoles résidentielles pour enfants autochtones âgés
de 5 à 16 ans. Ces écoles existaient en vertu de la
Loi sur
les Indiens de 1876, et elles se répandirent éventuellement
dans toutes les provinces à l'exception de Terre-Neuve, du
Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Droit d'auteur/Source
Les enfants étaient retirés de leurs foyers et de
leurs communautés et placés dans ces pensionnats éloignés
contre leur volonté ou celle de leur famille. Le gouvernement
fédéral et diverses organisations religieuses dirigeaient
conjointement ces écoles. Leur objectif était d'enseigner
à la jeunesse autochtone comment ternir une ferme et devenir
des membres productifs de la société selon des lignes
de conduite européennes et chrétiennes.
Les écoles résidentielles n'ont pas fait que détruire
l'estime de soi chez beaucoup d'enfants autochtones. Elles ont contribué
à la détérioration de leur culture, de leur
langue et de leurs traditions. Ce procédé s'appelle
la déculturation.
Il en résulta aussi d'autres effets hasardeux : la tuberculose
était une maladie courante et plusieurs élèves
ont également subi des sévices d'ordre physique ou
sexuel. Quelques-uns en sont même morts.
Ceux qui ont survécu sont souvent devenus, une fois adulte,
dépendants de l'aide gouvernementale. Plusieurs d'entre eux
sont retournés sur leurs réserves n'ayant aucun sens
d'appartenance et, par conséquent, ont trouvé un refuge
dans l'alcool ou la drogue. D'autres ont démontré
des tendances suicidaires ou ont adopté des attitudes antisociales
ou des comportements criminels.
L'interdiction du potlatch, 1884
Afin d'assimiler davantage les autochtones à la culture
canadienne, le gouvernement a, en 1884, interdit la cérémonie
du potlatch - qui revêtait une signification politique particulière
pour ceux qui habitaient la côte du Nord-Ouest. Ce geste fut
perçu par beaucoup d'indigènes comme une occasion
de supprimer leur droit à l'autodétermination, et
certains ont essayé de résister à l'interdiction.
Mais le potlatch est demeuré une cérémonie
illégale jusqu'en 1951 et toutes les tentatives de tenir
de grandes cérémonies durant cette période
furent généralement vouées à l'échec.
Alors que des potlatchs peuvent avoir et ont lieu de nos jours,
ils ont moins d'ampleur que par le passé.
La rébellion du Nord-Ouest,
1885

Droit d'auteur/Source
Une seconde rébellion, dirigée par Louis
Riel et un petit groupe d'autochtones et de Métis qui
croyaient toujours qu'on leur refusait leurs droits
territoriaux, est survenue en 1885 dans ce qui est aujourd'hui
la Saskatchewan. Cette révolte fut rapidement maîtrisée
et a contribué à détourner l'opinion publique
de la situation critique des peuples autochtones.
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