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Avant la découverte de l'Amérique du Nord par les explorateurs
européens, les peuples autochtones
avaient tout un continent à eux. Ils possédaient chacun leur propre
culture et leurs propres traditions et leur mode de vie différait selon
qu'ils étaient nomades, comme les tribus des Plaines qui suivaient les
troupeaux de bisons, ou des agriculteurs sédentaires comme les Iroquois.
L'arrivée de l'homme blanc allait éventuellement tout changer et
transformer en profondeur les rapports des peuples autochtones avec la terre et
ses ressources. Sujets abordés dans cette section :Les
prises de décision chez les autochtones Les traités
verbaux La chaîne d'alliance La
Grande Paix de 1701 Les relations entre les autochtones
et les Européens au XVIIIe siècle Les
traités de paix et d'amitié Autres documents
intéressants et importants Les
prises de décision chez les autochtones Les autochtones
ne disposaient pas de gouvernements centraux ou officiels au sens européen.
Les sociétés autochtones étaient essentiellement gouvernées
par des coutumes non
écrites et par des codes de conduite.
| Vous trouverez plus d'information
sur ces thèmes et des exemples dans la section sur l'histoire constitutionnelle. |
Les traités verbaux Les
autochtones concluaient des traités
entre eux bien avant l'arrivée des commerçants de fourrures ou des
colons dans ce qui est maintenant le Canada. Les nations autochtones utilisaient
des traités verbaux pour régler les disputes territoriales et mettre
fin à d'autres conflits, dont les guerres. Des ententes entre les tribus
concernant les échanges et le mariage étaient aussi très
courantes. Lorsque les Européens sont arrivés, ils ont apporté
avec eux leurs propres procédures, en particulier le traité écrit.
Après la Conquête surtout, lorsque les Britanniques ont commencé
à établir fortement leur mainmise sur le continent, les autochtones
n'étaient pas toujours heureux des résultats de ces traités
écrits - car les gouvernements de l'époque n'introduisaient pas
toujours dans les traités écrits les promesses verbales faites aux
autochtones. Cette situation constitue la base de bien des revendications
territoriales aujourd'hui, car les chefs autochtones réclament ce qu'on
leur avait promis.
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La Grande la paix des peuples de la cabane longue est l'un des
premiers traités attestés qui fut négocié entre les
tribus autochtones. Il date d'avant 1450 et comprend 117 articles touchant les
coutumes et les rapports entre les tribus, entre autres, des Sénécas,
des Mohawks et des Cayugas. Il fut transmis oralement de génération
en génération et écrit pour la première fois en 1880.
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Droit d'auteur/Source
La chaîne
d'alliance
Au début des années 1600, une série
de traités furent négociés entre les treize
colonies, qui formeraient éventuellement les États-Unis, et
la Confédération
iroquoise des Six-nations. Ces premières ententes furent probablement
conclues entre la nation des Mohawks et la colonie de New York, et étaient
représentées par des chaînes en fer ou en argent symbolisant
que les parties étaient liées par leur promesse. Ces ententes
furent renégociées plusieurs fois lorsqu'une aide financière
additionnelle aux autochtones devenait nécessaire, et les chaînes
étaient symboliquement polies pour démontrer que des révisions
avaient eu lieu. D'autres colonies, dont le Connecticut, le Massachusetts, le
Maryland et le Rhode Island, se joindraient plus tard à la chaîne,
tout comme la tribu des Tuscaroras.
La chaîne a subsisté jusqu'en 1753, alors que les Mohawks
l'ont brisée parce qu'ils étaient en colère contre des colons
anglo-américains qui avaient commencé à s'établir
sur des territoires appartenant à la Confédération sans avoir
obtenu la permission d'aucune des six nations de la chaîne. En 1754, une
grande cérémonie de condoléances fut tenue à Albany,
New York, au cours de laquelle, des administrateurs coloniaux ont fait la paix
avec les autochtones en leur donnant des cadeaux. La chaîne fut alors rétablie. La
Grande Paix de 1701 Un exemple des premiers traités conclus
entre les Européens et les peuples autochtones est la Grande Paix de 1701.
Environ 1300 délégués représentant plus de 40 Premières
nations se sont regroupés à Montréal. Le traité
conclu suite aux négociations a mis fin à près de 100 ans
de guerre entre la Confédération iroquoise et la Nouvelle-France
et ses alliés. L'importance de ce traité perdure jusqu'à
nos jours, car il a établi un précédent en utilisant la négociation
pour résoudre des disputes entre les peuples de Premières nations
et les représentants européens des colonies dans ce qui est maintenant
le Canada. Ce traité a également été le pivot de l'expansion
de « l'empire » de la Nouvelle-France vers le sud et l'ouest et a
assuré la neutralité de la Confédération iroquoise
en cas de guerre entre les Français et les Anglais en Amérique du
Nord. Lors du déclenchement de la guerre
de Sept Ans en 1756, opposant les forces britanniques et françaises,
la Confédération iroquoise est demeurée neutre. En
août 1760, les Sept-Nations du Canada - composées de bandes autochtones
domiciliées à Québec - se sont également jointes à
la chaîne d'alliance pour affirmer leur neutralité après avoir
combattu aux côtés des Français au début de la guerre
de Sept Ans.
Les relations entre les
autochtones et les Européens au XVIIIe siècle Avant
1701, les autochtones et les Européens avaient vécu près
de deux siècles de conflits. Bien qu'il y ait eu des guerres entre les
Européens et les autochtones, les rapports entre les deux parties s'étaient
stabilisés. Les compétences et les connaissances des autochtones
au sujet des rigueurs du pays ont permis à bien des Européens de
survivre aux froids des hivers canadiens. Ces autochtones leur ont procuré
l'accès aux terres, aux fourrures pour la traite, ainsi qu'à des
provisions de nourriture grâce à la pêche et à la chasse
au gros gibier.
| Pour en savoir plus sur la traite
des fourrures au Canada, visiter le site : |
Par contre, la technologie et les produits européens ont trouvé
leur chemin dans la culture autochtone. Les autochtones étaient maintenant
équipés de couvertures, de bouilloires de fer, de fusils et de poudre
à canon. Après un certain temps, les autochtones et les Européens
sont devenus graduellement plus interdépendants. Des aspects culturels
et sociaux furent empruntés aux deux cultures et incorporés dans
les cérémonies d'échanges. Un nouveau groupe, les Métis,
est né de cette interaction entre les civilisations européennes
et autochtones. Les premiers explorateurs et commerçants européens
étaient presque tous des hommes, et certains d'entre eux ont décidé
de s'établir et d'entreprendre une nouvelle vie au Canada. Beaucoup ont
fondé des familles en épousant des femmes autochtones. Les ancêtres
de ces enfants forment les souches de la population métisse du Canada.

Région des traités de paix et d'amitié
Les
traités de paix et d'amitié D'autres gouvernements
coloniaux dans la région correspondant aujourd'hui au territoire du Nouveau-Brunswick,
de la Nouvelle-Écosse et du nord-est des États-Unis ont commencé
à signer des ententes de paix avec les autochtones au début des
années 1700. Depuis le premier Traité
de paix et d'amitié de 1725 jusqu'en 1779, ces traités avaient
pour buts d'arrêter et d'empêcher les guerres avec les peuples autochtones,
afin que les colons européens puissent commencer à vivre en sécurité
dans ce pays et utiliser ses ressources naturelles.
| Pour en savoir plus au sujet des traités
de paix et d'amitié, visitez : |

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