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Lors de la signature de la Déclaration
universelle des droits de l'homme en décembre 1948, le gouvernement
du Canada a été forcé de réexaminer pour la première
fois son traitement des autochtones.
Le droit de vote fut accordé en 1960, alors que les droits civils autochtones
sont devenus une préoccupation constante au cours des années 1970.
Bien que plusieurs griefs aient subsisté chez les autochtones, ils allaient
réaliser des gains importants durant cette période. Sujets
abordés dans cette section :Les révisions
de la Loi sur les Indiens, 1951 Le droit de vote,
1960 Les Livres blanc et rouge, 1969 - 1970
L'affaire Drybones, 1970 L'affaire
Calder, 1973 La commission Berger, 1974 - 1977 Convention
de la baie James et du Nord québécois, 1975 Autres
liens intéressants ou importants
Les
révisions de la Loi sur les Indiens, 1951 En 1951,
la Loi sur les Indiens
a été modifiée afin que la plupart des lois jugées
les plus oppressives interdisant des coutumes-clés - comme les potlachs,
les pow-wows ou autres cérémonies culturelles - soient supprimées.
Pour la première fois, les autochtones pouvaient dorénavant posséder
et boire de l'alcool, mais seulement sur leurs réserves. D'autres
changements tout aussi importants furent apportés à la loi pour
permettre aux autochtones de poursuivre le gouvernement en matière de revendications
territoriales. Les provinces ont aussi obtenu un rôle plus considérable
dans le domaine de la détermination du Statut
d'Indien. Mais, en fin de compte, l'administration des peuples autochtones
relevait (et relève toujours) du gouvernement fédéral.
Le
droit de vote, 1960 En 1958, James
Gladstone, un membre de la tribu des Gens-du-Sang
de l'Alberta, fut désigné par le premier ministre John
Diefenbaker pour devenir le premier sénateur
indigène. Puis, en 1960, il a accordé aux autochtones non-émancipés
le droit de voter dans les élections fédérales. Mais, malgré
ces gestes, le gouvernement s'opposait toujours à l'idée de donner
aux autochtones le droit de s'administrer eux-mêmes. En mars 1959,
la Gendarmerie royale du Canada fut envoyée à la réserve
des Six-Nations près
de Brantford, en Ontario, qui, jusqu'en 1924, jouissait d'une complète
autonomie administrative. La gendarmerie s'y était rendue pour évincer
les chefs iroquois et
les mères de clan, car des traditionalistes sur la réserve avaient
saisi le contrôle et pratiquement déclaré l'indépendance
de la réserve à l'intérieur du Canada.

Droit d'auteur/Source
Les Livres blanc
et rouge, 1969 - 1970 L'année après l'accession au
pouvoir du premier ministre Pierre
Trudeau en 1968, son gouvernement a présenté un Livre
blanc sur la politique autochtone qui soutenait que le Canada ne devrait plus
négocier d'autres traités avec les peuples indigènes. Trudeau
croyait que les traités ne devaient être signés qu'entre des
États souverains. De plus, son gouvernement n'était pas d'accord
avec les revendications territoriales
des autochtones, car elles étaient trop étendues et imprécises.
Les autochtones craignaient que cette position ne sape leurs droits spéciaux
et leur statut à l'intérieur de la société canadienne. Les
autochtones ont alors riposté en 1970 avec leur propre document qui avait
pour titre Citizens Plus. Ce document devint mieux connu sous le nom
de Livre rouge. Le Livre rouge
allait à l'encontre de toutes les propositions du Livre blanc. Une délégation
autochtone appuyée par d'autres citoyens canadiens a rencontré le
gouvernement et a réussi à le convaincre de modifier radicalement
ses politiques et ses positions.
L'affaire Drybones, 1970 En
1969, un autochtone du nom de Joseph Drybones, ayant été trouvé
soûl dans le hall d'un hôtel de Yellowknife, fut arrêté.
Bien que la Loi sur les Indiens permettait maintenant aux autochtones
de boire, ils n'avaient le droit de le faire que sur les réserves. À
cette époque, aucune réserve n'existait dans les Territoires du
Nord-Ouest. Drybones a défendu sa cause jusqu'à la cour
Suprême du Canada qui a déclaré que la police avait fait
preuve de discrimination raciale envers lui lors de son arrestation pour ivresse.
Cette décision a effectivement rendu inopérante la clause de «
non-intoxication » contenue dans la Loi sur les Indiens.
L'affaire
Calder, 1973 Frank
Arthur Calder, un membre du Cabinet
fédéral, a poursuivi le gouvernement de la Colombie-Britannique
au sujet des revendications territoriales de la tribu des Nishgas
qui étaient demeurées en suspens dans la province. La cause s'est
rendue jusqu'à la cour Suprême du Canada qui a jugé que les
droits territoriaux des autochtones sur ce territoire existaient vraiment, surtout
en vertu de la Proclamation
royale de 1763 et la mise en application subséquente de cette
proclamation. Ce jugement a obligé le gouvernement de Pierre Trudeau
à reconsidérer, encore une fois, ses politiques fédérales
sur les autochtones, ce qui a ouvert la porte aux discussions concernant les intentions
et la signification de tous les traités indiens.
La commission Berger, 1974 - 1977 
Droit d'auteur/Source
Durant les années 1960, de nouvelles réserves
de gaz naturel furent trouvées dans la mer de Beaufort, dans l'Arctique,
et les compagnies pétrolières se sont aussitôt montrées
intéressées par la construction d'un pipeline directement à
travers l'écosystème fragile du nord du Yukon et de la vallée
du Mackenzie. Au milieu des années 1970, la commission
Berger, présidée par Thomas
Berger, a examiné l'impact de ce projet de pipeline. Les autochtones
de la région étaient essentiellement opposés à ce
pipeline pour plusieurs raisons : - Soucis pour l'environnement.
- Scepticisme
concernant les raisons et les intérêts des grosses entreprises.
- Perceptions
que ce projet empiétait sur leurs droits territoriaux et leur statut spécial.
En fin de compte, le pipeline ne fut jamais construit.
Convention
de la baie James et du Nord québécois, 1975

Région de la Convention de la baie James et du Nord québécois
C'était,
notamment, la première entente d'importance sur une cession de terres à
être signée depuis le début du XXe siècle. Elle a donné
aux peuples des Inuits et
des Cris résidant
dans le Nord québécois des sommes considérables d'argent
- 225,000,000 $ - et des droits de chasse et de pêche sur le territoire
qui serait cédé au gouvernement provincial. Le gouvernement provincial
du Québec désirait d'immenses étendus de territoires dans
la moitié supérieure de la province afin d'y construire des barrages
hydroélectriques.
Autres liens intéressants ou importants
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