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Tant les
autochtones que le gouvernement fédéral avaient de très bonnes
raisons de vouloir poursuivre les négociations de traités en agissant
de bonne foi entre les années 1870 et 1920. Ces raisons seront examinées
dans cette section. Avantages tirés des traités
par le gouvernement fédéral Avantages
tirés des traités par les autochtones Quelques
prix à payer par les autochtones Autres documents
intéressants ou importants Avantages
tirés des traités par le gouvernement fédéral
Le
gouvenement fédéral avait beaucoup d'avantages à tirer des
traités numérotés, et très peu à perdre :
- Ces traités permettaient d'obtenir l'accès à
des terres qui seraient rentabilisées par l'industrie en étant utilisées,
entre autres, pour l'agriculture, l'exploitation forestière et les ressources
minières. Ces industries constituaient une source de revenues d'impôts
pour le gouvernement.
- Les traités établiraient un
terrain propice pour négocier une « paix » durable dans la
région, déjà témoin d'une rébellion des Métis
dans les environs de la Rivière-Rouge en 1869.
-
Il
en coûtait moins de « nourrir » ou de subvenir aux besoins des
autochtones que de les combattre. Les Américains dépensaient 20
millions de dollars par année pour expulser de force les indigènes
de leurs terres. Inversement, le gouvernement canadien a dépensé
à peine plus de 700 000 $ pour les autochtones à la fin des années
1800. -
Ils assuraient la colonisation de l'Ouest en créant,
d'un océan à l'autre, une chaîne de peuples « civilisés
», avec des convictions et des valeurs fermes. C'était important,
car on craignait sérieusement, tout au cours du XIXe siècle, que
l'expansionnisme américain ne s'étende au nord du 49e parallèle
et ne vienne enlever ce territoire au gouvernement canadien.
Avantages tirés des traités par les autochtones
Mais les traités comportaient aussi des avantages pour
les autochtones : -
Les traités donnaient l'assurance
qu'ils recevraient, chaque année, un revenu (ou une rente) du gouvernement
- ainsi que des animaux de ferme et des outils qui leur permettraient peut-être
d'échapper à la pauvreté et à la famine. -
Les traités leur donnaient accès à des « technologies
» et à des compétences non-indigènes dont ils avaient
grand besoin pour survivre dans une économie mondiale évoluant sans
cesse. -
Ce qui est probablement plus important encore, on croyait
que les traités empêcheraient les nations et les cultures autochtones
de s'éteindre complètement en raison des déplacements des
Européens, des maladies et de la quasi-disparition des troupeaux de bisons.
Quelques prix
à payer par les autochtones Malgré ces avantages,
les autochtones durent payer le prix : - Ils allaient perdre beaucoup
de leurs terres, ainsi que des droits culturels et d'autodétermination,
car ils seraient obligés de suivre les règles établies par
le gouvernement canadien. Sous ces traités, les autochtones seraient maintenant
considérés comme des coloniaux.
- Avec l'abrogation
du traité de Niagara
en 1836 et celle du traité
de Selkirk en 1868, plusieurs autochtones - et en particulier ceux ne s'étaient
pas convertis au catholicisme - se sont demandé s'ils n'allaient pas signer
des traités dénués de sens car, avec le temps, les clauses
risquaient d'être modifiées au gré du gouvernement fédéral.
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