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Famille indienne ou métisse du Manitoba / Archives nationales du Canada / PA-147444
Droit d'auteur/Source

Les Métis

Les Métis sont le produit des rapports entre les commerçants de fourrures français, anglais et écossais avec les femmes autochtones, dont la progéniture est éparpillée à travers l’Acadie, la Nouvelle-France et la Terre de Rupert. Empruntant leur nom d’un mot français signifiant « mixte », ces gens se sont retrouvés dans une situation précaire tout au cours de l’histoire canadienne. Bien qu’ils soient de souches autochtoneset européenne, ils furent souvent désavoués et discrédités de part et d’autre. Aussi, beaucoup de ces gens avaient l’impression d’être pris entre les deux, comme s’ils n’avaient pas d’identité ou de groupe ethnique qui leur était propre.

Ces gens se sont retrouvés aux premiers rangs de plusieurs affrontements violents dans l’histoire canadienne au sujet des droits fonciers, dont la bataille des Sept-Chênes, la rébellion de la Rivière-Rouge et la rébellion du Nord-Ouest. Si à la fin du XIXe siècle, les Métis furent les victimes d’une fraude à propos des scrips offerts par le gouvernement fédéral, les activistes politiques réussirent, durant la Grande Dépression, à obtenir du gouvernement albertain le retour et le contrôle de ces mêmes terres.

Sujets connexes :

Les Métis de l’Atlantique
Les Métis de l’Ouest
L’Entente de Selkirk, 1811
La bataille des Sept-Chênes, 1816
La rébellion de la Rivière-Rouge, 1869 - 1870
Les certificats de Métis
Les « fameux cinq »
L’Acte constitutionnel, 1982

Les Métis de l’Atlantique

Durant les années 1600, beaucoup d’Européens épousèrent des femmes autochtones en Acadie et en Nouvelle-France, surtout celles des bandes micmaques et de malécites. Au début, l’Église catholique a sanctionné ces mariages car, à l’époque, très peu de femmes françaises vivaient dans le Nouveau Monde.

Mais, avec le passage du temps, l’Église et l’État commencèrent à s’inquiéter au sujet des Français qui adoptaient les modes de vie « sauvages » des autochtones et, plus encore, de l’appétit sexuel rampant des coureurs de bois qui, engagés dans des activités d’échanges avec les autochtones, seraient responsables d’une pléthore de nouveaux-nés de sang « mixte ».

En conséquence du déséquilibre croissant des sexes au sein de la population française en Nouvelle-France, la France commença, dans les années 1660, à s’orienter vers une politique de peuplement de la Nouvelle-France avec les Filles du roi. C’étaient des femmes célibataires de France dont le seul but était de s’établir avec un homme en Nouvelle-France et de fonder des grosses familles d’ascendance purement française.

Mais cela n’empêcha pas complètement les Français d’avoir des rapports avec les femmes autochtones. En fait, après 1690, plusieurs couples français-autochtones et leurs enfants s’installeraient autour des Grands Lacs et au-delà. Ce faisant, ils espéraient s’engager principalement dans la traite des fourrures et vivre à l’écart de la société conventionnelle et de ces préceptes.

Les Métis de l’Ouest

Le traité d’Utrecht, 1713 a placé la Terre de Rupert sous le contrôle de la Compagnie de la Baie d’Hudson. La Compagnie avait commencé à mettre sur pied des colonies permanentes pour faire la traite avec les Cris.

Pendant que la Compagnie défendait strictement les rapports avec les femmes autochtones, les femmes blanches étaient complètement absentes de cette région. Plusieurs commerçants de fourrures écossais et anglais qui vivaient dans ces régions furent initiés aux coutumes autochtones par leurs « protecteurs » cris.

Éventuellement, ce qui devait arriver arriva. Avant les années 1740, la Compagnie a dû admettre qu’elle n’avait aucun contrôle sur ses hommes puisque le nombre des naissances résultant des relations entre les Britanniques et les autochtones s’élevait de plus en plus.

Mais les administrateurs de la Compagnie ont également réalisé que cette nouvelle race mixte recelait un bénéfice caché qu’ils pourraient utiliser à leur avantage. Ces directeurs ont compris qu’ils pourraient initier les enfants à la traite des fourrures, et les former de manière à en faire les futurs employés de la Compagnie.

Cependant, ces Métis se rangeraient éventuellement du côté des Français à sang mixte dans la région des Grands Lacs après la Conquête de 1760, puis de nouveau en 1794, avec le traité de Jay qui fixa la frontière entre l’Amérique du Nord britannique et les États-Unis. Les Métis commençaient à avoir l’impression de devenir une entité distincte des conquérants britanniques et des intérêts, surtout en raison du fait que leurs origines remontaient techniquement aux Français.

Par ailleurs, ces Métis commençaient à se faire déplacés par la progression croissante de la colonisation anglaise dans la région, dont le point culminant fut atteint avec la colonie de Selkirk. Ce fut là une nouvelle source de mécontentement.

À la fin, beaucoup de ces Métis de l’Ouest se joignirent à des commerçants de fourrures rivaux postés à Montréal : ceux de la Compagnie du Nord-Ouest. Cela a eu des conséquences sanglantes.

Pour en savoir plus sur le traité de Jay, veuillez visiter la section Autochtones : traités et relations.

 

 

L’entente de Selkirk, 1811

Première assemblée d’Assiniboine, Fort Garry, juin 1813 - Archives nationales du Canada / C-013939
Droit d'auteur/Source

 

En 1811, Thomas Selkirk, un aristocrate britannique, voulait fonder une nouvelle colonie dans une région appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Selkirk acheta de la compagnie de traite de fourrures quelque 300,000 kilomètres carrés de terres situées principalement dans la région actuelle du sud du Manitoba et dans le nord du Minnesota.

Selkirk appela cette région Assiniboine. Ceci mena, en 1812, à la création de la colonie de la Rivière-Rouge ou colonie de Selkirk. C’était surtout le lieu de résidence des colons écossais et irlandais, ainsi que de trois Suédois. Éventuellement, la colonie accueillit aussi des mercenaires suisses qui avaient combattu durant la guerre de 1812.

La colonie n’a cependant pas subsisté plus de trois ans. Les Métis et les commerçants de fourrures écossais qui considéraient l’endroit comme leur lieu de résidence se mirent en colère car ils n’avaient pas été consultés au sujet de cette communauté. Ils craignaient que ces nouveaux colons, qui pratiquaient l’agriculture, empièteraient sur leur mode de vie axé sur la chasse et sur leurs provisions de nourriture.

Les commerçants de fourrures et les Métis ont finalement eu gain de cause. Les colons éprouvèrent beaucoup de difficulté à survivre comme fermiers, et se sont souvent adressés aux commerçants de fourrures pour obtenir de l’aide. Miles Macdonell, le gouverneur de l’Assiniboine, publia en janvier 1814 la Proclamation sur le pemmican qui interdisait l’exportation des provisions de nourriture de la région afin de venir en aide aux colons et à leurs familles.

Cette proclamation souleva la colère des commerçants de fourrures employés par la Compagnie du Nord-Ouest, basée à Montréal, qui craignaient l’interruption de leur réseau de traite.

Au début de 1815, ces commerçants de fourrures ont brûlé la colonie, arrêté Macdonell et forcé les derniers colons – ceux qui n’avaient pas encore quitté malgré l’offre de la Compagnie du Nord-Ouest de leur céder, au moins, de meilleures terres ailleurs – de retourner dans le Haut-Canada.

 

Le saviez-vous ?

La colonie de la Rivière-Rouge reçu deux des plus grands explorateurs et arpenteurs du Canada. Peter Fidler, par exemple, arpenta des lots pour la colonisation en 1811. Simon Fraser aussi tenta de se retirer dans la colonie en 1815 pour reprendre sa vie en tant que commerçant de fourrures. Fraser fut toutefois entraîné dans les suites de la bataille des Sept-Chênes en 1816 et fut accusé de ne pas avoir aidé Selkirk dans sa lutte contre la Compagnie du Nord-Ouest. Fraser fut acquitté de ces accusations en 1818.

 

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Excerpt of the Pemmican Proclamation, 1814

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Indenture of sale from the Hudson's Bay Company to the Earl of Selkirk, 1811

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The Hudson's Bay Company's Land Tenures and the Occupation of Assiniboia by Lord Selkirk's Settlers with a List of Grantees under the Earl and Company

 
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La bataille des Sept-Chênes, 1816

Après la destruction de la colonie de la Rivière-Rouge en 1815, Robert Semple, un nouvel administrateur, tenta de la rétablir. De telles tentatives étaient cependant vouées à l’échec.

Le 19 juin 1816, un groupe de Métis dirigés par Cuthbert Grant assassina Semple et 20 de ses hommes lorsque les deux camps s’interceptèrent accidentellement au cours de la bataille des Sept-Chênes. Ce massacre fut le résultat de l’intense rivalité opposant la Compagnie de la Baie d’Hudson appartenant aux Britanniques et la Compagnie du Nord-Ouest appartenant aux Français.

Parmi les circonstances qui ont conduit à cet indicent, il y avait :

  • la capture, au début de 1816, par la Compagnie de la Baie d’Hudson du fort Gibraltar qui appartenait à la Compagnie du Nord-Ouest;

  • la capture, le 1er juin 1816, de Brandon House par la Compagnie du Nord-Ouest.

Deux mois après la bataille des Sept-Chênes, Thomas Selkirk et une force mercenaire attaquèrent et capturèrent le fort William, la principale base d’opération des Métis. Les forces de Selkirk ont également saisi le fort Douglas.

Le massacre est remarquable en ce qu’il a obligé les deux compagnies de traite rivales à reconsidérer l’hostilité et la compétition qu’elles se livraient.

En 1821, après la mort de Selkirk, les deux compagnies finirent par se fusionner. La Compagnie de la Baie d’Hudson engloba la Compagnie du Nord-Ouest, mettant fin au carnage dans la région.

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The Hudson's Bay Company, including an account of the North West Company and French traders (un manuel d’histoire publié en 1900)

 
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Papers relating to the Red River Settlement, 1819

 
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Le traité de Selkirk, 1817

En 1817, Selkirk décida de signer un traité avec, entre autres, les nations des Cris et des Chippewas, afin de mettre fin à leurs réclamations concernant une étendue de terre sur son domaine qui s’étirait le long de la Rivière-Rouge. Il distribua cette terre à de nouveaux colons.

À la mort de Selkirk en 1820, ses exécuteurs testamentaires ont tenté de contrôler les coûts croissants en empêchant toute nouvelle colonisation européenne sur cette terre. Seulement ceux qui s’y étaient établis à la fin des années 1810 et quelques commerçants de fourrures métis retirés ont pu continuer de demeurer sur la terre.

En 1836, la terre touchée par ce traité fut rétrocédée à la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Le saviez-vous ?

En septembre 1855, le dernier lopin de terre resté à l’état sauvage n’appartenant pas au gouvernement fut vendu à un colon de Canada-Ouest (anciennement le Haut-Canada). Ceci incita certains administrateurs politiques comme George Brown à faire des pressions en faveur d’une expansion vers l’Ouest. Ceci mena aussi, avant 1857, à des « expéditions scientifiques » dans l’Ouest dirigées par des hommes tels que Hind et Palliser pour voir dans quelle mesure la colonisation systématique des Prairies était vraiment possible.



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The Selkirk Treaty, 1817

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Papers relating to the Red River Settlement, 1819

 
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La rébellion de la Rivière-Rouge, 1869 - 1870

La terre appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson devait changer de main encore une fois en 1869 et devint la propriété du Dominion du Canada nouvellement créé. Ceci suscita la colère des Métis et des autochtones qui estimaient que les nouveaux colons européens qui arrivaient dans la région violaient leurs droits fonciers et dérangeaient leur mode de vie. C’était là une des principales causes de la rébellion de la Rivière-Rouge en 1869-70.

Photograph: Galician Family at Immigration Shed in Québec / National Archives of Canada / C-004745
Droit d'auteur/Source

Au milieu de l’année 1870, la terre retourna finalement au gouvernement fédéral. Mais une nouvelle province, le Manitoba, fut créée en partie pour apaiser les Métis de langue française résidant dans la région.

Le saviez-vous ?

Au cours des années 1870, il y avait une communauté assez considérable d’Islandais vivant dans la région du lac Winnipeg qui jouissait même d’une forme de gouvernement autonome. (Selon certaines estimations, il y avait environ 10,000 personnes de cette origine dans ce qui formerait une partie du Manitoba.) Mais, lorsque les frontières du Manitoba furent reculées au cours des années 1880, cette communauté a choisi de s’intégrer à la province.



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Rupert's Land Act, 1868

 
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Correspondence Regarding Disturbances at Red River, 1869 - 70

 
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Pour en savoir plus sur la rébellion de la Rivière-Rouge, veuillez visiter Les rebellions de Riel dans la section Événements et sujets spécifiques.

 

Les certificats de Métis

 

Lieu de campement d’un groupe de Métis sur les Prairies, au Manitoba / Archives nationales du Canada / C-081787
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Sous la Loi du Manitoba, 1870, les familles métisses reçurent la promesse du gouvernement fédéral que des terres seraient spécifiquement mises de côté à leur intention. En échange, ils devaient abandonner leurs attaches aux coutumes et aux modes de vie autochtones.

Pour administrer les cessions de terres, le gouvernement a introduit le système des scrips. Le scrip était un certificat spécial ou mandat émis par le département de l’Intérieur. Ce certificat accordait au porteur une quantité de terre précise lorsque le document était présenté à une date ultérieure aux autorités appropriées du Bureau des terres du Dominion.

Le certificat ressemblait à un billet de banque et était livré en valeurs monétaires ou foncières variant de 20 $ à 240 $ ou jusqu’à 240 acres. (En vertu de la Loi des terres du Dominion, 1872, le gouvernement a établi la valeur des terres à un dollar l’acre.) Ainsi, idéalement, le porteur d’un tel certificat monétaire était en droit d’acheter une acre de terre pour chaque dollar que le gouvernement lui avait consenti.

Mais certains Métis avaient accepté de vendre leur certificat monétaire à des spéculateurs fonciers pour une valeur bien inférieure à sa valeur nominale, afin de régler leurs dettes et d’acheter des provisions. En fait, le système fut mis sur pied de manière à ce que toutes sortes de fraudes et d’abus puissent avoir lieu.

Parce que le scrip était simplement fait à l’ordre « du porteur », cela impliquait que n’importe qui pouvait l’utiliser, tant les Métis que les non Métis. Les scrips qui échappaient des mains des Métis étaient appelés « scrips du marché noir ».

Certains Métis se rendaient dans un bureau du gouvernement afin d’encaisser leurs certificats et obtenir une terre, seulement pour apprendre que quelqu’un d’autre les avait devancés pour réclamer la terre en utilisant leur identité et en présentant un certificat. Le département de l’Intérieur perdait souvent la trace des certificats de réclamation, et beaucoup de Métis durent se passer de terres.

Il y a des historiens qui prétendent que le gouvernement a délibérément mis sur pied ce système défectueux. Cela aurait été fait dans le but d’éviter que ces terres ne soient cédées à des Métis, permettant ainsi aux colons européens de souche plus pure de venir réclamer toutes les terres.

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Acte concernant les terres publiques de la Puissance, 1872

Dominion Lands Act, 1872

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Pour en savoir plus sur les certificats de Métis (scrips), veuillez visiter la Bibliothèque nationale en ligne.

 

Les « fameux cinq »

Durant les années 1930, beaucoup d’activisme politique avait lieu au sein des communautés métisses au sujet des droits fonciers. En 1934, les cinq personnages suivants, parfois surnommés les « fameux cinq », ont joué un rôle-clé en convainquant le gouvernement de l’Alberta de mettre sur pied la commission Ewing chargée d’examiner les réclamations foncières des Métis.


En 1938, le gouvernement de l’Alberta a voté la Métis Betterment Act (loi sur l'amélioration de la situation des Métis), afin de procurer des ressources financières et des terres aux Métis selon la recommandation de la commission. (Le gouvernement provincial a toutefois repris possession de quelques-unes de ces terres dans certaines communautés.) Des révisions apportées à cette loi en 1955 et 1970 ont jeté les bases d’une plus grande autonomie dans des établissements-clés métis.

Les Alberta Federation of Métis Settlement Associations furent officiellement créées en 1975 pour représenter ces communautés sur la scène politique.

En 1990, des titres fonciers sont passés du gouvernement albertain à ces communautés métisses par l’entremise d’une nouvelle loi, la Métis Settlement Act (loi sur les règlements touchant les Métis) qui remplaça la Métis Betterment Act.

Pour en savoir plus, veuillez visiter Alberta Métis Historical Society en ligne.

 

L’Acte constitutionnel, 1982

La section 25 de la nouvelle Charte des droits et libertés de la personne garantit les droits et les libertés de tous les autochtones, Métis et Inuits. Ces droits et libertés sont fondés sur :

La section 35 reconnut et confirma les droits des autochtones déjà existant en vertu des traités. Il suggéra que ces traités puissent donner lieu à une libre interprétation et à de nouvelles négociations.

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Confederation Act, 1982

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Pour plus d’information sur n’importe quel de ces sujets, veuillez consulter l’Encyclopédie canadienne en ligne.

 

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