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Les problèmes autochtones découlant de la colonisation
de l'OuestLes autochtones du Canada ont dû affronter trois problèmes
majeurs au cours des années qui ont suivi la Confédération
: les déplacements loin de leurs terres, le déclin des troupeaux
de bisons et les maladies contre lesquelles ils n'offraient aucune résistance
naturelle. Les déplacements Le
déclin des troupeaux de bisons Les maladies
Les déplacements Les
autochtones furent expulsés de leurs propres terres à l'arrivée
des colons blancs européens dans l'Ouest. À la fin des années
1700, des colons américains ont commencé à pénétrer
à l'intérieur des territoires indiens
situés au sud des Grands Lacs. Cette situation fut rendue possible en raison
du fait que l'Indépendance
américaine avait annulé les clauses de la Proclamation
royale de 1763 qui assuraient aux autochtones le droit de posséder
leur propre territoire à l'ouest des treize
colonies. À la fin des années 1830, les autochtones résidant
aux États-Unis furent encore une fois forcés de se déplacer
en grand nombre. Certains ont émigré au Canada, alors que d'autres
- comme les Indiens Cherokees américains - furent dispersés au sud
et à l'ouest, pendant le « sentier des larmes », aux alentours
de 1838 et 1839. Les autochtones durent se déplacer une autre fois
encore lorsque des colons ont commencé à s'établir sur les
Prairies canadiennes au cours des décennies de 1860 et 1870. Ils ont dû
déménager plus à l'ouest ou plus au nord pour conserver une
petite avance sur les colons. Les commissaires aux affaires indiennes Alexander
Morris et David Laird
- qui furent les principaux artisans des traités
numéros 3 à 7 (entre 1873 et 1877) - ont, en fait, supporté
ce mouvement d'expansion. Comme les colons et le gouvernement fédéral,
ils voulaient que ces terres servent surtout à l'agriculture. Les
colons européens partageaient le point de vue impérialiste
de la Grande-Bretagne selon lequel ils avaient droit à ce territoire, car
ils se croyaient bien supérieurs sur le plan culturel aux « sauvages
» autochtones. Ils estimaient que les autochtones devaient se soumettre
à une réforme sociale, et que le fait d'être membre d'une
société avancée procurerait aux autochtones des avantages
qui l'emportaient de loin sur leurs droits de pratiquer leur culture. Ce
point de vue a causé de vifs conflits dans l'Ouest canadien. Les autochtones
ont empêché les arpenteurs-géomètres et les employés
des chemins de fer de pénétrer dans la région, tout autant
que les colons. Ce fut également l'une des principales causes des rébellions
de Riel. Le déclin des troupeaux
de bisons Dès 1875, les troupeaux de bisons étaient
sur le point de disparaître de l'Ouest canadien. En 1889, il n'y avait plus
que 635 bisons en Amérique du Nord. Au début du XIXe siècle,
il y en avait eu 50 millions qui parcouraient librement les Prairies et les Plaines
de l'Amérique du Nord. Les bisons des Prairies ont frôlé
l'extinction en raison de : - L'utilisation très répandue
et sans précédent des armes à feu sur les Prairies, ce qui
a permis tant aux autochtones qu'aux Européens de les exterminer très
rapidement.
- La perte de leur habitat - les espaces naturelles
permettant aux bisons de brouter devenaient de plus en plus restreintes devant
la progression des colons et le déplacement des autochtones vers l'Ouest.
- La popularité de la chasse au bison pour le sport, et non
la survie, chez les colons européens.
Cette situation
posa un problème de taille pour les autochtones, car le bison constituait
pour eux la principale source de nourriture et de vêtements chauds. Peu
de recours s'offraient à eux en dehors de la signature de traités
dans le but d'obtenir des outils et de l'argent, car : - Le gros gibier
autre que le bison, tel que le chevreuil et l'orignal, était très
peu répandu sur les Prairies.
- À part l'afflux
des colons européens, les autochtones des Prairies devaient maintenant
faire face à l'arrivée d'autres membres des Premières nations
en provenance des États-Unis et des régions de l'est du Canada.
Ces autres groupes d'autochtones se voyaient forcer de se replier vers l'ouest
soit par la colonisation européenne, soit par le déplacement des
troupeaux de bisons.
Vers le milieu des années 1870,
la plupart des autochtones étaient menacés par la famine et la pauvreté
à cause de la quasi-disparition du bison. Les
maladies Les maladies ont toujours été une source
de problèmes depuis les tout premiers contacts avec les autochtones. Lorsque
les Européens sont arrivés dans les Amériques, ils ont apporté
avec eux des maladies auxquelles les autochtones n'avaient jamais été
exposés. Contrairement à beaucoup d'Européens, ils ne possédaient
aucune immunité naturelle et, par conséquent, ils allaient succomber
rapidement à des maladies comme la petite vérole et la tuberculose. Les
colons français ont été les premiers à apporter la
petite vérole en Nouvelle-France en 1616, et la maladie s'est répandue
chez les autochtones de la région de la baie James, des Grands Lacs et
des Maritimes. Entre 1636 et 1640, les jésuites ont introduit cette maladie
dans la région correspondant aujourd'hui à la portion de l'Ontario
située à l'ouest du lac Simcoe et au sud de la baie Géorgienne. Les
soldats britanniques se sont également servis de cette maladie comme arme
biologique contre les autochtones durant le soulèvement de Pontiac
en 1763 : ils leur ont donné des couvertures infectées, un peu comme
un « cheval de Troie », pour les contaminer et les rendre inaptes
au combat. Les colons et les trappeurs européens ont introduit la
tuberculose, une autre grave maladie affectant les poumons, dans l'Amérique
du Nord et dans les Prairies à compter des années 1850. Cette maladie
a décimé davantage les populations autochtones. Pour leur part,
les Européens furent relativement peu atteints. Ils avaient été
en contact avec la maladie depuis des siècles et ils étaient plus
à même de produire des anticorps qui pouvaient se transmettre de
génération en génération. Ironiquement, les
problèmes causés par les maladies furent aussi aggravés quand
les autochtones furent forcés de s'établir sur des réserves
plus petites ou de fréquenter des écoles résidentielles.
Les personnes malades pouvaient alors avoir des contacts plus étroits et,
par conséquent, infecter plus facilement d'autres personnes bien portantes.
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Les maladies introduites par les Européens allaient anéantir
peut-être près de la moitié de la population autochtone du
Canada durant l'époque de la traite des fourrures. | |
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