Biographies A Aberdeen et Temair, Sir John Campbell Hamilton Gordon, septième comte d’ (1847 à 1934) Gouverneur général du Canada de 1893 à 1898. Né à Édimbourg, en Écosse. Lui et sa femme, Lady Aberdeen, étaient connus pour leurs croisades pour la justice sociale pendant leur séjour au Canada et pour leur favoritisme à l’égard des libéraux britanniques et canadiens. Abbott, John (1821 – 1893) Professeur, avocat et politicien canadien; premier ministre de 1891 à 1892. Homme énergique, il fut nommé au Sénat en 1887, il est entré au Cabinet et il a brièvement été maire de Montréal de 1887 à 1888. Durant son bref mandat de premier ministre, il fit des pressions pour obtenir des réformes dans les domaines du service civil et du code criminel, de même qu’un traité de réciprocité avec les États-Unis. En 1892, il s’est retiré en raison de problèmes de santé et il est mort à Montréal l’année suivante. Allan, Sir Hugh (1810 à 1882) Magnat de la marine, promoteur ferroviaire et financier. Né en Écosse, il a immigré à Montréal en 1826. Il a connu une ascension rapide et en 10 ans il est devenu partenaire dans une firme commerciale. De là, il a bâti la Montreal Ocean Steamship Company et il a étendu ses activités à la construction ferroviaire. En 1872, il a été accusé d’avoir acheté un contrat du gouvernement pour la construction d’un chemin de fer vers le Pacifique après qu’on ait révélé qu’il avait offert une contribution de 350 000 $ à la campagne du Parti conservateur. Cela a mené au Scandale du Pacifique et à la chute du gouvernement de Sir John A. Macdonald. Allan avait également d’autres intérêts commerciaux, dont les communications, les industries manufacturières et l’exploitation minière. Il a été fait chevalier en 1871. Amherst, William Pitt, second comte d’Arakan (1773 à 1857) Gouverneur général du Canada pendant une brève période en 1835. Il était le fils du lieutenant-général William Amherst et héritier de Lord Jeffery Amherst et il a occupé plusieurs postes internationaux avant sa nomination au Canada. Il a démissionné lors de la chute du gouvernement britannique. Amherst, Jeffery, premier baron (1717 à 1797) Commandant en chef britannique en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans et la conquête de la Nouvelle-France. Il n’a pas participé au siège et à la prise de Québec par le Général James Wolfe, mais il a planifié et exécuté la défaite des forces françaises restantes en Nouvelle-France en 1760, qui a atteint son point culminant avec la prise de Montréal. Il a été fait chevalier en 1761 et Baron Amherst en 1776. Annand, William (1808 à 1887) Premier ministre de la Nouvelle-Écosse de 1867 à 1875. Réformateur, il a été élu pour la première fois à la Chambre d’assemblée de la Nouvelle-Écosse en 1836. Il était également propriétaire des journaux Novascotian et Morning Chronicle. Il était l’un des chefs du mouvement anti-Confédération dans la province, même si son incapacité à offrir une résistance convaincante a en fin de compte fait de Joseph Howe le chef de ce groupe. Archibald, sir Adams George (1814 – 1892) Avocat canadien, juge de paix, juge et politicien. Premier lieutenant-gouverneur du Manitoba en 1870; il fut également lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest et de la Nouvelle-Écosse. Il joua un rôle primordial dans l’apaisement des tensions chez les Métis durant les rébellions de la Rivière Rouge, et il leur a donné son assurance qu’ils auraient leur mot à dire dans toutes décisions administratives de la province. B Bagot, Sir Charles (1781 à 1842) Homme d’État britannique et gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique de 1841 à 1843. Il est entré en politique en 1807 et il a occupé un certain nombre de postes gouvernementaux en Grande-Bretagne et à l’étranger. En 1817, il a négocié le désarmement des Grands Lacs et du lac Champlain (l’Accord Rush-Bagot). Comme gouverneur, Bagot a travaillé avec Robert Baldwin et Louis LaFontaine pour préparer l’obtention du gouvernement responsable. Baldwin, Robert (1804 à 1858) Chef de deux gouvernements réformateurs de 1842 à 1843 et de 1848 à 1850, il a été un personnage clé de dans l’obtention du gouvernement responsable au Canada. Il a été nommé conseiller exécutif en 1836 par le lieutenant-gouverneur Francis Bond Head du Haut-Canada, mais il a démissionné lorsque Head a refusé de les consulter. Il est resté neutre pendant la rébellion de 1837 et il a joué un rôle de premier plan au gouvernement par la suite. Lui et Louis LaFontaine ont formé deux gouvernements et, en 1849, il s’est assuré une place dans l’histoire en obtenant officiellement le gouvernement responsable, qui a par la suite été confirmé lorsque le gouverneur général Lord Elgin a adopté le Bill des pertes de la rébellion. Il était le fils de William Warren Baldwin. Baldwin, William Warren (1775 à 1844) Médecin, avocat et politicien canadien. Né en Irlande, il est venu s’installer à York, dans le Haut-Canada, en 1799. Avocat de renom, il s’est fait remarquer comme agitateur pour le gouvernement responsable, exigeant que les principes de la Constitution britannique soient appliqués au Canada. Son fils s’est lui aussi fait remarquer comme réformateur. Bathurst, Henry, troisième comte (1762 à 1834) Homme d’État britannique, secrétaire d’État pour la guerre et les colonies de 1812 à 1827. Il est entré au Parlement en 1783 et a obtenu le titre de comte en 1794. Il a occupé de nombreux postes au gouvernement et il favorisait l’abolition du commerce des esclaves et des restrictions à l’encontre des catholiques dans la politique britannique. Il s’est toutefois opposé au Bill de réforme de 1832, qui accordait le droit de vote à beaucoup de gens des classes inférieures. Il a également été un des membres originaux du Comité judiciaire du Conseil privé. Bédard, Elzéar (1779 à 1849) Premier maire de Québec de 1833 à 1834. Fils de Pierre Stanislas Bédard, il a d’abord voulu devenir prêtre mais a finalement opter pour le droit. Il a aidé à relancer le journal Le Canadien en 1831. Partisan actif du Parti patriote, il était considéré comme un modéré. En 1836, il a été nommé juge de la Cour du banc du roi mais a été suspendu par le gouverneur en 1838. Il a défendu sa cause en Grande-Bretagne, a été nommé à nouveau en 1840 et est resté juge jusqu’en 1848. Bédard, Pierre Stanislas (1762 à 1829) Chef du Parti canadien. Il a été formé comme avocat et il a été élu pour la première fois à l’Assemblée législative du Bas-Canada en 1792. En 1806, il a aidé à fonder Le Canadien, un journal qui critiquait vertement le gouverneur et la Clique du Château. En 1810, il a été arrêté pour sédition et emprisonné sans procès. Une fois relâché, il a été nommé juge de la Cour du banc du roi et y a siégé de 1812 jusqu’à sa mort. Bedford, John Russell, premier comte (1792 à 1878) Homme d’État britannique et réformateur libéral, deux fois premier ministre. Il est entré au Parlement en 1813; ses plus grandes réussites à titre de réformateur ont été l’obtention de l’égalité des droits des catholiques en politique et l’adoption de force du Bill de réforme de 1832, qui étendait le droit de vote à beaucoup d’hommes des classes inférieures. En 1835, il est devenu secrétaire de l’Intérieur et, de 1839 à 1841, il a été secrétaire d’État pour la guerre et les colonies. Il a été premier ministre de 1846 à 1852, puis à nouveau de 1865 à 1866. Belcher, Jonathan (1710 – 1776) Avocat britannique, juge en chef et politicien. Lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 1760 à 1763. Il fut responsable d’avoir abroger l’expulsion illégale des Acadiens en 1762, bien qu’il affronta souvent la classe marchande de Halifax. Il a rejeté une loi autorisant un monopole commercial soutenu par le gouvernement avec les Indiens, et dans lequel les administrateurs du gouvernement, qui étaient aussi des marchands, pouvaient tirer directement profit. Son pouvoir fut éventuellement ébranlé et il fut forcé de démissionner. Bennett, Richard Bedford, vicomte (1870 à 1947) Avocat, homme d’affaires et politicien canadien, premier ministre de 1930 à 1935. Homme d’affaires accompli, Bennett est entré en politique fédérale en 1911. Il est devenu chef du Parti conservateur en 1927. Il a été élu grâce à une plateforme qui promettait des mesures agressives contre la Grande Crise de 1929. Il a toutefois été incapable de produire quoi que ce soit de concret jusqu’à peu de temps avant l’élection en 1935. Cette année-là, il a annoncé sa propre « Nouvelle donne » de lois de soutien social et financier, modelé sur le programme américain du même nom, mais il a été incapable de convaincre les électeurs qu’il était sincère et il a perdu les élections. Le Comité judiciaire du Conseil privé a par la suite annulé sa législation « Nouvelle Donne ». Il a quitté la politique et le Canada en 1938 et est devenu vicomte en 1941. Berger, Thomas (1933 – ) Avocat canadien, juge et politicien, il présida la commission Berger au milieu des années 1970 chargée d’examiner quelles seraient les conséquences de la construction d’un pipeline à travers la vallée du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest, sur les terres occupées par les autochtones. Au début des années 1980, il a également soutenu avec fermeté que les droits des autochtones devraient être inclus dans la Charte des droits et libertés de 1982, ce qui fut fait. Big Bear (1825 – 1888) Chef autochtone de plusieurs tribus cris sur les Praires durant les années 1870. Il a refusé de signer le Traité numéro 6 en 1876, car il croyait que l’arrivée massive de colons européens contribuerait à éliminer le bison et à détruire le mode de vie des Cris. Il fut obligé de signer en décembre 1882 en raison de la disparition presque totale du bison, laissant son peuple sans sa principale source alimentaire. Ses partisans furent impliqués dans la rébellion du Nord-Ouest en 1885, et bien qu’il ait souhaité la paix, il fut forcé de se rendre et fut reconnu coupable de trahison au cours d’un procès ultérieur. Emprisonné durant deux ans, il est mort un an après sa libération des suites d’une maladie. Black, John (1764 à après 1819) Il a représenté le comté de Québec à l’Assemblée législative du Bas-Canada de 1796 à 1800. Né en Écosse, il est arrivé au Québec en 1786 et est entré dans la construction navale. De 1794 à 1795, il a fait fonction d’agent provocateur pour les autorités britanniques. Il a été capturé par un corsaire français en 1798, s’est échappé et est rentré en Grande-Bretagne pour informer le gouvernement des préparatifs militaires français. Il est revenu au Canada en 1796 et il a été élu à l’Assemblée. Il a cédé son siège à Jonathon Sewell en 1800. La date de sa mort est incertaine. Blake, Edward (1833 à 1912) Politicien et avocat canadien; premier ministre de l’Ontario de 1871 à 1872. Avocat renommé très tôt dans sa carrière, Blake est entré en politique en 1867. Il a occupé des sièges dans la législature de l’Ontario et à la Chambre des communes de 1867 à 1872 (toujours possible à l’époque), année où il s’est retiré de la politique provinciale. Dans le gouvernement d’Alexander Mackenzie, il a été ministre sans portefeuille de 1873 à 1874, ministre de la Justice de 1875 à 1877 et président du Conseil privé de 1877 à 1878. Il est devenu chef du Parti libéral en 1880, mais il a perdu les élections de 1882 et de 1887. Il s’est retiré de la politique en 1891, et il est le seul chef libéral à n’avoir jamais été premier ministre. Borden, Robert (1854 – 1937) Avocat canadien et politicien; premier ministre de 1911 à 1920. En tant que chef du parti conservateur du Canada durant la Première Guerre mondiale, il s’efforça d’obtenir une plus grande autonomie du Canada vis-à-vis la Grande-Bretagne. Il imposa le projet de loi controversé de la conscription en 1917 qui rendait obligatoire le service militaire. Cette loi créa beaucoup de tensions entre les Canadiens anglais et les Canadiens français. Il s’est joint au parti libéral pour créer un gouvernement d’union en 1917. La même année, il imposa aussi la Loi des élections en temps de guerre qui priva les Canadiens d’origine allemande et autres groupes ethniques de leur droit de vote. Par contre, les femmes obtinrent le droit de vote au fédéral durant son mandat. Ses problèmes de santé l’ont forcé à se retirer de la politique en 1920. Bowell, Sir Mackenzie (1823 à 1917) Politicien, propriétaire de journal et orangiste canadien; premier ministre du Canada de 1894 à 1896. Né en Angleterre, il a immigré au Canada en 1832. Il est entré au Parlement en 1867 et a occupé plusieurs postes de ministre avant de devenir sénateur en 1892, ce qui a nui à sa capacité de diriger lorsqu’il est devenu premier ministre. En 1896, son Cabinet l’a obligé à démissionner et de 1870 à 1878, il a été Grand maître orangiste (Grandmaster of Orange Order) de l’Amérique du Nord britannique. Brant, Joseph (1742/43? – 1807) Homme d’État, loyaliste et chef guerrier mohawk. Il a servi de traducteur et d’interprète pour Sir William Johnson, et a aidé les missionnaires à enseigner le christianisme aux peuples mohawks. Il a combattu en tant que chef guerrier durant la Révolution américaine. Il travailla ensuite à la formation d’une confédération des nations aborigènes afin d’empêcher l’accroissement de la population anglaise au sud-ouest des Grands Lacs durant la décennie suivant immédiatement le Traité de Paris en 1783. Il échoua en raison des nombreuses crises politiques et de jalousie au sein des nations aborigènes de l’époque, et parce qu’il fut trahi tant par les Américains que par les Britanniques. Brown, George (1818 à 1880) Père de la Confédération, propriétaire de journal et réformateur. Né en Écosse, il est venu avec sa famille à New York en 1837, puis à Toronto en 1843. Il a lancé le journal Banner en 1843 et le Globe en 1844. En utilisant son journal, il a aidé à obtenir le gouvernement responsable en 1848, puis dix ans plus tard, il a brièvement formé un gouvernement avec Antoine-Aimé Dorion. En 1864, il en devenu membre de la Grande coalition, qui cherchait une union fédérale des provinces de l’Amérique du Nord britannique. Il a été nommé sénateur en 1874 mais un ancien employé du Globe lui a tiré dessus en 1880 et il est mort peu après de ses blessures. Byng de Vimy, Julian Hedworth George, vicomte (1862 –1935) Aristocrate britannique, officier de cavalerie et chef de police; gouverneur général du Canada de 1921 à 1926. Byng a commandé le Corps d’armée canadien sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale à partir de mai 1916 et a dirigé l’attaque victorieuse de la crête de Vimy en 1917. Il est devenu le premier gouverneur général du Canada dont la nomination fut approuvée après consultation avec le gouvernement fédéral. Son rôle dans l’affaire Byng-King en 1926 est notoire. L’épouse de Byng, Evelyn, a fait don du Trophée Byng à la Ligue nationale de hockey en 1925 attribué pour la meilleure conduite sportive et l’excellence au jeu. C Calder, Frank Arthur (1915 – ) Politicien et homme d’affaires canadien. Le premier aborigène à siéger comme membre de n’importe quelle législature canadienne, il fut élu à la législature de la Colombie-Britannique en 1949. Il fut aussi le premier aborigène à entrer au Cabinet des ministres en 1972. Malgré ses réussites, il a soulevé beaucoup de remous au cours de sa carrière. Il fut forcé de quitter son poste au sein du Cabinet en 1973 pour avoir tenté de poursuivre le gouvernement de la C.-B. au sujet des revendications des droits territoriaux des aborigènes de cette province (voir le l’affaire Calder). Il était aussi partiellement en faveur du Livre blanc du gouvernement fédéral concernant les affaires aborigènes en 1969 qui, en plus de vouloir supprimer le système des réserves, a souvent provoqué des désaccords entre lui et les chefs des Premières nations. Il est devenu officier de l’Ordre du Canada en 1988. Campbell, Kim (1947 – ) Professeur et politicienne canadienne; premier ministre de juin à novembre 1993. Avant de devenir la première femme du Canada à occuper le poste de premier ministre, elle a occupé plusieurs postes importants au sein du Cabinet, dont celui de ministre de la Justice de 1991 à 1993 et ministre de la Défense nationale en 1993. Elle est devenue premier ministre lorsque le chef du parti progressiste-conservateur, Brian Mulroney, a démissionné en juin 1993. Campbell a assumé la plus grosse part du mécontentement face à une économie en régression et aux politiques peu populaires de l’ère Mulroney et elle a mené le parti vers une défaite qui n’a accordé que deux sièges au parti en octobre 1993. Carleton, Guy, Lord Dorchester (1724 à 1808) Officier militaire britannique; gouverneur du Québec de 1768 à 1778 et de 1785 à 1795. Il a servi sous les ordres du Général Wolfe lors de la prise de Québec et il est plus tard devenu gouverneur de la province après que les marchands britanniques aient créé de l’agitation pour qu’on enlève son prédécesseur, Sir James Murray. Comme Murray, il était sympathique aux Canadiens français et il a appuyé leurs efforts pour restaurer le droit civil français et pour éliminer les obstacles rencontrés par les catholiques occupant des postes gouvernementaux. Il a défendu Québec avec succès pendant la guerre de Sécession et a aidé à installer les loyalistes dans la province de Québec après la guerre, mais il n’a pas réussi à s’opposer à la division du Québec en Haut-Canada et Bas-Canada comme le prévoyait la Loi constitutionnelle de 1791. Carnarvon, Henry Howard Molyneux Herbert, quatrième comte de (1831 à 1890) Politicien britannique; secrétaire d’État pour les colonies de 1866 à 1867 et de 1874 à 1878. Il a supervisé la rédaction de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique en 1866 et en a guidé l’adoption par le Parlement britannique. Lors de son second mandat de secrétaire pour les colonies, il a essayé, sans succès, de créer une fédération semblable en Afrique du Sud. Cartier, Sir George-Étienne (1814 à 1873) Père de la Confédération et un des hommes les plus importants et influents de l’histoire du Canada; deux fois co-premier ministre de la province du Canada. Politicien radical au Bas-Canada pendant sa jeunesse, il a combattu comme rebelle en 1837. Il était actif en politique et, dans les années 1850, est devenu chef des Bleus dans le Canada-Est. Il a formé deux gouvernements en qualité de co-premier ministre avec John A. Macdonald de 1857 à 1858 et de 1858 à 1862. Fervent promoteur de la Confédération, il s’est assuré que les Canadiens français acceptent l’union et est demeuré le principal ministre de Macdonald après 1867. Il a souvent joué le rôle de premier ministre lorsque Macdonald était malade. Castlereagh, Robert Stewart, second vicomte (1769 à 1822) Politicien britannique; secrétaire d’État pour la guerre et les colonies de 1805 à 1806 et de 1807 à 1809. Il a également été secrétaire aux affaires étrangères de 1812 à 1822, et il a supervisé en cette qualité la signature de l’Accord Rush-Bagot pour le désarmement des Grands Lacs et du lac Champlain. Il a été un personnage clé dans les guerres napoléoniennes et dans le congrès de Vienne par la suite. Il est devenu le second marquis de Londonderry en 1821 mais s’est suicidé l’année suivante. Champlain, Samuel de (c. 1570 à 1635) Explorateur français, fondateur de la ville de Québec et premier gouverneur de la Nouvelle-France. Il a voyagé vers l’Amérique du Nord plusieurs fois entre 1603 et 1608 et a fondé une colonie à Québec en 1608. Même si elle est devenue le centre de la traite des fourrures française, Champlain avait espéré établir une solide colonie en Nouvelle-France. Il a été nommé gouverneur à Québec pour la première fois en 1612 puis à nouveau en 1625. Québec a été évacuée après sa prise par des corsaires britanniques. Lorsqu’il est revenu en 1633, il a à nouveau été nommé gouverneur et y est mort deux ans plus tard. Charles II (Grande-Bretagne) (1630 à 1685) Roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande de 1660 à 1685. Une guerre civile a éclaté en Angleterre en 1642 entre les partisans du Parlement (souvent appelés « puritains » pour leurs croyances religieuses strictes ou « roundheads ») et les partisans du roi. En 1646, il a été obligé de fuir en France; son père est resté et a été exécuté trois ans plus tard. En 1651, il est revenu en Écosse pour lever une armée et tenter de reprendre son trône, mais il a été vaincu. Il a seulement pu revenir en 1660, après la mort du chef puritain Oliver Cromwell. Cette période, connue sous le nom de « Restauration », a été caractérisée par la libéralisation. Charles a fini par être connu sous le nom de « Merry Monarch », ou « joyeux monarque ». Charles III (Espagne) (1716 à 1788) Roi d’Espagne de 1759 à 1788 et roi de Naples et de Sicile de 1735 à 1759. Charles est d’abord resté neutre dans la guerre de Sept Ans mais est devenu allié des Français en 1761. La France et l’Espagne ont perdu la guerre deux ans plus tard et, en vertu du Traité de Paris de 1763, l’Espagne a perdu la Floride mais a reçu de la France la Louisiane en compensation. Pendant la Révolution américaine, il a appuyé les Américains et a récupéré la Floride et Minorque. Chrétien, Jean (1934 – ) Avocat et politicien canadien; premier ministre de 1993 à 2004. Il a servi 27 ans au sein du parlement canadien, occupant 12 portefeuilles différents. Il fut ministre des Relations constitutionnelles au début des années 1980, et fut responsable de l’élaboration de la loi constitutionnelle de 1982. Chrétien a remporté trois mandats aux élections du parti libéral grâce en partie aux divisions de l’opposition, et ce, malgré des coupures dans les programmes sociaux et les scandales politiques. Il a dirigé les forces fédéralistes contre la séparation du Québec dans le référendum de 1995 avec une faible majorité. Christie, William Joseph (1824 – 1899) Homme d’affaires et juge de paix canadien, président et administrateur de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Commissaires aux Affaires indiennes durant les négociations des Traités numéros 4 et 6. Pendant les négociations, plusieurs aborigènes du Saskatchewan conservaient un ressentiment à son égard à cause de ses liens antérieurs avec la Compagnie de la Baie d’Hudson en tant que chef de poste puis agent principal au cours des années 1850 et 1860. Il veilla aussi à obtenir de nouvelles adhésions à ces traités par d’autres tribus aborigènes, et a présidé le bureau de la santé de la Saskatchewan durant les années 1870 mis sur pied dans le but d’empêcher la propagation de la petite vérole au sein des bandes aborigènes. Clark, Joe (1939 – ) Professeur, journaliste et politicien; premier ministre de juin 1979 à mars 1980. Après avoir remporté la course à la direction du parti progressiste-conservateur en 1976, il devint brièvement, à l’âge de 39 ans, le plus jeune premier ministre du Canada. Il a introduit immédiatement un budget fédéral qui prônait des augmentations d’impôts et des coupures dans les programmes sociaux. Le budget fut rejeté par une motion de non-confiance de la Chambre et de nouvelles élections fédérales furent déclenchées. Clark fut défait et éventuellement, il a perdu la direction de son parti au profit de Brian Mulroney en 1983. Toutefois, en 1991, il est devenu le ministre des Affaires constitutionnelles, où il était responsable du projet de l’Accord de Charlottetown et des négociations avec les premiers ministres provinciaux. Il devint de nouveau chef du parti entre 1998 et 2003, année de sa démission. Colbert, Jean-Baptiste (1619 à 1683) Ministre en chef du roi français Louis XIV. Né roturier, il s’est élevé au rang de contrôleur général en 1665. En 1669, il est devenu secrétaire d’État aux affaires navales et a fait de gros efforts pour promouvoir le mercantilisme en assurant la protection et la promotion des colonies et du commerce français. Les dépenses extravagantes et les guerres du roi l’ont obligé à augmenter les impôts et, à sa mort, il était devenu impopulaire. Colborne, Sir John, premier baron Seaton (1778 à 1863) Soldat britannique, lieutenant-gouverneur du Haut-Canada de 1829 à 1836. En qualité de gouverneur, son favoritisme envers les immigrants britanniques et l’utilisation controversée des fonds publics ont fini par contribuer à la rébellion du Haut-Canada en 1837. En 1836, il est devenu commandant des forces britanniques aux Canadas et il a écrasé les rébellions de 1837 et 1838 au Bas-Canada. Cornwallis, Lieutenant Colonel Edward (1712 ou 13 à 1776) Soldat britannique et gouverneur de Nouvelle-Écosse de 1749 à 1752. Il est arrivé en Nouvelle-Écosse en 1749 avec 2 500 colons et a fondé la ville de Chebucto (plus tard Halifax). Son principal défi a été de protéger la colonie contre les raids Mi’kmaq et contre la menace des Français de Louisbourg. Craig, Sir James Henry (1748 à 1812) Capitaine-général et gouverneur en chef du Haut-Canada et du Bas-Canada de 1807 à 1811. Craig a beaucoup renforcé le nationalisme canadien-français par ses efforts vigoureux pour supprimer les réformes politiques qui accorderaient plus de pouvoirs à la Chambre d’assemblée élue du Bas-Canada. Il a également proposé des mesures visant à assimiler les Canadiens français. En 1810, il a fait arrêter les chefs du Parti canadien et les a emprisonnés sans procès. Crowfoot (1830? – 1890) Chef aborigène, reconnu autrefois pour avoir été un allié du gouvernement canadien, on lui confia en 1877 un rôle important dans la négociation du Traité numéro 7 au nom des Indiens des Plaines. En tant que chef des Pieds-Noirs, il était respecté par les commerçants de fourrures et avait maintenu de bonnes relations avec eux, et il fit la paix avec les tribus voisines des Cris. Il avait adopté un Cri, Poundmaker, et il s’est montré heureux de voir l’arrivée de la Police à cheval du Nord-Ouest dans la région en 1874 pour enrayer le commerce du whisky. Il a toutefois perdu ses illusions à l’égard du gouvernement fédéral en 1881, lorsque sa tribu s’installa sur des réserves peu maintenues et misérables. D Dalhousie, George Ramsay, neuvième comte de (1770 à 1838) Gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 1816 à 1820 et gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique de 1820 à 1828. Soldat jusqu’à la fin de la bataille de Waterloo, Dalhousie était un gouverneur autoritaire et, à ce titre, il était souvent en désaccord avec les politiciens canadiens-français. Un de ses actes les plus dignes de mention pendant son mandat en Nouvelle-Écosse était la fondation du Dalhousie College à Halifax en 1818, qui est plus tard devenu la Dalhousie University. Diefenbaker, John (1895 – 1979) Avocat et politicien canadien; premier ministre de 1957 à 1963. Malgré le fait qu’il soit progressiste-conservateur, son gouvernement fut responsable de l’introduction d’une série de réformes sociales radicales. Son gouvernement fut le premier à accorder aux peuples aborigènes le droit de vote et il nomma le premier autochtone à siéger au Sénat. Diefenbaker a également nommé la première femme à siéger Cabinet. Le taux élevé du chômage et la dévaluation du dollar ont toutefois eu raison de sa popularité, et il fut défait par Lester Pearson. Robert Stanfield lui succéda comme chef du parti en 1967, mais il continua de siéger en Chambre jusqu’à sa mort. Dorchester, Guy Carleton, premier baron (1724 à 1808) Voir Carleton, Guy. Douglas, sir James (1803 – 1877) Commerçant de fourrure et politicien canadien. Gouverneur de l’île de Vancourer entre 1851 et 1863, puis gouverneur de la Colombie-Britannique de 1858 à 1864. Durant les années 1840, il était en charge du commerce pour la Compagnie de la Baie d’Hudson et déménagea les quartiers-généraux de la compagnie du Fort Vancouver au Fort Victoria sur l’île de Vancouver. Au début des années 1850, il supervisa les Traités Douglas qui permirent à la colonie d’acquérir des territoires aborigènes sur l’île de Vancouver pour servir à la colonisation et à l’industrialisation. Il faut noter qu’il était d’ascendance écossaise et antillaise et qu’il avait épousé une descendante métisse. Durham, John George Lambton, premier comte de (1792 à 1840) Politicien et diplomate britannique; brièvement gouverneur général et haut-commissaire de l’Amérique du Nord en 1838. Connu sous le nom de « Radical Jack » pour ses opinions libérales rigoureuses, Durham a été choisi comme gouverneur et a obtenu le mandat d’enquêter sur les rébellions de 1837 dans le Haut-Canada et le Bas-Canada. Il n’est pas resté longtemps au Canada, démissionnant seulement quatre mois après son arrivée. Dans son Report on the Affairs in British North America, il a formulé un certain nombre de recommandations controversées. Les principales recommandations étaient la réunion des Canadas pour accélérer l’assimilation des Canadiens français et l’introduction du gouvernement représentatif. E Elgin, James Bruce, huitième comte d’ (1811 à 1863) Gouverneur général du Canada de 1847 à 1854. Elgin et Earl Grey, le secrétaire aux colonies, croyaient que l’octroi du gouvernement responsable au Canada était la meilleure façon de résoudre les problèmes politiques du Canada. Le premier gouvernement responsable en Amérique du Nord britannique a été formé en Nouvelle-Écosse en 1847, bientôt suivi par le Canada. Elgin a adopté le Bill des pertes de la rébellion en 1849, malgré le fait qu’il ne l’approuvait pas. Il a également négocié le Traité de réciprocité de 1854 avec les États-Unis. F G Galt, Sir Alexander Tilloch (1817 à 1893) Politicien; Père de la Confédération. Né à Londres, il a émigré au Canada en 1835. Il est devenu un administrateur de renom dans les chemins de fer et est entré en politique comme réformateur en 1849, représentant Sherbrooke de 1849 à 1850 et de 1853 à 1867. Galt a été un personnage clé de la Confédération depuis la fin des années 1850 et il a participé aux conférences de Québec et de Londres. Il s’est retiré du Parlement en 1871 mais a continué de faire de la politique active. Entre 1880 et 1883, il a été le premier haut-commissaire canadien à Londres, faisant la promotion de l’investissement dans l’immigration canadienne. Galt, John (1779 à 1839) Romancier écossais et fondateur de la Canada Company. Comme on lui avait demandé d’aider les gens du Haut-Canada qui cherchaient à être dédommagés pour les pertes subies pendant la guerre de 1812, il a eu l’idée de promouvoir la colonisation britannique au Canada par l’entremise d’une compagnie de spéculation foncière. La compagnie a été fondée en 1825 et il est venu au Canada en 1826. En raison de difficultés avec les directeurs de la compagnie, il a été renvoyé en 1829 et est rentré en Angleterre. Il était le père de Sir Alexander Tilloch Galt. George III (Grande-Bretagne) (1738 à 1820) Roi de Grande-Bretagne de 1760 à 1820. On se rappelle surtout de George III comme le roi du temps de la Révolution américaine et pour ses accès de folie qui pourraient avoir été causés par une maladie héréditaire. Les critiques l’ont blâmé pour la perte de l’Amérique, même s’il n’était pas directement responsable de la révolution. Il a également été accusé d’avoir tenté d’augmenter le pouvoir de la monarchie. Sa folie est apparue pour la première fois en 1788-1789, est revenue en 1801 et est devenue permanente en 1810. Son fils et héritier, George IV, a régné comme régent jusqu’à sa mort. Germain, George Sackville, premier vicomte (1716 à 1785) Secrétaire d’État britannique pour les colonies de 1775 à 1782. Officier dans l’armée dans sa jeunesse, il a été disgracié lors de la bataille de Minden en 1758. Il a travaillé fort pour se racheter et a fini par réussir à s’élever au poste de secrétaire pour les colonies. Il s’est farouchement opposé à la Révolution américaine et il croyait que les Britanniques finiraient par gagner. Une série de malentendus sur la situation là-bas et son caractère querelleur ont cependant contribué à la défaite. Il a pris le nom de Germain en 1770 en vertu des dispositions d’un testament et il a été fait vicomte lorsqu’il a démissionné de son poste en 1782. Gladstone, James (1887 – 1971) Activiste politique et politicien aborigène et canadien. Membre de la nation des Gens-du-Sang de l’Alberta, il passa la majeure partie de sa vie à lutter pour une plus grande participation entre les peuples aborigènes et le gouvernement canadien. Il prôna aussi le droit des aborigènes à une meilleure éducation et à plus de respect pour leurs droits issus des traités. Gladstone fut président de l’Indian Association of Alberta (IAA), et fut délégué à Ottawa à trois reprises pour discuter des amendements à la Loi sur les Indiens. En février 1958, il devint le premier aborigène à être nommé au Sénat. Glenelg, Charles Grant, baron (1778 à 1866) Politicien britannique; secrétaire d’État pour la guerre et les colonies de 1835 à 1839. Glenelg a occupé de nombreux postes politiques avant de devenir secrétaire pour les colonies. Il était en fonction pendant les rébellions de 1837 et de 1838 dans le Haut-Canada et le Bas-Canada et il a été sévèrement critiqué pour sa politique indécise. Il a démissionné sous la pression de ses collègues du Cabinet en 1839. Gordon, Arthur Hamilton (1829 à 1912) Politicien britannique et administrateur des colonies, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick de 1861 à 1866. Cadet de George Hamilton Gordon, quatrième comte d’Aberdeen (plus tard premier ministre), il a été secrétaire privé de son père et a également occupé un siège au Parlement pendant trois ans. Lors de son mandat au Nouveau-Brunswick, il fait la promotion de l’Union des Maritimes comme une façon d’assurer une défense plus solide contre les États-Unis et de réduire les coûts d’administration. Il a été déçu lorsque la Confédération a remplacé l’Union des Maritimes à l’ordre du jour des conférences de Charlottetown et de Québec mais a appuyé la Confédération malgré tout. Après avoir quitté le Nouveau-Brunswick, il a occupé un certain nombre d’autres postes dans les colonies. Gosford, Archibald Acheson, second comte de (1776 à 1849) Politicien britannique; gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique de 1835 à 1837. Un modéré ayant une préférence pour la conciliation, Gosford a été nommé gouverneur de l’Amérique du Nord britannique (sauf Terre-Neuve) avec pour mandat d’enquêter sur les problèmes politiques du Bas-Canada. Sa politique de « conciliation sans concession » à l’égard de Louis Joseph Papineau et d’autres nationalistes canadiens-français lui a aliéné les habitants britanniques de la province sans gagner les extrémistes français à sa cause. Elle a toutefois divisé le mouvement nationaliste en modérés et extrémistes, ce qui a réduit le soutien accordé aux rébellions. Il a démissionné la veille de la rébellion de 1837. Il s’est plus tard opposé à l’Acte d’Union de 1840. Grenville, William Wyndham Grenville, baron (1759 à 1834) Politicien britannique. Grenville a occupé un certain nombre de postes ministériels avant de devenir secrétaire du ministère des Affaires intérieures de 1789 à 1791, et il a joué en cette qualité un rôle dans l’adoption de l’Acte constitutionnel de 1791. Après cela, il a été secrétaire aux Affaires étrangères jusqu’en 1801. Il appuyait l’octroi de droits plus importants aux catholiques romains et il a adopté, en qualité de chef d’un gouvernement de coalition, la loi abolissant la traite des esclaves en 1807. Grey, Sir Edward Grey, premier vicomte (1862 à 1933) Politicien britannique; secrétaire aux Affaires étrangères de 1892 à 1895 et de 1905 à 1916. Grey a été l’acteur principal derrière la conclusion de la Triple Entente entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie en 1907. Il a été critiqué pour avoir exercé sa diplomatie en secret et certains ont fait valoir que si l’Allemagne avait connu l’intention de la Grande-Bretagne d’entrer en guerre pour défendre la France, la Première Guerre mondiale n’aurait peut-être pas eu lieu. Il est devenu vicomte en 1916. Grey, Henry Grey, troisième comte (1802 à 1894) Politicien britannique; secrétaire d’État pour les colonies de 1846 à 1852. Grey est entré en politique en 1826 et a occupé de nombreux postes, y compris secrétaire pour la guerre (1835 à 1839), avant de devenir secrétaire pour les colonies. Il était un fidèle partisan des réformes parlementaires et de l’émancipation des catholiques. Son neveu, Albert Henry George Grey, a été gouverneur général du Canada de 1904 à 1911. H Haldimand, Sir Frederick (1718 à 1791) Soldat britannique et administrateur des colonies; gouverneur du Québec de 1778 à 1786. La Révolution américaine a eu lieu pendant qu’il était en poste au Québec et, en conséquence, une grande partie de ses travaux visait à y assurer la stabilité de la situation politique . En outre, il a envoyé des groupes d’attaque à la frontière américaine. Après la guerre, il a été chargé d’établir les loyalistes. Harper, Elijah (1949 – ) Politicien aborigène et canadien. Il entama sa carrière politique au Manitoba en 1981 et fit son entrée dans le Cabinet de cette province en 1986 en tant que ministre sans portefeuille pour les Affaires autochtones. L’année suivante, il fut élu ministre des Affaires du Nord pour la province. Mais il est surtout connu pour son obstruction lors des discussion sur l’Accord du lac Meech en 1990 à l’Assemblée législative du Manitoba, ce qui contribua à faire échouer l’Accord. Il s’opposait à l’Accord en faisant valoir qu’il diminuerait le pouvoir des aborigènes et qu’il perpétuerait un mythe selon lequel seuls les Anglais et les Français ont bâti le Canada. Harvey, Sir John (1778 à 1852) [anchor: harvey Soldat britannique qui a combattu pendant la guerre de 1812; plus tard, il est devenu administrateur des colonies comme lieutenant-gouverneur de l’Île-du-Prince-Édouard de 1836 à 1841, de Terre-Neuve de 1841 à 1846 et de la Nouvelle-Écosse de 1846 à 1852. En qualité de gouverneur de l’Île-du-Prince-Édouard, il a fait fonction de conciliateur entre les propriétaires forains et les fermiers et il a également réglé les difficultés éprouvées par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Il a en outre négocié un traité sur la frontière du Maine qui a empêché la guerre mais qui a également entraîné son congédiement. Il a toutefois été rapidement nommé à un autre poste et il est connu comme l’un des meilleurs gouverneurs de son époque. Head, Sir Francis Bond (1793 à 1875) Soldat britannique, auteur et administrateur des colonies; lieutenant-gouverneur du Haut-Canada de 1835 à 1839. Lorsqu’il est entré en fonction comme gouverneur, il a nommé plusieurs réformateurs modérés au Conseil exécutif. Toutefois, lorsqu’il a omis de les consulter, ils ont démissionné. Après cela, la relation est devenue de plus en plus hostile. Lors de l’élection suivante, Head a participé personnellement à la campagne. Cela s’est traduit par une victoire au scrutin mais a également contribué, en fin de compte, à l’extrémisme qui a mené à la rébellion de 1837. En 1836, il s’efforça de mettre fin à la tradition britannique de donner des cadeaux aux autochtones concernés par le Traité de Niagara. Il a aussi tenté, mais sans succès, de fonder une colonie aborigène sur l’île Manitoulin dans le nord de l’Ontario actuel. Hillsborough, Wills Hill, comte de (1718 à 1793) (premier marquis de Downshire après 1779) Politicien britannique; secrétaire d’État pour les colonies de 1768 à 1772. En plus du poste de secrétaire pour les colonies, Hillsborough a occupé de nombreux autres postes élevés au gouvernement. Il était secrétaire d’État du ministère Américain pendant la Révolution, au cours de laquelle il s’est opposé à ce que l’on fasse des concessions aux colons. En raison du piètre résultat de la guerre, il est devenu très impopulaire. Hopson, Peregrine Thomas (? – 1759) Officier de l’armée britannique et gouverneur de Louisbourg, de l’île du Cap-Breton et de la Nouvelle-Écosse. Hopson croyait fermement que les colonies de l’Amérique du nord britannique des années 1750 pouvaient être défendues contre les Français en établissant des liens étroits avec les Acadiens et les aborigènes. En 1752, il a signé un traité de paix et d’amitié avec les Micmacs qui fut de courte durée. Il fut obligé de quitter l’Amérique du Nord britannique et de renoncer à toutes ses fonctions avant 1758 en raison d’une santé fragile. Il est mort l’année suivante. Howe, Joseph (1804 à 1873) Propriétaire de journal et politicien néo-écossais; premier ministre de 1860 à 1863, lieutenant-gouverneur en 1873. Étant réformateur, Howe était fréquemment en désaccord avec les gouverneurs de l’époque. Toutefois, en raison de son travail, la Nouvelle-Écosse a été la première colonie à obtenir le gouvernement responsable en 1848. Il était farouchement contre la Confédération et il a voyagé jusqu’à Londres pour s’y opposer. Une fois la Confédération adoptée et après avoir réalisé qu’elle était irréversible, il a accepté un poste dans le Cabinet fédéral. I J Johnson, sir William (1715? – 1774) Surintendant britannique des Affaires indiennes vers les années 1750 et 1760. Il représenta le gouvernement britannique durant la négociation du Traité de Niagara en 1764 avec les aborigènes et participa à d’autres négociations dans le but de favoriser des relations plus harmonieuses entre les aborigènes et les Britanniques à cette époque. Il mena aussi les aborigènes dans des engagements contre les Britanniques durant la guerre de Sept Ans. K Kempt, Lieutenant-général Sir James (1764 à 1854) Soldat britannique et administrateur des colonies; lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 1820 à 1828 et du Bas-Canada de 1828 à 1830. Au Bas-Canada, il a réussi à réduire les tensions qui étaient nées entre Louis-Joseph Papineau et le gouverneur Dalhousie. King, William Lyon Mackenzie (1874 – 1950) Consultant dans le domaine du travail et politicien canadien; premier ministre de 1921 à 1926, de 1926 à 1930, et de 1935 à 1948. Il fut celui qui occupa le poste de premier ministre pendant le plus grand nombre d’années dans l’histoire du Canada, ayant à son actif 21 ans de services, et il était le petit-fils maternel de William Lyon Mackenzie, chef de la Rébellion de 1837 dans le Haut-Canada. Il remplit plusieurs fonctions dans le Cabinet du gouvernement de Wilfrid Laurier, dont celui de ministre du Travail en 1908. Il présenta aussi plusieurs réformes dans le domaine social introduisant les pensions de sécurité de vieillesse en 1927, l’assurance-chômage en 1940 et les allocations familiales en 1944. Il réussit à retarder l’adoption en Chambre d’un projet de loi controversé sur la conscription jusqu’à la fin de 1944, ceci dans le but d’éviter la colère des électeurs du Québec qui s’étaient fermement opposés au service militaire obligatoire. Voir aussi l’affaire Byng-King. L LaFontaine, Louis-Hippolyte (1807 à 1864) (également LaFontaine) Politicien canadien; premier ministre de la province du Canada de 1848 à 1851. LaFontaine est entré en politique au Bas-Canada en 1830 comme partisan de Louis-Joseph Papineau, mais il s’est opposé à la violence de la rébellion de 1837. Il a été arrêté en 1838 mais a été rapidement remis en liberté et il est devenu un défenseur des réformes modérées. En 1848, Lord Elgin lui a demandé de former le premier gouvernement responsable de la province. Son ministère a adopté le Bill des pertes de la rébellion et la Loi d’amnistie de 1849 pour pardonner aux rebelles des rébellions de 1837 et de 1838. Il s’est retiré de la politique en 1851 et il est devenu baronnet en 1854. Laird, David (1833 – 1914) Éditeur et politicien canadien. Nommé lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest en 1881 et commissaire aux affaires indiennes à Winnipeg en 1898. Il était responsable des négociations des Traités numéros 7 et 8 en 1877 et 1899 avec les Indiens des Plaines, et il était conseiller au ministère des Affaires indiennes à Ottawa entre 1909 et 1914, date de sa mort. Il était reconnu pour ses contacts avec les divers chefs aborigènes qui le respectaient pour sa coutume de toujours tenir ses promesses. Langevin, sir Hector-Louis (1826 – 1906) Journaliste, avocat et politicien canadien. Considéré comme un des Pères de la Confédération car il a s’est porté à la défense des intérêts du Québec lors des conférences de Charlottetown et de Québec dans les années 1860. Il fut secrétaire d’État et secrétaire des Affaires indiennes sous le règne de sir John A. Macdonald de 1867 à 1869. Il fut désigné ministre des Travaux publics en 1869 et a pris la direction de l’aile québécoise du parti conservateur en 1873. Il s’est retiré de la politique en 1896. Laurier, Sir Wilfrid (1841 à 1919) Politicien canadien; premier ministre de 1896 à 1911. Laurier a commencé sa carrière comme avocat en 1864 et est entré en politique en 1871 à la législature du Québec. Il a plus tard été élu au Parlement en 1874 et y est resté jusqu’à sa mort. Il est devenu chef du Parti libéral en 1887 et, en 1896, il est devenu premier ministre. Il a été un premier ministre habile et pratique, cherchant les compromis et évitant soigneusement les conflits. Il a toutefois mal évalué l’opinion publique lorsqu’il a fait la promotion de la réciprocité en 1911 et il a perdu les élections cette année-là. Il est resté au Parlement comme chef de l’opposition et il a appuyé la participation du Canada à la Première Guerre mondiale, même s’il s’opposait à l’imposition de la conscription par le gouvernement en 1917. Cela a divisé le gouvernement canadien mais a accru sa popularité au Québec. Lawrence, Charles (1709 à 1760) Soldat britannique, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 1753 à 1756, gouverneur de la Nouvelle-Écosse à partir de 1756 à 1760. Lawrence était un soldat accompli ayant participé à de nombreuses actions contre les Français en Amérique du Nord. On se souvient de lui principalement pour la déportation des Acadiens en 1755. Après cela, il a été chargé de peupler la colonie de sujets britanniques. Liverpool, Robert Banks Jenkins, second comte de (1770 à 1828) Politicien britannique; secrétaire d’État pour la guerre et les colonies de 1809 à 1812, premier ministre de la Grande-Bretagne de 1812 à 1827. Liverpool était un politicien conservateur qui s’opposait aux réformes parlementaires et qui écrasait parfois les dissidents au moyen de mesures sévères, comme la suspension de l’habeas corpus. Ses actions ont divisé le pays et ont contribué à sa propre mauvaise santé. Louis XIII (France) (1601 – 1643) Louis XIII est devenu roi de France alors qu’il avait 9 ans après l’assassinat de son père. La responsabilité lui revient d’avoir étendu les frontières de la Nouvelle-France en encourageant la colonisation vers l’ouest, le long du St-Laurent, depuis la ville de Québec jusqu’à Montréal. Louis XIII était également un absolutiste qui, avec l’aide du Cardinal Richelieu, a œuvré pour accroître les pouvoirs de la Couronne française aux dépens de l’aristocratie. Son fils de cinq ans, Louis XIV, lui succéda comme roi de France. Louis XIV (France) (1638 à 1715) Roi de France de 1643 à 1715. Couronné roi alors qu’il était un jeune enfant, Louis XIV n’a assumé pleinement le contrôle du gouvernement qu’en 1661. Louis XIV a centralisé la monarchie au point où la noblesse du pays dépendait de lui. Il a également réformé les finances du pays par l’entremise de son principal ministre, Jean Baptiste Colbert. Ce travail a été miné par une succession de guerres. Grand protecteur des arts, il est connu comme le Roi-Soleil pour la splendeur de sa cour. Lytton, Edward George Earle Lytton, Bulwer-Lytton, premier baron (1803 à 1873) Auteur et politicien britannique; secrétaire d’État pour les colonies de 1858 à 1866. Lytton était un écrivain sensible et romantique ayant rédigé beaucoup de romans et d’essais sur la politique. Ses travaux étaient très populaires, ce qui l’a aidé dans sa carrière politique. Il s’est exprimé en faveur du Bill de réforme de 1832, qui accordait le droit de vote à beaucoup d’hommes des classes inférieures. M Macdonald, Sir Hugh John (1850 à 1929) Politicien canadien et fils de Sir John A. Macdonald; premier ministre du Manitoba. Ayant débuté sa carrière comme avocat, Hugh Macdonald est entré en politique au Manitoba en 1891. En 1896, il a été brièvement ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Sir Charles Tupper. En 1899, il a été élu premier ministre du Manitoba, mais il a démissionné peu après pour se présenter à l’élection fédérale. Il s’est retiré après avoir perdu. Macdonald, Sir John Alexander (1815 à 1891) Père de la Confédération; plusieurs fois co-premier ministre de la province du Canada, premier ministre après la Confédération de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891. Macdonald a débuté sa carrière comme avocat et il est entré en politique comme conseiller municipal à Kingston en 1843. Il s’est élevé rapidement et, en 1856, il était co-premier ministre de la province du Canada. En 1864, il a joint la Grande Coalition, qui cherchait à obtenir une union fédérale des provinces de l’Amérique du Nord britannique. En 1867, la Confédération est entrée en vigueur et il est devenu le premier premier ministre du Canada. Son administration est tombée suite au Scandale du Pacifique, mais il est revenu au pouvoir cinq ans plus tard et est resté premier ministre jusqu’à sa mort. Macdonald était un politicien habile, établissant des politiques adaptées à l’époque et usant généreusement du favoritisme pour récompenser et se faire des alliés, mais il était également profondément dévoué à l’unité et à la prospérité du Canada. McDougall, William (1822 –1905) Politicien canadien et ministre des Travaux publics. Il devint le premier lieutenant-gouverneur du Manitoba en 1869; lors de son arrivée, un groupe de Métis lui barrent physiquement la route, l’empêchant d’entrer dans la province. Sir Adams George Archibald le remplaça l’année suivante. Les Métis se méfiaient beaucoup de McDougall parce que, lorsqu’il fut nommé ministre des Travaux publics en 1867, il a introduit des résolutions au Parlement qui ont entraîné l’achat de la Terre de Rupert – dont la colonie de la Rivière Rouge – en 1868. McKee, Thomas (1770? – 1814) Officier de milice et de l’armée canadienne, administrateur du ministère des Affaires indiennes et politicien qui était peut-être shawnee aux trois-quarts. Il devint surintendant des Affaires indiennes en 1797. Durant les années 1790, il a encouragé et parfois même participé avec les aborigènes à des attaques contre des forts américains. Plus tard, il fut responsable des négociations concernant la cession à la Couronne de territoires appartenant aux aborigènes. Avant 1805 ou 1806, il s’est enrôlé dans la milice britannique, et s’est éventuellement hissé au rang de commandant de bataillon, un poste qu’il a conservé tout au long de la guerre de 1812. Alors qu’il fut souvent loué pour ses efforts au cours de cette guerre, ses problèmes d’alcool l’ont éventuellement conduit à être perçu comme un incompétent. Il fut retiré de ses fonctions sur le terrain et il est décédé en 1814 alors qu’il se rendait à Montréal. Mackenzie, Alexander (1822 à 1892) Politicien canadien et rédacteur en chef de journal; premier ministre de 1873 à 1878. Né en Écosse, Mackenzie a immigré au Canada en 1842. Il a travaillé un certain temps comme maçon et entrepreneur de bâtiment, puis est devenu rédacteur en chef d’un journal réformateur dans les années 1850. Il est entré en politique en 1861 comme membre de l’Assemblée législative de la province du Canada. Il est devenu premier ministre après que le Scandale du Pacifique ait entraîné la chute du gouvernement conservateur dirigé par Sir John A. Macdonald. Le fait qu’il n’ait pas pu obtenir un second mandat a été attribué par certains à son manque d’imagination et de leadership à la Chambre des communes, bien qu’il ait tout de même créé la Cour suprême et le Bureau du Vérificateur général. Mackenzie, William Lyon (1795 à 1861) Propriétaire de journal et politicien canadien; chef de la rébellion dans le Haut-Canada en 1837. Mackenzie est né en Écosse et est venu au Canada en 1820. En 1824, il a fondé le journal Colonial Advocate qu’il a utilisé pour critiquer le Pacte de famille. Il a été élu pour la première fois à la Chambre d’assemblée en 1828, mais il a perdu son siège en 1836 dans une élection pendant laquelle le lieutenant-gouverneur Sir Francis Bond Head a fait campagne activement. Cela a convaincu Mackenzie qu’une révolte armée était peut-être tout ce qu’il restait à faire. La rébellion de 1837 a été cependant rapidement écrasée et il a été exilé aux États-Unis jusqu’à ce qu’il soit amnistié en 1849. Mansfield, William Murray, premier comte de (1705 à 1793) Politicien et juriste britannique. Mansfield est entré en droit en 1730 et, en 1742, était devenu solliciteur général. En 1754, il a été nommé procureur général et, en 1756, il est devenu juge en chef de la Cour du banc du roi. Il est considéré comme l’un des juges en chef les plus compétents à avoir siégé et il a exercé une influence majeure sur la jurisprudence. Son jugement de 1774 a statué que la Proclamation royale de 1763 était effectivement la constitution de la province du Québec. Marriott, James (1730 à 1803) Juriste, politicien et auteur britannique; procureur général d’Angleterre. Marriott a commencé sa carrière comme protégé, agent et pamphlétaire du Duc de Newcastle. Il a été nommé King’s Advocate (conseiller du roi) en 1764 et il a occupé ces fonctions jusqu’à ce qu’il soit fait chevalier en 1768. Il a siégé deux fois au Parlement britannique (de 1781 à 1784 et de 1796 à 1802), où il appuyait la guerre contre les colons américains. Masère, Francis (1731 à 1824) Avocat et administrateur britannique; procureur général de Québec de 1766 à 1769. Né à Londres, il a été admis au barreau en 1758. Il s’opposait à la convocation d’une assemblée élue au Québec et il a été entraîné dans des controverses aux côtés des marchands britanniques sur plusieurs questions. Son rapport de 1768 sur les solutions possibles au débat sur le droit civil et la Common law au Québec de même que ses préjugés anti-catholiques en ont fait un homme impopulaire. Il est rentré en Angleterre en 1769 mais il a continué d’écrire sur le Québec. Meighen, Arthur (1874 – 1960) Courtier de placements, enseignant et politicien canadien, premier ministre de 1920 à 1921 et de juin à septembre 1926. Il a servi dans le Cabinet de Robert Borden et devint premier ministre après la retraite de Borden en 1920. Par contre, l’appui qu’il donna à des mesures impopulaires, telles que des tarifs douaniers élevés et la conscription militaire durant la Première Grande guerre, de même que son mépris pour les grèves ouvrières, l’ont conduit à la défaite l’année suivante devant William Lyon Mackenzie King. Il accéda de nouveau au pouvoir pour une brève période de trois mois en 1926, au cours de l’affaire Byng-King. Il démissionna du Parlement en 1927, bien qu’il devint un membre du Sénat en 1932. Il allait assumer la charge de chef du parti conservateur pour une courte période en 1941-1942. Metcalfe, Charles Theophilus, premier baron (1785 à 1846) Administrateur britannique des colonies; gouverneur général de la province du Canada de 1843 à 1845. Après avoir occupé de nombreux autres postes dans les colonies, Metcalfe est arrivé au Canada en 1843 avec pour instructions de ne pas s’engager sur la voie du gouvernement responsable. Cela a provoqué la démission du ministère de l’époque, dirigé par Louis-Hippolyte LaFontaine. Les élections qui ont suivi ont produit une administration conservatrice avec laquelle il a travaillé jusqu’à ce qu’il quitte son poste pour cause de maladie. Milnes, Sir Robert Shore (1754 à 1837) Soldat britannique et administrateur des colonies; lieutenant-gouverneur du Bas-Canada de 1799 à 1808. Il a occupé brièvement le poste de gouverneur de la Martinique en 1795. Il a quitté le Bas-Canada en raison de sa mauvaise santé en 1805, mais il est resté lieutenant-gouverneur jusqu’en 1808. Il est devenu baronnet du Royaume-Uni en 1801. Montcalm, Louis-Joseph de, marquis de Montcalm (1712 – 1759) Adversaire du général James Wolfe lors de la bataille des Plaines d’Abraham en septembre 1759. Tout comme son homologue anglais, Montcalm était issu de la classe aristocratique et s’est enrôlé dans l’armée à un jeune âge. Également comme Wolfe, il est mort lors de cette bataille. Il était en profond désaccord avec Pierre Vaudreuil, le gouverneur général de la Nouvelle-France, car Vaudreuil était un natif de la colonie et n’était pas membre de l’aristocratie française. Cette situation entraîna des divisions à la tête de l’administration lorsque Montcalm fut promu lieutenant-général en octobre 1758. Morris, Alexander (1826 – 1889) Politicien et avocat canadien. Nommé juge en chef du Manitoba en 1872, il devint lieutenant-gouverneur de la province de 1873 à 1877. Il fut également lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest de 1872 à 1876. Il a présidé les négociations des Traités numéros 3 à 6 puis, en 1880, a écrit un livre au sujet des traités en général. Il fut cependant incapable de préserver des terres pour les Métis sur les Prairies, ce qui a contribué à attiser les troubles qui ont conduit à la Rébellion du Nord-Ouest en 1885. Mulroney, Brian (1939 – ) Avocat et politicien canadien; premier ministre de 1984 à 1993. Son gouvernement progressiste-conservateur a remporté deux mandats électoraux malgré ses politiques économiques impopulaires. Grâce à une faible opposition, il implanta des politiques souvent dénigrées par les Canadiens, dont la taxe sur les produits et services (TPS), l’Accord de libre-échange avec les États-Unis en 1988 (ALE) suivi de son complément, l’Accord de libre-échange Nord-américain (ALENA) en 1992. Il joua un rôle de premier plan dans la négociation des Accords du lac Meech et de Charlottown qui ont échoué en 1987 et 1992. Il démissionna de son poste de premier ministre et s’est retiré de la politique en 1993. Murray, Sir George (1772 à 1846) Soldat et politicien britannique, secrétaire d’État pour les colonies de 1828 à 1830. Après une longue et brillante carrière militaire (il a servi pendant les guerres napoléoniennes), Murray a été nommé lieutenant général du Haut-Canada. Il est arrivé en 1814, mais il est reparti peu après pour rejoindre l’armée, qui se préparait pour la bataille de Waterloo. Il n’est cependant pas arrivé à temps pour combattre et, en 1823, il était entré en politique. En 1828, il a été nommé secrétaire pour les colonies et il a appuyé le Bill de réforme qui accordait le droit de vote à beaucoup d’hommes des classes inférieures. Il a connu un succès mitigé au Parlement, perdant son siège à plusieurs reprises, mais il a occupé une charge publique jusqu’à six mois avant sa mort. Murray, James (1721 or 1722 à 1794) Soldat britannique et administrateur des colonies; gouverneur de la province de Québec de 1764 à 1766. Murray a servi sous les ordres de Wolfe lors de la prise de Québec en 1759 et il a occupé la ville comme gouverneur militaire jusqu’à la conclusion de la guerre de Sept Ans en 1763. En 1764, il a été nommé premier gouverneur civil de la province de Québec. En cette qualité, il favorisait les habitants canadiens-français aux dépens des marchands britanniques fraîchement arrivés. Les marchands ont présenté une pétition demandant sa destitution, ce qui a mené à son rappel. On lui a donné raison mais il n’est pas retourné au Québec. Ses recommandations visant le maintien du droit civil français dans la province et l’ouverture des postes gouvernementaux aux catholiques ont été adoptées dans l’Acte de Québec de 1774. N Neilson, John (1776 à 1848) Propriétaire de journal et politicien québécois. Né en Écosse, Neilson est venu au Canada en 1791 et est rapidement devenu propriétaire du journal bilingue La Gazette de Québec/The Québec Gazette. Il a siégé à la Chambre d’assemblée de 1818 à 1833 et de 1841 à 1844. Il était un grand défenseur des droits des Canadiens français et il a fait campagne contre plusieurs efforts visant à réunir le Haut-Canada et le Bas-Canada. Ses points de vue n’étaient toutefois pas aussi radicaux que ceux de Louis-Joseph Papineau et il n’a pas participé aux rébellions de 1837 et de 1838 dans le Bas-Canada. Il a siégé au Conseil législatif de 1844 jusqu’à sa mort. O P Papineau, Louis-Joseph (1786 à 1871) Seigneur et politicien québécois; chef des rébellions de 1837 et de 1838 dans le Bas-Canada. Papineau est entré en politique en 1809 et était d’abord un modéré désirant changer la structure du pouvoir de l’époque, dominée par les amis et alliés du gouverneur (la Clique du Château). Ses points de vue sont devenus progressivement plus radicaux et, à la fin des années 1820, il utilisait des tactiques de boycott et d’obstruction à la Chambre d’assemblée pour tenter de forcer le changement. L’Assemblée a présenté les Quatre-vingt-douze résolutions de 1834, exigeant un changement de fond en comble au gouvernement. Les autorités britanniques ont rejeté ces résolutions, ce qui a pavé la voie aux rébellions de 1837 et de 1838. Papineau a été un acteur clé dans ces rébellions et, lorsqu’elles ont été écrasées, il a été exilé. Il est revenu en vertu d’une amnistie en 1844 et est rentré en politique en 1848. Après cela, toutefois, son influence s’était considérablement réduite, même s’il a aidé à fonder le Parti rouge. Ses points de vue étaient souvent contradictoires et parfois égocentriques (il défendait par exemple le système seigneurial tout en se prétendant libéral et républicain) mais il est toujours considéré comme un personnage important dans l’histoire du Québec. Pearson, Lester (1897 – 1972) Professeur, diplomate et politicien canadien; premier ministre de 1963 à 1968. En 1952, il fut nommé président de l’Assemblée générale des Nations Unies, et a introduit le concept d’une force de maintien de la paix – composée surtout de troupes canadiennes – lors de la crise du Canal de Suez en 1956. Ses efforts dans ce domaine lui ont valu le prix Nobel de la Paix en 1957. Le style conciliant qu’il adopte dans son rôle de premier ministre au milieu des années 1960 a fait en sorte que son gouvernement s’est constamment retrouvé mêlé à des scandales et à des fiascos budgétaires. L’héritage laissé par son gouvernement libéral comprend toutefois un programme universel d’assurance-maladie, un nouveau drapeau canadien, un régime de pensions du Canada (RPC) et une nouvelle loi sur l’immigration. Il s’est retiré de la vie politique en 1968. Philipps, Richard (1661 à 1750) Soldat britannique et administrateur des colonies, gouverneur de la Nouvelle-Écosse (y compris l’Acadie) de 1717 à 1749. De 1729 à 1730, Philipps a permis aux Acadiens de prononcer un serment modifié dans lequel ils n’avaient pas à jurer loyauté mais seulement neutralité. Il a passé peu de temps en Nouvelle-Écosse. Pontiac (1720? – 1769) Chef aborigène des Outaouais qui a dirigé un soulèvement indigène contre les Britanniques au Fort Détroit en 1763. Il prit également la tête d’une alliance des Premières Nations qui a entraîné la mort ou la capture de 46 soldats à Pointe Pelée dans le sud-ouest de l’Ontario actuel. En 1765, il signa un traité de paix avec les Britanniques à la condition que le traité n’enlèverait pas d’autres terres sur le territoire indien. Certains aborigènes se tournèrent contre lui et le forcèrent à l’exil jusqu’à ce qu’il soit assassiné par un autre autochtone. Portland, William Cavendish Bentinck, troisième duc de (1738 à 1809) Politicien britannique; secrétaire aux Affaires intérieures de 1794 à 1801, premier ministre en 1783 et de 1807 à 1809. Pendant les guerres napoléoniennes, il était responsable de la suspension de l’habeas corpus et d’autres mesures visant à calmer le public britannique nerveux. Le second mandat de premier ministre de Portland a été gâché par les difficultés entre les ministres de son Cabinet. Il a souffert d’une attaque d’apoplexie en 1809 et est mort peu après. Poundmaker (1842? – 1886) Chef aborigène. En tant que chef de la nation des Cris des Prairies, il a refusé de signer le Traité numéro 6 en 1876, mais accepta éventuellement ses conditions. Pendant la Rébellion du Nord-Ouest en 1885, ses partisans ont saccagé le village de Battleford situé dans ce qui est aujourd’hui la province de Saskatchewan. Même si Poundmaker n’a pas participé personnellement au conflit, il fut reconnu coupable de trahison lors d’un procès subséquent. Il fut condamné à trois ans de prison, mais fut libéré après un an. Il était très malade durant son emprisonnement et il est mort quelques semaines après sa libération. Q R Richelieu, Armand Jean du Plessis, Cardinal de (1585 à 1642) Ecclésiastique et politicien français; premier ministre de 1624 jusqu’à sa mort. Richelieu est entré au séminaire en 1602 et, en 1606, a été ordonné prêtre et nommé évêque de Luçon. Pendant les 18 années suivantes, il a manœuvré pour s’élever au rang de Cardinal et de ministre en chef de Louis XIII. En qualité de ministre en chef, il a détruit le pouvoir des Huguenots, la minorité protestante en France, a réformé l’armée et la marine et a travaillé à faire de la France la nation la plus puissante d’Europe. Comme il croyait au mercantilisme, cela comprenait la promotion des intérêts français outre-mer en encourageant la croissance des colonies comme la Nouvelle-France. Il a également fait progresser l’absolutisme royal qui, en fin de compte, a centralisé les pouvoirs entre les mains de Louis XIV. Le coût de ses guerres l’a cependant rendu impopulaire. Riel, Louis (1844 à 1885) Chef des Métis, fondateur du Manitoba, politicien. Formé à la prêtrise et en droit, Riel a pris de l’importance en 1869 alors que le gouvernement canadien s’apprêtait à annexer le Nord-Ouest (anciennement appelé Terre de Rupert). En 1869, Riel a été choisi comme chef de la résistance métis, qui a débouché sur la création de la province du Manitoba en 1870. Il a été exilé pendant de nombreuses années et, même s’il a été élu deux fois au Parlement, il a été expulsé de la Chambre des communes grâce à une motion présentée par le chef orangiste Mackenzie Bowell. Il a obtenu l’amnistie en 1875 à condition de quitter le Canada pendant cinq ans, mais il a passé plusieurs mois dans un asile de Québec peu de temps après. En 1878, il est allé aux États-Unis et est devenu enseignant en 1883. Deux ans plus tard, les Métis vivant dans ce qui est aujourd’hui la Saskatchewan lui ont demandé de les représenter dans leurs revendications territoriales auprès du gouvernement fédéral. Il est revenu dans l’Ouest et la violence a rapidement éclaté. Cette fois, le gouvernement a écrasé la rébellion par la force. Riel a été accusé de trahison, trouvé coupable et condamné à mort par pendaison malgré des incertitudes quant à sa santé mentale. Ce jugement a divisé la nation selon des critères religieux et culturels et demeure controversé jusqu’à ce jour. Ripon, George Frederick Samuel Robinson, second marquis de (1827 à 1909) Politicien britannique et administrateur des colonies. Ayant été toute sa vie partisan du libéralisme et connu pour ses œuvres caritatives, Ripon a occupé plusieurs postes pendant sa carrière. Sa nomination comme gouverneur et vice-roi de l’Inde de 1880 à 1884, pendant laquelle il a introduit beaucoup de réformes populaires auprès des Indiens, compte parmi ses postes les plus importants. Il a été secrétaire d’État pour la guerre de 1859 à 1861 et de 1863 à 1866, puis secrétaire d’État pour les colonies de 1892 à 1895. Robinson, William Benjamin (1797 – 1873) Politicien canadien. Il a siégé à la législature sous l’union du Haut et du Bas-Canada entre 1841 et 1857, et fut responsable de divers traités négociés entre les aborigènes et le gouvernement colonial du Canada à compter de 1843. Il est toutefois connu surtout pour ses traités conclus durant les années 1850 et 1860 qui concernent les terres des régions du lac Huron et du lac Supérieur. Il a aidé le gouvernement à faire l’acquisition de ces terres pour permettre aux compagnies minières de s’établir dans la région et de commencer l’extraction minière en paix, sans crainte d’un conflit armé ou de représailles de la part des aborigènes – ce qui était arrivé en 1848 lors d’un incident avec la Québec Mining Company. Ross, John (1818 à 1871) Avocat et politicien canadien. Ross a occupé de nombreux postes sous Robert Baldwin, George-Étienne Cartier et John A. Macdonald. Ross était partisan de la réforme et, après l’obtention du gouvernement responsable, il a joint Cartier et Alexander Tilloch Galt à Londres afin d’exercer des pressions pour une union fédérale des provinces de l’Amérique du Nord britannique. Il est devenu sénateur en 1867. Russell, John Russell, premier comte (1792 à 1878) Politicien britannique; deux fois premier ministre, de 1846 à 1852 et de 1865 à 1866. Russell est entré en politique en 1826 et a occupé de nombreux postes ministériels avant et après ses mandats de premier ministre. Il a été secrétaire pour les colonies de 1839 à 1841, période qui coïncide avec l’Acte d’Union de 1840, et brièvement en 1855. Pendant son premier mandat de premier ministre, il a approuvé l’octroi du gouvernement responsable à l’Amérique du Nord britannique. Il était connu comme un libéral et un fidèle partisan de la réforme visant à étendre le droit de vote à davantage d’hommes des classes inférieures britanniques. S Saint-Laurent, Louis (1882 – 1973) Avocat et politicien canadien; premier ministre de 1948 à 1957. Il supervisa l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949 et améliora le programme des pensions de vieillesse et élargit la portée de l’assurance hospitalisation. Il a joué un rôle décisif en déléguant des troupes canadiennes pour la mission des Nations Unies lors de la guerre de Corée (1950-1953) et lors de la crise du Canal de Suez en 1956. Alors que le Canada profitait d’une période de grande prospérité sous son gouvernement, Saint-Laurent fut discrédité en 1956 quand son parti a tenté de passer une loi visant à forcer la construction d’un gazoduc de l’Alberta jusqu’au centre du Canada. Des hommes d’affaires américains devaient être impliqués dans la construction du pipeline, et les critiques de l’opposition ont accusé Saint-Laurent d’avoir cédé aux intérêts américains. Selkirk, Thomas Douglas, 5e comte de (1771 – 1820) Aristocrate et colonisateur britannique. En 1811, Selkirk a fait l’acquisition de terres dans ce qui est maintenant le sud du Manitoba (autrefois connu sous le nom d’Assiniboia) et, l’année suivante, il a établi une colonie d’agriculteurs à la Rivière Rouge. La colonie n’a subsisté que jusqu’en 1815 à cause des conflits avec les Métis de la région et avec la Compagnie du Nord-Ouest. La création de la colonie de Selkirk allait avoir des conséquences jusque dans les années 1860 et 1870, lorsque ces terres ont éventuellement été retournées au gouvernement canadien plutôt qu’aux Métis, ce qui a contribué aux troubles qui ont entraîné la Rébellion du Nord-Ouest en 1885. Sewell, Jonathan (1766 à 1839) Juriste et politicien du Bas-Canada; juge en chef du Bas-Canada de 1808 à 1838. Fils d’un loyaliste, Sewell s’opposait aux points de vue du Parti patriote. Il favorisait les politiques d’assimilation dans la province, y compris, entre autres, l’anglicisation du système d’éducation et l’élimination du code civil français. Simcoe, John Graves (1752 à 1806) Soldat britannique et administrateur des colonies; premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada de 1791 à 1796. Simcoe est venu en Amérique du Nord dans le cadre du combat des forces britanniques contre l’armée révolutionnaire américaine. Il a été blessé et est rentré chez lui, mais en 1791, il est revenu au Canada. Sa principale responsabilité était l’établissement des réfugiés loyalistes. En 1793, il a fondé York, qui devait plus tard devenir Toronto. Sydenham, Thomson, Charles Edward Poulett, baron (1799 à 1841) Politicien britannique et administrateur des colonies; gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique de 1839 à 1841. Il était un réformateur colonial et il favorisait des liens impériaux libéralisés mais permanents pour les colonies. Nommé dans la foulée des rébellions de 1837 et de 1838 et du Report on the Affairs in British North America de Lord Durham, il a réalisé l’union des Canadas en 1840. Même s’il n’a pas mis en œuvre le gouvernement responsable, il a tenté d’établir un Conseil exécutif composé de membres siégeant de l’Assemblée élue. Sydney, Thomas Townshend, premier baron Sydney, premier vicomte Sydney (1733-1800) Politicien britannique. Sydney a occupé plusieurs postes ministériels entre 1782 et 1789, notamment ceux de secrétaire d'État pour la guerre et de secrétaire d'État pour le Home Office. Il était opposé à la guerre américaine. Shelburne, William Petty Fitzmaurice, second comte de (1737 à 1805) Politicien britannique, premier ministre de 1782 à 1783. Shelburne a occupé de nombreux postes avant de devenir premier ministre, notamment secrétaire d’État pour le Home Office, de 1782 à 1783. Toujours opposé à la guerre américaine, il a conclu le Traité de Paris de 1783, accordant l’indépendance à l’Amérique. Il était réformateur et libéral mais était malgré tout également l’un des politiciens les plus impopulaires de son époque. T Talon, Jean (1625 ou 1626 à 1694) Administrateur colonial français, intendant de la Nouvelle-France de 1665 à 1668 et de 1669 à 1672. Talon a débuté sa carrière dans l’administration militaire et a rapidement acquis une réputation d’homme intelligent et talentueux. Sa principale responsabilité en Nouvelle-France était d’établir une administration, un système de justice et une économie stables. Il a obtenu des pouvoirs considérables qui en ont fait un homme plus influent que ses supérieurs théoriques, l’évêque et le gouverneur. Sous son administration, la province s’est consolidée et a grandi. Tecumseh (1768? – 1813) Chef de guerre shawnee. Tout comme Joseph Brant, il tenta mais échoua dans ses tentatives de créer des alliances avec les nations aborigènes afin de se protéger des empiétements américains sur le territoire indien. Il était présent à la bataille de Fallen Timbers en 1794, une des batailles qui ont trouvé issue dans le Traité de Jay. Il s’est rallié aux forces britanniques durant la guerre de 1812, mais fut tué au cours de la bataille de Moraviantown en octobre 1813 après la retraite des Britanniques. Sa mort a entraîné la fin définitive de la résistance des Aborigènes contre les Américains au sud des Grands Lacs. Thompson, John (1845 – 1894) Politicien canadien; premier ministre du Canada de 1892 à 1894. Il fut invité à devenir membre du Cabinet de John A. Macdonald en 1885 et il a consacré la majeure partie de son temps à ses fonctions de ministre de la Justice. C’est ainsi qu’il représenta le Canada lors des négociations avec les États-Unis et la Grande-Bretagne concernant les droits de pêche et les questions de droits d’auteur. Il fut également responsable de la refonte du Code criminel durant la titularisation de John Abbot au début des années 1890. En tant que premier ministre, Thompson supervisa la dispute avec les États-Unis à propos de la chasse aux phoques dans la mer de Béring et le règlement de la question des écoles dans les Territoires du Nord-Ouest. Il est mort subitement en Angleterre d’une crise cardiaque, et est le seul premier ministre qui soit mort en fonction. Trudeau, Pierre Elliot (1919 à 2000) Politicien et écrivain canadien; premier ministre de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984. Grand opposant du nationalisme québécois, il est entré en politique fédérale en 1965 et est devenu ministre de la Justice en 1967. À ce poste, il a apporté de nombreux changements pour libéraliser les lois sur l’avortement, l’homosexualité et les loteries publiques. Il a été élu l’année suivante pendant une vague de popularité qu’on a baptisée la « Trudeaumania ». Il était premier ministre pendant la Crise d’octobre, le référendum québécois sur la souveraineté-association en 1980 et la canadianisation de la Constitution en 1982. Après sa retraite en 1984, il est intervenu à plusieurs occasions pour aider à contrer les efforts visant à modifier la Constitution. Tupper, Charles (1821 – 1915) Diplomate et politicien canadien; premier ministre de mai à août 1896. Il est le premier ministre du Canada dont le mandat fut le plus court ayant occupé ce poste pendant seulement deux mois et une semaine. Il fut désigné comme chef du parti conservateur par le gouverneur général et assuma automatique la charge de premier ministre après la démission forcée de Mackenzie Bowell en avril 1896. Il fut toutefois obligé de déclencher une élection car le mandat du parti conservateur alors au pouvoir touchait à sa fin. Le public a voté contre lui après tant d’années d’administration et de scandales tories. Il avait jusqu’alors occupé plusieurs postes ministériels dans le Cabinet et, en 1885, il fut nommé haut-commissaire du Canada en Angleterre. Il démissionna comme chef du parti en 1901. Turner, John (1929 – ) Homme d’affaires, avocat et politicien canadien; premier ministre de juin à septembre 1984. Entre 1965 et 1975, il a détenu plusieurs portefeuilles importants dans les gouvernements de Lester Pearson et de Pierre Trudeau, et il remporta la course à la direction du parti libéral quand Trudeau s’est retiré en 1984. Il devint automatiquement premier ministre et a immédiatement déclenché une élection générale, mais les électeurs se sont tournés contre lui en apprenant que lui et Trudeau avaient procédé à une série de nominations politiques de dernière minute. Il a subi la défaite aux mains des progressistes-conservateurs et a exercé sans succès des pressions contre leur politique de libre-échange alors qu’il était chef de l’opposition. Il s’est retiré de la politique en 1990. U V Vaudreuil, Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, marquis de (1698 à 1778) Soldat français; dernier gouverneur général de la Nouvelle-France de 1755 à 1760. Né à Québec, il a choisi le service colonial. Il s’est élevé au poste de gouverneur de Trois-Rivières en 1733 et a occupé ce poste jusqu’en 1742, puis il a assumé les fonctions de gouverneur de la Louisiane de 1742 à 1753. Pendant la guerre de Sept Ans il avait des divergences d’opinion importantes sur la conduite de la guerre avec le général Montcalm, ce qui a eu un effet négatif sur les efforts militaires français. Après que les forces françaises se soient montrées incapables de reprendre Québec en 1760, il a été obligé de céder Montréal plus tard cette année-là. Reine Victoria (1819 – 1901) Monarque britannique. La reine Victoria a accédé au trône em 1837 alors qu’elle avait à peine 18 ans, et elle y est restée jusqu’à sa mort 63 ans plus tard – ce qui constitue le plus long règne dans l’histoire de la Grande Bretagne. Son règne a coincidé avec une longue période d’impérialisme et d’expansionnisme dans les colonies de l’Amérique du Nord britannique. Elle a vécu un règne très retiré après la mort de son époux, le prince Albert, en 1861, mais elle demeure néanmoins l’un des plus célèbres et visibles chefs d’État de l’histoire canadienne. W Wedderburn, Alexander, premier comte de Rosslyn (1733 à 1805) Politicien et juriste britannique. Né en Écosse, Wedderburn a déménagé en Angleterre en 1757. Il s’est élevé au rang de Lord Chief-Justice of the Common Pleas (Lord juge en chef de la Cour des plaidoyers communs) et, plus tard, lord chancelier sous le titre de Lord Loughborough, comte de Rosslyn. Wolfe, James (1727 ou 1728 à 1759) Officier de l’armée britannique, commandant des forces britanniques lors de la défaite de Québec en 1759. Né d’une famille de militaires, il est entré dans l’armée à l’âge de 14 ans. Il était populaire mais il avait un tempérament explosif qui le mettait souvent en désaccord avec ses collègues officiers. X Y Z