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A
Aborigines' Protection Society, L'
:
Une coalition protestante établie en Angleterre dans les
années 1830 dans le but de contrer l'esclavage et le traitement
préjudiciable des peuples autochtones dans les colonies britanniques.
À la suite des efforts de cette société, plusieurs
politiques ségrégationnistes du gouvernement britannique
furent remplacées par une politique d'assimilation
: le gouvernement encourageait les autochtones à devenir
des membres productifs de la société coloniale britannique.
En 1836, la société s'opposa particulièrement
à la tentative raciste de sir
Francis Bond Head qui cherchait à convaincre les autochtones
du Haut-Canada de s'établir sur l'île Manitoulin.
Absolutisme:
Système de gouvernement selon lequel le ou les souverains
disposaient d'un pouvoir illimité. Il sert généralement
à désigner la période où les rois européens
croyaient qu'ils régnaient de droit divin et qu'ils devaient
exercer ce droit sur leurs sujets. Ce système est à
l'opposé d'un régime à monarchie constitutionnelle,
dans laquelle le pouvoir du monarque est limité.
Acadie :
Région située à le Canada atlantique, peuplée par des catholiques de langue française durant les années 1600 et au début des années 1700. En 1755, la plupart des Acadiens furent déportés vers d'autres colonies britanniques situées aujourd'hui aux États-Unis, bien que quelques-uns sont restés ou se sont enfuis avant de retourner dans les Maritimes. Certains Acadiens sont retournés en France. Voir aussi la déportation des Acadiens.

Accord Rush-Bagot :
Traité signé en 1817 pour limiter les forces navales sur les Grands Lacs et le lac Champlain. La limite a été fixée à un navire par pays sur les lacs Ontario et Champlain et deux dans le secteur supérieur des Grands Lacs. Les deux côtés ont cependant continué à construire des fortifications à la frontière. Le secrétaire d'État américain par intérim Richard Rush et Sir Charles Bagot ont négocié le traité.

Acte de l'immigration chinoise, 1885 :
Cette loi imposa une taxe d'entrée de 50 $ à chaque Chinois entrant au Canada après l'aboutissement des travaux sur le chemin de fer du Canadien Pacifique (CP). Cette loi visait à limiter le nombre de Chinois entrant au Canada, car on croyait qu'ils éprouveraient des difficultés à s'implanter dans une société agraire canadienne en plein essor. Aucun autre groupe ethnique n'était tenu de payer cette taxe. La loi fut révisée en 1900 et en 1903 pour augmenter la taxe d'entrée à 100 $, puis à 500 $ respectivement.
Acte du chemin de fer Canadien du Pacifique (CP), 1874 :
Le but de cette loi était de créer un chemin de fer géré privément avec des subventions généreuses du gouvernement fédéral, qui relierait la Colombie-Britannique au centre du Canada. La construction du chemin de fer Intercolonial était l'une des conditions de l'adhésion de la Colombie-Britannique à la Confédération en 1871. Complété en 1885, le CP était la principale ligne qui a permis la colonisation des Prairies à la fin des années 1800 et au début des années 1900. La ligne du chemin de fer Intercolonial vers l'Ouest fut à l'origine du scandale du Pacifique qui entraîna la chute du premier gouvernement de sir John A. Macdonald.

Affaire « personne » :
Une affaire de droit dans laquelle cinq femmes ont demandé le droit d'occuper un siège au Sénat. La loi qui indique que les « personnes compétentes » peuvent exercer une charge avait auparavant été interprétée comme traitant seulement des hommes. En 1928, la Cour suprême a statué que les femmes n'étaient pas des personnes en vertu de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 (désormais rebaptisé la Loi constitutionnelle de 1867), mais cette décision a été renversée par une décision du Comité judiciaire du Conseil privé en Grande-Bretagne. À long terme, cette victoire a augmenté les possibilités pour les femmes de participer au gouvernement. Les femmes concernées
étaient Emily Murphy, Henrietta Muir Edwards, Nellie McClung, Louise McKinney et Irene Parlby.
Visitez le site Web des Archives nationales du Canada pour en apprendre davantage.
Affaire Byng-King, 1926
En juin 1926, le gouvenement libéral
de William Lyon Mackenzie
King a perdu un vote de non-confiance en Chambre. Le gouverneur
général, le vicomte Byng, a alors demandé à
Arthur Meighen de former un nouveau gouvernement, car son parti
(le Parti conservateur) détenait
le plus grand nombre de sièges dans la Chambre
des communes. Byng croyait qu'il devait avoir une chance de
gouverner plutôt que de permettre la dissolution du Parlement
et le déclenchement d'une élection fédérale.
King, qui avait réussi à conserver le pouvoir depuis
l'élection de 1925 en forgeant des alliances avec d'autres
partis politiques au pouvoir, fut choqué par ce geste et
démissionna avant de perdre le pouvoir. Mais, à peine
quatre jours après que Meighen a prêté serment
en tant que premier ministre, son nouveau gouvernement tory
a accidentellement perdu un vote de confiance. Le gouverneur général
a alors consenti à déclencher une élection
générale. Meighen a perdu l'élection trois
mois plus tard devant un électorat mécontent de l'attitude
de Byng au cours de cette crise politique et il démissionna
peu après comme chef du parti.

Affaire Calder, 1973
Le chef autochtone Frank Calder a tenté de poursuivre en
justice le gouvernement de la Colombie-Britannique afin d'obtenir
une compensation financière pour les terres historiquement
occupées par la tribu des Nishgas dans
sa province. La cause fut portée devant la Cour
suprême du Canada en 1973, et le tribunal a reconnu l'existence
des titres autochtones dans le Common law. La Cour fut toutefois
partagée sur le point à savoir si les droits territoriaux
des Nishgas avaient été éteints par un quelconque
statut ou traité gouvernemental. Le
chef Calder perdit éventuellement sa cause en raison d'un
vice de procédure, mais sa cause a occasionné une
nouvelle volonté de la part du gouvernement fédéral
à négocier les revendications
territoriales au cours de années 1970. Voir aussi Traité
des Nishgas.

Affaire Drybones, 1970
En 1969, un indigène, Joseph Drybones, fut trouvé
ivre dans le hall d'un hôtel de Yellowknife, ce qui était
à l'encontre de la Loi sur les Indiens
de 1951. Cette version de la loi stipulait que, même si les
autochtones pouvaient enfin posséder de l'alcool en public,
ils ne pouvaient s'enivrer hors de leur réserve.
L'année suivante, la Cour suprême
du Canada a rendu un jugement déclarant que Drybones
avait été victime de discrimination raciale, et que
cette partie de la loi était contraire à la Déclaration
canadienne des droits de 1960. Une décision ultérieure
de la Cour a rendu inopérante la clause de « non-intoxication
».

Afro-Canadiens (Noirs) :
Ils ont immigré de la Jamaïque ou des États-Unis en tant que Loyalistes britanniques, réfugiés ou esclaves fuyant vers la Nouvelle-France au cours du XIXe siècle. Durant la première moitié du XIXe siècle, plusieurs d'entre eux se sont dirigés vers le Haut-Canada pour échapper à l'esclavage dans le sud des États-Unis en utilisant le chemin de fer clandestin. Ces esclaves avaient tendance à s'établir dans le sud-ouest actuel de l'Ontario durant les années 1840 et 1850, mais beaucoup de ces Noirs sont retournés aux États pour s'enrôler dans les forces anti-esclavagistes pendant la guerre civile américaine. Alors que la Grande-Bretagne a abolit graduellement l'esclavage à compter de 1805, beaucoup de Noirs devaient encore endurer l'intolérance et les préjugés dans ses colonies. Les Blancs percevaient souvent les immigrants noirs comme étant arriérés et ignorants, ou comme posant une menace économique importante à leur subsistance
en tant que main-d'œuvre bon marché. La ségrégation entre les Blancs et les Noirs existait aussi fréquemment dans le Haut et le Bas-Canada durant les années 1800, surtout dans les écoles.

Agent des Indiens
Un administrateur du gouvernement canadien nommé par le ministère
des Affaires indiennes pour veiller en particulier sur une réserve
ou une bande autochtone. Dans le cas du traité
numéro 6, cet agent était tenu de veiller à
la santé des peuples autochtones qui avaient signer ce document.
Algonquins (Anissinapeks) :
Peuple autochtone vivant dans l'Ouest du Québec et dans l'Est
de l'Ontario, centré le long de la rivière des Outaouais.
La langue algonquine est un dialecte d'Ojibwa, une des langues algonquines.
Cependant, les Ojibwas et les Algonquins sont politiquement distincts
les uns des autres.
Alliance canadienne
Parti né en janvier 2000 des cendres de l'ancien Parti réformiste
du Canada (établi en 1987) et par les membres du Parti
progressiste-conservateur. Il ressemble au Parti progressiste
des années 1920 car une section de son programme vise à
réformer la manière dont le gouvernement est dirigé.
Toutefois, comme les progressistes, il demeure largement un parti
politique régional qui tire son appui principalement de l'Ouest
canadien. Le Parti progressiste-conservateur et l'Alliance se sont
fusionnés en décembre 2003, craignant la division
du vote des partisans de l'aile droite dans l'éventualité
d'une élection fédérale au cours de l'année
suivante.

Angliciser :
L'acte d'angliciser : faire adopter à une société
la langue, la prononciation, les coutumes, les manières anglaises,
etc.
Arabes (Syriens-Libanais) :
Un groupe de personnes n'ayant aucune affiliation avec un groupe culturel ou un pays d'origine particulier, mais qui sont généralement issues d'une mère patrie située au Moyen-Orient. Les Canadiens arabes sont habituellement des pratiquants musulmans ou chrétiens orthodoxes. L'immigration arabe n'a pas commencé avant 1882, et seulement en petit nombre. La plupart viendraient au Canada à compter des années 1960 et s'établiraient dans les grands centres canadiens, surtout en Ontario ou au Québec.

Asiatiques du Sud-Est :
Comprend une grande diversité de peuples originaires d'endroits comme la Thaïlande, le Singapour, les Philippines, le Viêt-Nam, la Birmanie, l'Indonésie et autres. Beaucoup d'entre eux sont entrés au pays comme étudiants durant les années 1950 et 1960. Toutefois, un groupe important de " réfugiés de la mer " vietnamiens ont commencé à débarquer en 1978, espérant échapper à l'oppression dans leur mère patrie. Environ 6,500 Vietnamiens ont été admis durant cette période en tant que réfugiés politiques.

Assimilation
Survient lorsqu'une minorité ou un groupe étranger est totalement absorbé par un groupe dominant.
Assiniboins ou Assiniboines
Nation autochtone dissidente de la tribu des Sioux durant les années
1640. Ses membres s'expriment dans les dialectes des Dakotas ou
Lakotas. Originaires des sources du Mississippi, ils ont émigré
vers le nord dans la région du lac des Bois et aux environs
du lac Winnipeg. À l'apogée de leur puissance, leur
territoire s'étendait depuis les rivières Saskatchewan
et Assiniboine au Canada jusque dans les Plaines américaines.

Autochtones
Un terme pour décrire tous les peuples indigènes du Canada, incluant généralement les Métis et les Inuits.
Autochtones, droits des
Réfèrent généralement aux droits inhérents
et collectifs des peuples autochtones.
Ces droits sont issus de l'ordre social qui prévalait avant
les contacts avec les Européens et l'occupation de leurs
territoires. La plupart des autochtones considèrent qu'il
est de leur droit de conserver leur autodétermination et
leur indépendance lorsqu'il s'agit de leur culture, de leurs
terres, de leur gouvernance et de leurs ressources.
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B
Bande
Nom attribué aux clans autochtones
et aux familles dans la Loi sur les Indiens.
Bas-Canada :
Région du Canada qui a formé la base géographique
du Québec. Créée à partir de la colonie
de Québec par l'Acte
constitutionnel de 1791, elle a été ainsi
nommée en raison de sa position sur le tronçon inférieur
du fleuve Saint-Laurent (le Haut-Canada était
en amont). La division entre le Bas-Canada et le Haut-Canada était
la rivière des Outaouais. L'Acte
d'Union de1840 a réuni le Haut-Canada et le Bas-Canada
pour former la province du Canada. Les deux régions étaient
alors connues sous le nom de Canada-Est et de Canada-Ouest jusqu'à
ce que la Confédération créée les provinces
de l'Ontario et du Québec.

Bataille des Sept-Chênes, 1816 :
Un incident violent qui s'est produit en juin 1816 près de la colonie de Selkirk, située aujourd'hui au Manitoba, et qui était l'aboutissement d'une suite d'événements de moindre importance. Le massacre des Sept-Chênes a conduit à l'intervention de lord Selkirk qui s'est emparé de Fort William, la principale base de la Compagnie du Nord-Ouest dans la région, et a revendiqué le fort Douglas au nom de la Compagnie de la Baie d'Hudson, simplement pour restaurer l'ordre dans la région. Des batailles judiciaires à ce propos se sont poursuivies jusqu'à la mort de Selkirk en 1820. La bataille des Sept-Chênes a toutefois fait réaliser aux deux compagnies qu'une fusion serait probablement dans leurs meilleurs intérêts économiques, évitant à l'avenir toute confrontation violente. C'est ce que les deux compagnies ont fait en 1821, un an après la mort de lord Selkirk.

Béothuks :
Groupe d'autochtones vivant autrefois à Terre-Neuve, mais qui sont aujourd'hui décimés. Ils habitaient sur cette île bien avant les contacts européens et appliquaient de l'ocre rouge sur leurs canots, ce qui pourrait être à l'origine du sobriquet " Peaux-Rouges " employé par l'homme blanc dans l'ensemble de l'Amérique du Nord coloniale. En raison de la colonisation européenne, des altercations et des maladies contres lesquelles ils n'avaient aucune immunité, le dernier des Béothuks est mort à Terre-Neuve en juin 1829.

Blé Marquis :
Une variété hybride de blé développée au Canada en 1903, à la Ferme expérimentale centrale d'Ottawa, sous la direction de sir Charles Saunders. Ce type de blé, qui arrivait à maturité tôt durant la saison des récoltes, a permis de produire du blé dans des zones plus étendues sur les Prairies sans crainte du gel. Le blé Marquis a été testé dans l'Ouest jusqu'en 1911, alors qu'il fut finalement commercialisé et mis sur le marché. Avant 1920, cette variété de blé comptait pour 90 pour cent des blés de printemps semés dans l'Ouest canadien et 60 pour cent des blés de printemps semés aux États-Unis.

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C
Cabinet :
Pouvoir politique exécutif qui élabore
les politiques et les lois gouvernementales et qui en favorise l'adoption.
Aujourd'hui, au Canada, le premier ministre choisit les ministres
du Cabinet, qui habituellement dirigent chacun un ministère
(par exemple, le ministère des Finances). Les membres du
Cabinet travaillent ensemble pour déterminer les priorités
administratives et financières du gouvernement. Avant le
gouvernement responsable, les responsabilités
du Cabinet actuel étaient généralement assumées
par le Conseil législatif des colonies de l'Amérique
du Nord britannique, qui était composé de membres
choisis par le gouverneur. Ce système a entraîné
un népotisme et l'abus des pouvoirs
du gouverneur qu'incarnent le Pacte de famille
du Haut-Canada et la Clique du château
au Bas-Canada.

Camps d'internement :
Un lieu de détention qui rassemble tout un groupe ou une race de personnes contre leur gré, en général pour des raisons politiques en temps de guerre ou durant des périodes de nationalisme intenses. Au Canada, ces populations incluaient les Canadiens d'origine japonaise durant la Seconde Guerre mondial, car le Japon avait déclaré la guerre aux États-Unis, un allié du Canada. Ces personnes perdaient souvent la plupart de leurs droits, dont le droit à l'habeas corpus, et étaient traitées sur le même pied que des prisonniers de guerre.

Canadiens anglais :
La migration des Anglais vers les colonies atlantiques commença avec la fondation d'Halifax en 1749. À ses débuts, la majorité des 3,000 personnes vivant à Halifax étaient d'origine anglaise, formant un contrepoids aux forces françaises de Louisbourg. À la fin de la guerre de l'Indépendance américaine en 1783, les Loyalistes se sont déplacés vers le nord dans les régions actuelles de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick. Puisque le gouvernement britannique cherchait à reproduire au Canada le système impérial anglais de gouvernance et de haute société, la colonisation de l'est et du centre du Canada fut assurée par des ex-officiers de l'armée et autres membres de la noblesse anglaise au tout début des années 1800. La plus grande vague d'immigration de l'Angleterre vers les Prairies s'est produite entre 1890 et 1914, et elle ne se limitait alors plus aux couches supérieures de la société anglaise. Plus
de 113,000 Anglais fuyant la pauvreté s'établiraient sur les Prairies seulement en 1913. Selon le recensement de 2001, environ six millions de personnes ont déclaré l'Angleterre comme étant leur patrie d'origine, bien qu'il y ait probablement plusieurs millions d'autres Canadiens possédant une ascendance anglaise.

Canadiens d'origine autrichienne :
Immigrants de langue germanique de l'Autriche-Hongrie, en Europe, ce groupe s'est installé sur les Prairies canadiennes entre 1896 et 1914. Avant 1921, environ 57,000 Canadiens de souche autrichienne vivaient sur les Plaines. Comme la plupart des colons, beaucoup de ces immigrants sont venus au Canada pour échapper aux troubles religieux et économiques dans leur pays d'origine.

Canadiens d'origine chinoise :
L'immigration des Chinois au Canada remonte aussi loin que 1788, lorsqu'un groupe de 50 artisans chinois avaient accompagné le capitaine John Meares dans le but de bâtir un poste de traite sur l'île de Vancouver. L'immigration chinoise a toutefois réellement débuté vers 1858 lorsque des chercheurs d'or venus d'Asie se sont établis en Colombie-Britannique. La migration a atteint son paroxysme au début des années 1880 quand près de 9,000 immigrants chinois furent acceptés par le gouvernement dans le but de travailler sur la portion ouest du chemin de fer du Canadien Pacifique dans des conditions de travail horribles et dangereuses. Après que le chemin de fer soit complété, le gouvernement canadien, craignant l'infériorité de ces immigrants, a tenté d'empêcher l'immigration chinoise en imposant, entre autres, une taxe d'entrée sur ces immigrants en 1885. Aujourd'hui toutefois, plus d'un million de Chinois
vivent au Canada.

Canadiens d'origine coréenne :
Un groupe d'individus de la péninsule coréenne située entre la Chine et le Japon qui ont commencé à émigrer au Canada en 1890. La plupart cherchaient à faire fortune et un meilleur mode de vie pour leurs familles, et ils ont découvert le Canada par l'entremise des missionnaires basés en Corée. Les immigrants coréens sont généralement des professionnels très spécialisés, tels que des médecins ou des enseignants, qui choisissent le plus souvent de s'établir dans les centres urbains. Presque tous les Coréens qui sont arrivés ici sont venus de la partie sud de la péninsule coréenne.

Canadiens d'origine écossaise :
La première grande vague d'immigration écossaise au Canada s'est manifestée entre 1770 et 1815, lorsque quelque 15,000 Écossais se sont dirigés vers la colonie de Selkirk dans le Manitoba actuel, de même que dans des établissements situés le long de la côte Est et dans l'est de l'Ontario. À l'époque de la traite des fourrures, un grand nombre d'entre eux était des hommes et plusieurs s'établiraient avec des femmes autochtones. Ces unions sont à l'origine des Métis. Durant la grande vague d'immigration vers l'Ouest canadien à la fin des années 1800 et au début des années 1900, le ministre de l'Immigration sir Clifford Sifton les préférait à tout autre groupe d'immigrants à cause de leur robustesse et de la facilité avec laquelle ils s'adaptaient à vie rurale et ils étaient très recherchés. Beaucoup de ces immigrants écossais venaient des États américains voisins durant cette période d'expansion.

Canadiens d'origine espagnole :
Bien qu'il y ait eu beaucoup d'exploration espagnole le long de la Côte du Pacifique entre le XVIe et le XVIIIe siècle, l'immigration espagnole au Canada n'a commencé qu'au début du XXe siècle. En 1913-1914, environ 2,000 Espagnols sont venus au Canada, mais ce nombre n'atteignait plus que 400 entre 1920 et 1945. La plupart, fuyant les difficultés économiques de leur pays, se sont établis dans les grandes villes canadiennes. Plus de 200,000 Espagnols résidaient au Canada selon le recensement de 2001.

Canadiens d'origine finlandaise :
Beaucoup de Finlandais se sont établis en Alaska (appartenant alors à la Russie) entre 1835 et 1865, puis se sont graduellement déplacés plus au sud, le long de la côte de la Colombie-Britannique. Des mineurs socialistes de la Finlande tenteraient de fonder une colonie en C.-B. appelée Sointula entre 1900 et 1905, mais cette entreprise fut de courte durée. Plusieurs Finlandais ont également contribué à la construction du premier canal Welland dans le sud de l'Ontario en 1829.

Canadiens d'origine galloise :
Les Gallois qui servaient dans les forces britanniques durant les différentes guerres et conflits des XVIIIe et XIXe siècles en Amérique du Nord resteraient et s'établiraient sur la rive nord du lac Érié. Comme leurs congénères anglais et écossais, ils s'installeraient dans l'Ouest canadien au début des années 1900 et ils étaient considérés comme particulièrement aptes à tenir des fermes. La plupart s'établiraient en Alberta et en Saskatchewan.

Canadiens d'origine germanique :
Le troisième groupe ethnique en importance au Canada après les Français et les Anglais, les Allemands forment le noyau des communautés mennonites et huttérites du Canada. Les premiers établissements allemands se trouvaient en Nouvelle-France et en Nouvelle-Écosse au milieu des années 1700, mais les Allemands se sont éventuellement déplacés vers le Haut-Canada, s'installant dans la région actuelle de Toronto. Plus de 150,000 personnes d'origine allemande ont éventuellement choisi les Prairies canadiennes comme lieu de résidence avant 1911, mais cette immigration serait interrompue durant la Première Guerre mondiale (quand les Allemands furent considérés comme des étrangers ennemis) et pendant la Seconde Guerre mondiale quand, encore une fois, le Canada se retrouverait en guerre contre l'Allemagne.

Canadiens d'origine grecque :
Les premiers immigrants grecs sont arrivés au Canada en 1891 et se sont établis, pour la plupart, à Toronto et à Montréal où ils sont souvent devenus propriétaires de petites entreprises et de restaurants. Plus de 200,000 personnes ont déclaré la Grèce comme étant leur pays d'origine dans le recensement de 2001.
Canadiens d'origine hollandaise :
Des Loyalistes hollandais se sont d'abord établis au Canada après la guerre de l'Indépendance américaine, mais la plupart sont venus entre 1890 et 1914 pour s'établir sur des terres à proximité des lignes de chemins de fer dans l'Ouest canadien. Cependant, la plus importante colonie hollandaise avant 1914 était probablement située dans et autour de Winnipeg. Ils se sont adaptés rapidement à la culture canadienne, et la plupart de leurs traditions culturelles ont été absorbées par l'ensemble de la société.

Canadiens d'origine hongroise :
Un groupe d'immigrants, le plus souvent des paysans, venus de Hongrie et ayant déjà échoué à se refaire une vie dans les bas quartiers industriels des villes du centre des États-Unis. Ils sont d'abord arrivés au Canada entre 1886 et 1911; la plupart étaient de jeunes adultes mâles. Environ 8,000 se sont établis ici avant la Première Guerre mondiale, surtout en Saskatchewan parfois désignée officieusement à l'époque sous le nom de " Petite Hongrie ".

Canadiens d'origine irlandaise :
Un groupe d'immigrants d'Irlande venus s'établir au Canada surtout au début des années 1800. Puisque beaucoup d'entre eux étaient pauvres et possédaient trop peu de fortune pour se rendre jusqu'au centre de l'Amérique du Nord britannique, bon nombre se sont établis dans les régions du Canada atlantique. Toutefois, en 1847, une grande famine résultant de la maladie de la pomme de terre poussa beaucoup d'Irlandais à émigrer ici. Ils étaient souvent si malades que plusieurs sont morts de faim durant le voyage. Cette immigration s'est poursuivie par vagues jusque dans les années 1860, mais beaucoup ne s'arrêtaient que brièvement au Canada avant de continuer leur route vers les États-Unis. Relativement peu d'Irlandais ont immigré dans les régions situées à l'ouest de l'Ontario. Certains Canadiens percevaient les Irlandais comme une menace dans les années 1860 à cause des Féniens

Canadiens d'origine italienne :
Alors que les Italiens exploraient la côte est du Canada dès 1497 - l'explorateur Jean Cabot possédait des origines italiennes - l'immigration italienne n'a vraiment débuté que lorsque les Italiens vivant aux États-Unis se sont dirigés vers le nord en 1900 en quête d'emplois. Environ 80 pour cent de ceux-ci étaient de jeunes hommes venant participer aux durs travaux saisonniers sur les chemins de fer, dans l'industrie forestière ou dans les mines. Éventuellement, plusieurs de ces travailleurs décideraient de s'établir ici de façon permanente. Si certains se soient installés dans les petites communautés, la plupart ont opté pour les grands centres urbains comme Toronto et Montréal.

Canadiens d'origine islandaise :
Arrivé au Canada dès 1873, ce groupe avait fondé des colonies comme Gimli et Riverton sur la rive ouest du lac Winnipeg dès 1875. Leur colonie s'appela la Nouvelle-Islande et était complètement autonome. Éventuellement, ils se sont joints au Manitoba lorsque la province a élargi ses frontières dans les années 1880.

Canadiens d'origine japonaise :
La première époque de colonisation japonaise au Canada date des années 1877 à 1928 lorsque des Japonais, pour la plupart jeunes et instruits, sont venus travailler comme pêcheurs ou bûcherons le long de la côte du Pacifique en Colombie-Britannique. (Ils se sont aussi établis dans la vallée du Fraser en C.-B. et dans certaines parties de l'Alberta.) En 1907, l'année même des émeutes antiasiatiques de Vancouver, le Canada commença à limiter le nombre de jeunes Japonais émigrant du Japon à 400 et moins par année. Ce quota tomba à 150 hommes par année en 1928, avant que l'immigration japonaise ne cesse complètement avec le début de la Seconde Grande guerre mondiale. L'immigration japonaise fut interrompue au Canada jusqu'en 1967.

Canadiens d'origine juive :
Contrairement à d'autres colons, les Juifs ne sont pas venus d'un lieu précis, mais plutôt de plusieurs communautés éparpillées à travers l'Europe. Ils ont commencé à s'établir dans le Bas-Canada dans les années 1760 puis, éventuellement, ont immigré vers le Haut-Canada avant 1800. Ce ne fut toutefois pas avant les années 1880 que des familles juives ont commencé à quitter l'Europe pour s'installer dans l'Ouest canadien, afin de fuir la persécution religieuse et la violence dans leurs mères patries. Certains Juifs ont également émigré des États-Unis au cours de cette période. Malheureusement, l'immigration juive au Canada cesserait presque complètement au moment de la Grande dépression et durant la Deuxième Grande guerre mondiale en raison de l'intolérance raciale et des préjugés. Près de 40,000 survivants de l'Holocauste qui cherchaient la paix et la liberté religieuse ont émigré de l'Europe encore une fois à la fin des années 1940. Aujourd'hui, plus de 350,000 Juifs considèrent
le Canada comme leur pays.

Canadiens d'origine norvégienne :
Reliée au commerce du bois, une colonisation norvégienne d'envergure a eu lieu sur les Prairies canadiennes entre 1886 et 1929, et en particulier autour de Calgary. Alors que beaucoup de Norvégiens venaient d'Europe (près de 19,000 immigrèrent au Canada entre 1900 et 1914), il y a également eu une affluence d'immigrants d'ascendance norvégienne en provenance des États-Unis durant cette période.

Canadiens d'origine polonaise :
Un groupe religieux et travailleur de gens qui ont commencé à entrer au Canada en grand nombre autour de 1851, venant surtout des régions de l'Europe dominées par l'Autriche. La plupart de ces pionniers étaient des paysans qui se sont établis dans l'est de l'Ontario (fondant la première communauté polonaise du Canada à Wilno, en Ontario). Ils se sont aussi installés en grand nombre sur les Prairies, surtout autour de Winnipeg où ils ont travaillé soit sur des fermes, soit sur les chemins de fer ou soit dans les mines. Plus tard, vers 1916, d'autres vagues d'immigrants polonais ont commencé à ouvrir des magasins dans les villes en plein essor situées sur les Plaines.

Canadiens d'origine portugaise :
Malgré l'existence d'anciennes colonies portugaises à Terre-Neuve, l'immigration de ce groupe ethnique au Canada n'a réellement débuté qu'en 1953, lorsque le gouvernement fédéral a permis à quelques Portugais d'entrer et travailler en Ontario comme ouvriers agricoles. Des communautés portugaises sont aujourd'hui présentes à travers tout le Manitoba, l'Ontario et le Québec. Selon le recensement de 2001, le nombre de Portugais vivant au Canada dépassait de beaucoup les 350,000.

Canadiens d'origine russe :
Les Russes constituent numériquement le plus important groupe ethnique parmi les nations slaves. Alors que, dans les années 1700, quelques-uns ont émigré au Canada comme trappeurs le long de la côte du Pacifique et de l'Alaska, la plupart n'immigreraient ici qu'autour de 1875. Beaucoup étaient des paysans attirés par les grandes villes et la possibilité d'y travailler comme ouvriers industriels, mais il y avait aussi des groupes plus restreints de fermiers appartenant à des communautés religieuses marginales qui se sont établis dans l'Ouest, dont les Doukhobors et les Mennonites. Après la Première Grande guerre, des millions de Russes ont fui leur mère patrie durant la Révolution russe de 1917 et beaucoup ont demandé leur admission au Canada.

Canadiens d'origine suédoise :
Trois pionniers suédois invités à prendre part à la colonie de Selkirk dans le sud du Manitoba sont considérés comme les tout premiers colons suédois. Une vague beaucoup plus substantielle d'un million de pionniers suédois ont immigré au Canada en provenance des États-Unis entre 1868 et 1914, lorsque les terres agricoles se faisaient de plus en plus rares en Amérique. Les mauvaises récoltes dans leur pays entre 1866 et 1868 ont encouragé un autre exode du même genre en provenance d'Europe.

Canadiens d'origine Suisse :
Comme les Suédois, beaucoup de pionniers suisses peuvent retracer leurs origines jusqu'à la colonie de Selkirk sur les rives de la Rivière-Rouge, dans le Manitoba actuel. Une centaine hommes des régiments de mercenaires suisses ayant combattu dans la guerre de 1812 ont été invités par lord Selkirk à venir dans la colonie pour aider à y maintenir l'ordre. Beaucoup d'entre eux ont décidé de s'y établir comme colons. En 1821, une nouvelle vague de 180 civils les rejoindraient à la Rivière-Rouge. Mais l'absence de logements pour les accueillir et le paysage inhospitalier ravagé par trois années d'inondations incitèrent beaucoup de ces immigrants à se déplacer un peu plus au sud pour résider le long de la frontière actuelle qui sépare le Manitoba des É.-U. D'autres pionniers suisses sont venus s'installer en Ontario et au Québec durant le XIXe siècle.

Canadiens d'origine turque :
Ouvriers qui ont immigré au Canada après 1945. Ils avaient tendance à s'installer dans les grandes villes comme Toronto et Vancouver, ou dans des centres très industrialisés en Ontario, tels que Brampton et Hamilton.
Canadiens d'origine ukrainienne :
Il y a bien eu quelque migration d'Ukrainiens au Canada avec l'arrivée de mercenaires pendant la guerre de 1812, mais la plupart des Ukrainiens n'ont commencé à s'établir au ici qu'au cours des années 1891 à 1914. Beaucoup d'Ukrainiens ont souffert des crises économiques et du joug de la Russie qui, peu à peu, absorberait l'Ukraine tout au long du XXe siècle. Le Canada n'a pas permis aux Ukrainiens d'entrer au pays pendant la Première Grande guerre, car ils étaient considérés comme des ennemis de l'État. Quelque 6,000 Ukrainiens furent détenus dans des camps d'internement durant cette guerre en tant qu'étrangers ennemis.

Canadiens français :
Des pionniers français ont fondé deux colonies au Canada durant les années 1600 : l'Acadie, aujourd'hui dans les Maritimes, et la Nouvelle-France. Au milieu des années 1700, les Anglais ont déporté la plupart des Acadiens, bien que plusieurs d'entre eux reviendraient s'installer dans certaines régions du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard. Lorsque la Grande-Bretagne a obtenu la Nouvelle-France en 1763, l'immigration française en provenance de la France fut interrompue. La majorité de la population francophone du Québec peut retracer ses origines ancestrales jusqu'à ces premiers colons puisque, sur le plan historique, très peu d'immigration vers ou d'émigration de la région n'est survenue. Selon le recensement canadien de 2001, plus de 4,5 millions de personnes ont déclaré qu'elles étaient d'ascendance purement française, bien que le chiffre précis des personnes d'origine française vivant
au Canada est beaucoup plus élevé.

Canada-Est :
Région de la province du Canada auparavant nommée
Bas-Canada. Formée par l'Acte
d'Union de 1840, elle est plus tard devenue le coeur de
la province actuelle de Québec.
Canada-Ouest :
Région de la province du Canada auparavant nommée
Haut-Canada. Formée par l'Acte
d'Union de 1840, elle est plus tard devenue le coeur de
la province actuelle de l'Ontario.
Canadianisation («
rapatriement ») :
L'acte de ramener un document constitutionnel dans son pays d'origine.
Canadien, Le :
Premier journal francophone au Canada. Il a été fondé
le 13 novembre 1806 à Québec, au Bas-Canada. Le journal
visait à représenter les intérêts des
Canadiens français et à promouvoir l'identité
culturelle canadienne française. En 1810, le gouverneur du
Bas-Canada a fait arrêter et emprisonner les rédacteurs
en chef pour sédition et a fait saisir les presses. Cependant,
cela n'a pas été la fin du journal. En effet, le journal
ne cessa ses activités que le 21 décembre 1893.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.
Capitalisme :
Un système économique dans lequel les produits et services sont manufacturés, échangés et possédés par des particuliers avec peu ou sans intervention du gouvernement. Comparez avec communisme et socialisme.

Castors
Apparentée aux tribus des Chippewas, des Esclaves et des Sarcis, la nation des Castors habitait une grande bande de terre située entre la frontière qui divise l'Alberta de la Saskatchewan et la région de la rivière de la Paix. Ils furent repoussés plus vers l'ouest jusqu'aux Rocheuses et la rivière de la Paix par les guerres tribales des Cris après que les Européens soient venus s'établir dans les Prairies. Les tribus des Castors tendaient à se limiter à de petits clans familiaux qui ne se réunissaient que lors des célébrations durant la saison estivale.
Catholicisme
Une religion chrétienne qui réfère généralement à l'Église catholique romaine dirigée par le pape. Le Québec, en particulier, entretenait des liens politiques et culturels étroits avec l'Église catholique avant la Révolution tranquille des années 1960. Beaucoup d'immigrants arrivant de l'Europe centrale et de l'Est - à l'exception toutefois des Juifs - étaient étroitement liés à cette religion.

Céder
Abandonner, se rendre ou capituler.
Chaîne d'alliance
Au début du XVIIe siècle, une série de traités furent négociés entre les treize colonies qui formeraient éventuellement les États-Unis et la Ligue des Iroquois. Ces premières ententes furent probablement conclues entre la nation des Mohawks et la colonie de New York, et constituaient une série de chaînes en fer ou en argent symbolisant que les parties étaient liées par leurs promesses. Ces ententes ont été renouvelées à plusieurs reprises avec les autochtones lorsqu'une aide financière additionnelle leur était nécessaire, et on faisait briller symboliquement ces chaînes pour montrer que des révisions avaient eu lieu. Le concept de la chaîne d'alliance a subsisté jusqu'au début du XIXe siècle, même si les autochtones, mécontents de l'expansion
anglaise sur leurs territoires, brisèrent brièvement la chaîne en 1753-54.
Chambre d'assemblée (aussi Assemblée législative) :
Avant la Confédération, l'organisme élu du gouvernement dans les colonies britanniques d'Amérique du Nord qui avait le pouvoir d'adopter des lois, particulièrement sur les questions de finance. Jusqu'à l'obtention du gouvernement responsable, des Conseils étaient formés et pouvaient contredire la Chambre d'assemblée. Les législatures provinciales et la Chambre des communes en sont les équivalents modernes.
Chambre des communes :
Chambre basse élue du Parlement.
Elle est composée d'un président, du premier ministre
et du Cabinet, des membres du parti au pouvoir
et des membres des partis de l'opposition. Il y a également
un gouvernement parallèle composé des membres du parti
de l'opposition officiel (le parti ayant le nombre de sièges
le plus élevé après le parti au pouvoir). Les
membres de la Chambre sont appelés députés
et sont élus dans des circonscriptions uninominales ou par
des élections partielles.

Chambre des Lords :
En Grande-Bretagne, la chambre haute du Parlement. Comme le Sénat
canadien, elle est non élective. À l'opposé
du Sénat canadien, ses membres sont des nobles et des membres
du clergé.
Chemin de fer clandestin, 1840 - 1860 :
Un réseau secret de Noirs et de Blancs qui ont aidé près de 30,000 esclaves noirs à fuir des États-Unis vers l'Amérique du Nord britannique, surtout vers le Haut-Canada. Les fugitifs voyageaient pendant la nuit en empruntant des routes secrètes pour atteindre des " maisons sûres " dispersées à travers les États-Unis, et y demeuraient jusqu'à ce qu'ils puissent voyager de nouveau sans crainte de se faire capturer par les esclavagistes blancs.

Chemin de fer Intercolonial
:
Chemin de fer construit pour lier les colonies maritimes à
la province du Canada. Le premier tronçon de la ligne a ouvert
en 1858 entre Halifax et Truro. On a éprouvé des difficultés
avec le financement et, en fin de compte, l'achèvement du
chemin de fer est devenu une condition de la Confédération.
Le dernier tronçon entre Halifax et Montréal a été
achevé en 1876. Les tarifs de fret ont été
gardés bas pour promouvoir le commerce, ce qui s'est traduit
par un déficit. Le gouvernement fédéral a couvert
les pertes jusqu'en 1919, année où le chemin de fer
a été intégré aux Chemins
de fer nationaux du Canada.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.

Chemins de fer nationaux du Canada :
Maintenant appelés CN Rail, les Chemins de fer nationaux
du Canada ont été incorporés comme une société
d'État en 1919. Ils étaient composés de
cinq chemins de fer existants : le Grand Trunk,
sa filiale Grand Trunk Pacific, l'Intercolonial,
le Canadian Northern et le Canadian Transcontinental.
Ces chemins de fer étaient déficitaires depuis des
années et, pendant la Première Guerre mondiale, le
gouvernement a été obligé d'en prendre le plein
contrôle (c.-à-d. les nationaliser). Les Chemins de
fer sont graduellement redevenus rentables et demeurent le cinquième
chemin de fer le plus important en Amérique du Nord.

Choléra :
Maladie de l'estomac et des intestins. Ses symptômes sont
les vomissements, les crampes et la diarrhée et elle est
causée par l'eau contaminée par la bactérie
Vibrio comma. Le taux de mortalité est très
élevé sans traitement.

Chippewas
Une ramification de la communauté autochtone des Ojibwés
qui s'est déplacée de la région supérieure
de la baie Géorgienne à celle du lac Supérieur
et vers les régions plus au sud au cours du XVIIIe siècle.
Clear Grits :
Groupe de réformateurs qui prônait
l'élimination de tout signe de privilège spécial
et d'aristocratie au Canada. Les Clear Grits se sont séparés
du gouvernement LaFontaine-Baldwin lorsqu'ils ont jugé qu'il
était trop conservateur dans ses réformes. Ils étaient
en faveur des institutions élues, du suffrage universel pour
les hommes, du libre-échange avec les États-Unis,
de la sécularisation des réserves
du clergé et d'une représentation selon la population
pour contrer ce qu'ils percevaient comme une domination canadienne
française au gouvernement. Ce groupe a formé la base
du Parti libéral après la Confédération.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.

« Clique » du Château
:
Nom donné à un petit groupe de fonctionnaires du Bas-Canada
qui dominait le Conseil exécutif et
le Conseil législatif de même
que les principaux postes bureaucratiques et judiciaires de la province
jusque dans les années 1830. Ces hommes étaient liés
par la famille, l'idéologie et les intérêts
commerciaux. Ils étaient en faveur de la construction de
canaux, de la création d'un système bancaire et de
la fin du régime seigneurial et
du droit civil français.
Ils ont résisté aux efforts des réformateurs
canadiens-français visant l'obtention d'un gouvernement
responsable et sont souvent entrés en conflit avec les
membres élus de la Chambre d'assemblée.

Colonial Advocate :
Journal hebdomadaire fondé à Queenston le 18 mai 1824 par William Lyon Mackenzie. Le journal s'opposait au Pacte de famille et luttait pour l'octroi d'un gouvernement responsable. Des sympathisants conservateurs ont détruit les presses en 1826. En 1833, le journal est né à nouveau sous le nom The Advocate. Il a fusionné avec le Canadian Correspondent le 4 novembre 1834, formant le Correspondent and Advocate, alors que Mackenzie se retirait pour se consacrer à la politique.
Commission Berger, 1974 - 1977
Connue aussi sous le nom d'enquête sur le pipeline de la vallée du Mackenzie. Il s'agit d'une commission royale présidée par le juge Thomas Berger chargée d'enquêter sur les impacts de la construction d'un gazoduc reliant l'Alaska à l'Alberta, via le nord du Yukon et la vallée du Mackenzie. Ce projet touchait les autochtones de la région qui considéraient le pipeline comme une menace à leur environnement et qui craignaient qu'il ne compromette leurs revendications territoriales. La commission a recommandé qu'un moratoire soit placé sur la construction jusqu'en 1987, afin d'accorder le temps nécessaire au règlement des revendications territoriales. En fin de compte, le pipeline n'a jamais été construit à cause des controverses qu'il a soulevées et de l'instabilité économique.

Communisme :
Un system économique développé d'abord en Russie durant le XIXe siècle qui soutient que tous les moyens de production devraient demeurer entre les mains et être administrés par l'État au nom du bien public. Comparez avec socialisme. Mettez en contraste avec capitalisme.

Comité judiciaire du Conseil
privé :
Comité du Conseil privé britannique. Formé
en 1833, il avait autorité sur les tribunaux canadiens de
1844 à 1949. De ce fait, il s'agissait du dernier tribunal
d'appel et il a rendu des jugements sur de nombreuses questions
relatives à la Constitution canadienne. En 1931, le Statut
de Westminster a donné au gouvernement du Canada
le droit de limiter les types d'affaires pouvant être portées
en appel et, en 1949, la Loi sur la Cour suprême a
été modifiée de façon à faire
de la Cour suprême du Canada le dernier tribunal d'appel au
Canada.
Vous trouverez de plus amples renseignements dans la section Comité
judiciaire du Conseil privé.

Commission Ewing, 1934 - 1936 :
Une commission créée par le gouvernement de l'Alberta dans le but d'enquêter sur les conditions de vie de la population métisse. Ses conclusions ont mené à l'adoption du Métis Betterment Act en 1938 qui accorda plus de terres et de ressources financières aux peuples métis résidant dans la province.
Communauté des habitants :
La « Communauté des habitants » a loué
le monopole du commerce en Nouvelle-France de la Compagnie des Cent-Associés
en 1645. La Communauté n'a pas connu de succès en
raison de la guerre en cours avec les Mohawks
et de son inexpérience financière et commerciale.
En 1652, le Conseil de Québec a ouvert la traite de fourrures
à tous les habitants de la Nouvelle-France, état qui
s'est maintenu jusqu'à ce que la Couronne
française prenne le contrôle direct de la colonie en
1663.

Compagnie à charte :
Compagnie possédant une concession écrite du gouvernement
qui lui donne le droit de commercer avec certains droits et privilèges.
La compagnie à charte la plus connue du Canada est la Compagnie
de la Baie d'Hudson qui a obtenu en 1670 le monopole de la traite
de fourrures sur le vaste territoire que constitue le bassin hydrographique
de la baie d'Hudson. Les gouvernements ont formé d'autres
compagnies à charte pour concurrencer avec les entreprises
de nations rivales.
Compagnie de la Baie d'Hudson :
Société commerciale la plus ancienne du Canada. Reconnue
en Grande-Bretagne en 1670, elle a obtenu le monopole de la traite
des fourrures sur l'immense territoire que constitue le bassin hydrographique
de la baie d'Hudson. Elle a conservé ces droits jusqu'en
1870, lorsque le gouvernement canadien a pris le contrôle
du Nord-Ouest. Elle subsiste aujourd'hui en qualité de grand
magasin.
Visitez
le site Web L'exploration, le commerce de la fourrure et Compagnie
de la Baie d'Hudson pour de plus amples renseignements.
Visitez
la page Web d'histoire de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour
de plus amples renseignements.

Compagnie des Cent-Associés :
La Compagnie des Cent-Associés a été fondée
le 29 avril 1627 par le cardinal
Richelieu, ministre en chef de Louis XIII en France. Il avait
l'intention de stabiliser el monopole du commerce et de l'administration
pour promouvoir l'expansion de l'Empire français le long
des lignes mercantiles. À ce
titre, la Compagnie a obtenu le contrôle de la Nouvelle-France
de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique jusqu'à
l'Ouest encore inexploré. Des rivaux britanniques ont capturé
sa flotte en 1628 et, l'année suivante, la colonie de Québec
a capitulé. Le territoire fut restitué en 1632, mais
la Compagnie ne s'est jamais pleinement remise. Elle a loué
son monopole à la Communauté des
habitants en 1645.
Compagnie du Canada (Canada Company)
:
Compagnie de colonisation rurale fondée en 1824 par John
Galt et reconnue en Angleterre en 1826. La compagnie a acheté
2,5 millions d'acres (1 million d'hectares) de terres au Haut-Canada
pour 295 000 $ et vendait la terre aux colons. La compagnie s'est
trouvée au centre d'une certaine controverse puisque l'argent
était versé directement au Conseil
exécutif pendant 16 ans, et les critiques faisaient valoir
que la compagnie ne respectait pas ses promesses d'amélioration
des terres. Environ la moitié des terres se trouvaient en
territoire huron et le reste des terres était composé
de réserves dispersées de la Couronne.
La compagnie a vendu la dernière parcelle au début
des années 1950 et a été dissolue le 18 décembre
1953.

Conférence de Charlottetown
:
Conférence qui a eu lieu du 1er au 9 septembre 1864 pour
discuter de l'union de toutes les colonies britanniques d'Amérique
du Nord. Prévue à l'origine comme une conférence
sur l'union des Maritimes, des délégués de
la province du Canada ont demandé d'y assister et l'idée
d'une union des Maritimes a été presque entièrement
abandonnée. Les délégués de la conférence
ont réussi à s'entendre suffisamment pour planifier
la tenue d'une conférence à Québec un mois
plus tard, laquelle a finalement aboutit à la Confédération.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.

Conférence de Québec
:
La Conférence de Québec, qui a eu lieu du 10 au 27
octobre 1864, un mois après la Conférence
de Charlottetown, visait à fixer les lignes directrices
et les principes d'une union fédérale des colonies
nord-américaines britanniques, soit la province du Canada,
le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et
l'Île-du-Prince-Édouard. Les soixante-douze
résolutions, sur lesquelles les délégués
se sont entendus, ont formé la base de l'Acte
de l'Amérique du Nord britannique de 1867 (désormais
rebaptisé la Loi constitutionnelle de 1867). Malgré
cela, l'Île-du-Prince-Édouard n'a joint la Confédération
qu'en 1873 et Terre-Neuve qu'en 1949.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.

Conseil exécutif :
En vertu de l'Acte
constitutionnel de 1791, le gouverneur était assisté
par un Conseil exécutif nommé par la Couronne
et responsable seulement devant elle. En pratique, ces postes étaient
souvent offerts à des amis et des membres de la famille du
gouverneur. Aujourd'hui, le Conseil exécutif est composé
du premier ministre et du Cabinet.
Conseil législatif :
Les dispositions de l'Acte
constitutionnel de 1791 exigeaient un Conseil législatif
nommé par le gouverneur. Le conseil partageait la charge
de faire et d'adopter des lois avec la Chambre
d'assemblée, même si le conseil pouvait contredire
l'Assemblée. En pratique, ces postes étaient souvent
offerts à des amis et des membres de la famille du gouverneur.
Conseil privé de la
reine pour le Canada :
Également connu simplement sous le nom de Conseil privé
du Canada, il conseille la Couronne. Les
conseillers privés sont choisis par le premier ministre et
nommés à vie par le gouverneur général.
Le Conseil privé comprend le juge en chef de la Cour
suprême, les premiers ministres provinciaux, les ministres
anciens et actuels du Cabinet et les présidents de la Chambre
et du Sénat.

Conseil Souverain :
Partie du Conseil régnant de la Nouvelle-France, qui comprenait
également le gouverneur, l'intendant et l'évêque.
D'abord composé de cinq membres, il est passé à
douze en 1703 puis à seize en 1742. Le Conseil faisait fonction
de cour d'appel pour les affaires criminelles et civiles et jouait
un rôle dans la réglementation du commerce et l'ordre
public. Les membres du Conseil provenaient de la haute bourgeoisie
française et étaient nommés par le gouverneur
et l'évêque jusqu'en 1675 et plus tard par le roi.
Il a été renommé Conseil Supérieur en
1703.

Constitution :
Système de règles et/ou de principes selon lesquels
une nation, un état ou un autre groupe est régi. Au
Canada, la constitution est composée de documents écrits
et de conventions non écrites.
Comme le dit la Cour suprême du Canada : « les conventions
constitutionnelles plus le droit constitutionnel égalent
la constitution complète du pays ». Parmi les lois
qui composent la constitution du Canada, on retrouve la
Proclamation royale de 1763, l'Acte
de Québec de 1774, l'Acte
constitutionnel de 1791, l'Acte
d'Union de 1840, l'Acte
de l'Amérique du Nord britannique de 1867 (désormais
rebaptisé la Loi constitutionnelle de 1867), le
Statut
de Westminster de 1931, la Loi de 1982 sur le Canada
et la Loi
constitutionnelle de 1982. Les lois britanniques comme
la Magna Carta de 1215 sont également incluses.

Convention de la baie James et
du Nord québécois, 1975
La première grande entente conclue pour régler des
revendications territoriales depuis le début du XXe siècle.
Les peuples inuits et cris
du Nord du Québec n'avaient pas été consultés
lorsqu'en 1971, le gouvernement provincial a annoncé le projet
de construction de barrages hydroélectriques qui inonderaient
une partie importante de leur territoire. Pour régler leurs
revendications territoriales et apaiser leurs inquiétudes
face à l'environnement, on demanda aux autochtones de cette
région de céder leurs droits territoriaux en échange
d'une somme de 225 millions de dollars, de droits spécifiques
de chasse et de pêche et de droits d'autodétermination.
Une entente subséquente, la Convention du Nord-Est québécois,
a accordé une somme de 9 millions à la tribu des Naskapis
en échange de leurs terres en 1978. Par contre, certains
autochtones estiment que les gouvernements fédéral
and provincial n'ont pas tenu leurs engagements.

Co-operative Commonwealth Federation
(CCF)
Parti politique fondé en 1932 qui croyait que les gens devaient
coopérer pour le bien commun et que certaines industries
devaient devenir la propriété du gouvernement. La
popularité du parti se faisait surtout ressentir dans les
Prairies et dans l'Ontario, et il a même réussi à
prendre le pouvoir en Saskatchewan en 1944. La CCF n'a toutefois
jamais pu s'établir sur des bases solides sur la scène
fédérale parce que ses détracteurs avaient
réussi à trouver des similitudes entre le parti et
le communisme. Le Parti libéral qui était alors au
pouvoir a aussi réussi à écarter la CCF en
adoptant des idées comme les allocations familiales et l'assurance-chômage
pour les intégrer dans son propre programme. En 1961, le
parti s'est joint au Congrès du Travail du Canada et a modifié
son nom pour devenir le Nouveau Parti démocratique
(NPD).

Coureurs de bois :
Commerçants de fourrures indépendants et non détenteurs de permis vivant en Nouvelle-France depuis le milieu jusqu'à la fin des années 1600. Ils ont repoussé les frontières de l'arrière-pays dans leur quête pour les peaux de castor et, par conséquent, ils sont devenus le premier groupe d'explorateurs non autorisés du Canada à pénétrer à l'intérieur des terres, surtout dans la région du lac Supérieur. En tentant de devancer les intermédiaires autochtones qui venaient habituellement porter les fourrures aux Français à Montréal, ils ont d'abord soulevé la colère des Français tant au sein de l'Église et que de l'État. Éventuellement, des commerçants autorisés " professionnels " ou " voyageurs " viendraient éliminer ces trafiquants illégaux.

Cour suprême du Canada :
Le tribunal de plus haute instance au Canada. L'Acte
de l'Amérique du Nord britannique de 1867 (désormais
rebaptisé la Loi constitutionnelle de 1867) a permis
la création de la Cour suprême le 8 avril 1875. Le
Comité judiciaire du Conseil privé
(CJCP) en Grande-Bretagne est toutefois demeuré le dernier
tribunal d'appel jusqu'à ce que le Statut
de Westminster permette au Canada de cesser les appels
en matière criminelle en 1933. En 1949, les appels civils
au CJCP ont également cessé. La Cour suprême
était, à l'origine, composée de six juges.
Ce nombre est passé à sept en 1927 puis à neuf
en 1949.
Visitez
la page Web d'histoire de la Cour suprême du Canada pour de
plus amples renseignements.

Couronne, la :
Terme utilisé pour désigner le pouvoir et l'autorité
du monarque (au Canada, le roi ou la reine).
Cris
La plus grande nation autochtone du Canada - ses membres vivent
sur un territoire qui s'étend de l'Alberta jusqu'au Québec.
Le nom de leur tribu tire son origine d'un groupe d'autochtones
qui vivaient près de la baie James et à qui les Français
donnèrent le nom de Kiristinons. Par la suite, le nom fut
raccourci à Cri (épelé Cree en anglais).

Cris des bois
Une sous-ramification de la nation des Cris
qui se retrouve typiquement dans le nord des Prairies, quoique leur
domaine s'étendait autrefois profondément dans le
territoire de la baie d'Hudson et de la baie James. Ils étaient
l'un des premiers groupes d'autochtones à commercer avec
les Européens au XVIIe siècle et, avant 1800, ils
étaient devenus les intermédiaires dans les circuits
commerciaux à travers le Manitoba et la Saskatchewan.
Cris des marécages
Autre nom pour désigner les Cris des
bois.
Crise d'octobre :
Crise provoquée par l'enlèvement du délégué
commercial britannique à Montréal le 5 octobre 1970
par des membres du Front de Libération du Québec (FLQ).
Cet événement a été suivi le 10 octobre
par le kidnapping de Pierre Laporte, ministre québécois
du Travail et de l'Immigration. Le gouvernement du Québec
a demandé l'aide des forces armées canadiennes et
le gouvernement fédéral a décrété
un état « d'insurrection appréhendée
» en vertu de la Loi sur les mesures
de guerre. Les libertés civiles et le droit d'habeas
corpus ont été suspendus. Laporte a été
trouvé mort le 17 octobre et on a trouvé et arrêté
les membres responsables du FLQ en décembre. La réaction
du gouvernement à cette crise demeure une source de controverse
à ce jour.

Cumberland House :
Village du nord de la Saskatchewan qui fut le site du premier poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH) à l'intérieur des terres et, par conséquent, le site des premiers établissements de l'Ouest canadien. Samuel Hearne a choisi l'endroit en 1774. La construction de ce poste a contribué à inaugurer, avant 1821, une époque de rivalité commerciale intense entre la CBH et la Compagnie du Nord-Ouest. Elle a également marqué le début d'une période où les commerçants de fourrures ont cherché à négocier directement entre eux plutôt que de compter sur les autochtones pour leur apporter des fourrures.

Haut de page
D
Débats :
Voir Hansard.
Décret :
Ordonnance ou ordre émis par une personne ou un groupe de
personnes et ayant généralement force de loi.
Déculturation
Une condition sociale qui survient lorsque les peuples autochtones
perdent leurs traditions et leur culture par leurs contacts avec
la civilisation occidentale. Cette perte peut conduire à
des problèmes d'ordre social et économique, laissant
le groupe dépendant des autres.
Déportation des Acadiens
:
Expulsion forcée des habitants francophones de l'Acadie.
Aux termes du traité
d'Utrecht de 1713, la France cédait l'Acadie à
la Grande-Bretagne. Pendant les 42 années suivantes, les
habitants ont tenté de rester neutres sous le régime
britannique. Au début des années 1850, lorsque les
menaces externes sont devenues trop grandes, toutefois, le gouverneur
Charles Lawrence a insisté pour obtenir un serment de
loyauté. Ce serment n'ayant pas été fait à
sa satisfaction, il a ordonné que les 12 000 Acadiens soient
déportés dans d'autres colonies anglaises. Beaucoup
de déportés sont morts pendant la déportation;
quelque 1 000 Acadiens ont réussi à rester en se cachant
dans les bois. Certains Acadiens sont revenus des années
plus tard, alors que les colons britanniques s'étaient appropriés
la plus grande partie du territoire.
Veuillez lire la rubrique « Histoire de l'Acadie »
dans l'Encyclopédie
canadienne en ligne pour de plus amples renseignements.
Visitez
le site Web de la Bibliothèque nationale du Canada pour de
plus amples renseignements.
Visitez
le site Web Blupete pour de plus amples renseignements.
Dernier crampon, Le, 1885 :
Le 7 novembre 1885, la ligne du chemin de fer du Canadien Pacifique (CP) partant de la côte du Pacifique rencontra le tronçon de la ligne se dirigeant vers l'est à partir des Prairies canadiennes, sur une petite voie d'évitement à Craigellachie, à l'ouest des Rocheuses, en Colombie-Britannique. Plusieurs hommes d'affaires, entrepreneurs, arpenteurs et travailleurs responsables de la construction du chemin de fer s'y étaient rassemblés pour regarder sir Donald Smith enfoncer le dernier crampon de la ligne reliant le pays d'un océan à l'autre.
Désobéissance
civile :
Refus d'obéir aux lois ou aux décrets civils. Ce refus
prend habituellement la forme d'une résistance passive. Les
personnes qui pratiquent la désobéissance civile enfreignent
la loi parce qu'elles la jugent injuste, parce qu'elles veulent
attirer l'attention sur cette injustice et parce qu'elles espèrent
obtenir la révocation ou la modification de cette loi. Elles
sont également disposées à accepter toute pénalité,
comme l'emprisonnement.
Documents parlementaires :
Rapports et autres documents incorporés dans les délibérations
du corps législatif, généralement en annexe
du Journal.
Veuillez lire la rubrique « Procédure parlementaire
» dans l'Encyclopédie
canadienne en ligne pour de plus amples renseignements.
Dogribs
Une nation autochtone qui vit dans une région située
à proximité du Grand lac des Esclaves et du Grand
lac de l'Ours dans les Territoires du Nord-Ouest.
Double remaniement (Double shuffle)
:
Conformément à une convention parlementaire, les ministres
nouvellement nommés devaient quitter leur siège et
se présenter à une élection partielle. Cependant,
cette règle ne s'appliquait pas à un ministre qui
abandonnait sa charge et qui en occupait une autre dans le mois
suivant. Afin d'éviter une élection partielle, le
gouvernement Macdonald-Cartier
avait conçu un plan selon lequel chaque ministre prenait
un nouveau portefeuille un jour et, en un autre remaniement rapide,
reprenait son ancien portefeuille le jour suivant. Le gouvernement
a pu ainsi rester au pouvoir sans devoir se soumettre à une
élection partielle.
Doukhobors :
Groupe de colons chrétiens fondamentalistes qui ont émigré de la Russie en 1898-1899. En vertu d'un accord offrant au groupe d'immenses lots pour la colonisation sur les Prairies, quelque 7,500 Doukhobors sont arrivés au Canada pour y vivre après avoir affronté la persécution religieuse dans leur mère patrie. En octobre 1902, environ 1,000 Doukhobors ont traversé les Prairies à pied croyant qu'ils y rencontreraient le Christ lors de sa seconde venue. Lorsqu'ils furent confrontés ou bloqués par la police et les représentants du gouvernement, plusieurs pèlerins ont défilé nus en guise de protestation. Éventuellement, des démêlés avec le gouvernement fédéral touchant la réglementation des terres et diverses dissensions internes au sein de la communauté des Doukhobors ont incité plusieurs d'entre eux à quitter le Canada à compter de 1908 pour se diriger vers les États-Unis.

Droit :
Taxe, particulièrement sur les biens importés à
l'intérieur ou emportés à l'extérieur
d'un pays.
Dust Bowl, 1929 - 1937 :
La pire sécheresse jamais enregistrée dans le sud des Prairies canadiennes, le Dust Bowl a affecté près du quart de toutes les terres arabes disponibles au pays. Par moments, le sol était tellement sec que les couches en superficie s'envolaient simplement avec le vent, créant d'immenses nuages de poussière qui culminaient souvent au-dessus de la ligne d'horizon. Puisque le Dust Bowl coïncidait avec la Grande dépression, une période de chômage extrêmement élevé et une profonde récession économique, beaucoup de familles furent forcées de complètement abandonner leurs fermes.

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E
Écoles confessionnelles
:
Écoles fonctionnant avec une charte religieuse. Au Canada,
où l'éducation est contrôlée par chaque
province (et non pas par le gouvernement fédéral),
les écoles confessionnelles ont existé sous diverses
formes dans presque toutes les provinces. Ces écoles sont
généralement (mais pas toujours) administrées
séparément du système public non confessionnel.
Le Québec fait exception et avait des écoles publiques
catholiques et protestantes jusqu'à récemment.
Veuillez lire la rubrique « École séparée
» dans l'Encyclopédie
canadienne en ligne pour de plus amples renseignements sur l'évolution
des écoles séparées et confessionnelles dans
l'ensemble du Canada.
Émanciper
Accorder plein statut à une personne en tant que citoyen
d'un pays ou membre d'un groupe. Avant les temps modernes, les autochtones
devaient abandonner leur statut spécial d'Indien s'ils voulaient
devenir des citoyens canadiens légitimes et à part
entière et obtenir leur droit de vote. Ceci incluait l'abandon
de leurs droits autochtones à certaines
terres situées sur des réserves
spéciales, et autres privilèges. L'objectif du gouvernement
fédéral dans les années 1870 était d'assimiler
et d'émanciper éventuellement les autochtones dans
la société eurocanadienne.
Émeutes antiasiatiques de Vancouver, 1907 :
Le 8 septembre 1907, des membres de la Ligue d'exclusion des Asiatiques ont organisé un grand défilé devant l'hôtel de ville de Vancouver afin de mousser le sentiment antiasiatique. La plupart des quelque 9,000 personnes participantes étaient des Blancs au chômage qui rivalisaient avec les Orientaux pour trouver de l'emploi durant une crise économique. Les chefs de ce groupe ont incité la foule au pillage et à la violence dans le quartier chinois de la ville. La foule a suivi la consigne et a fracassé les vitrines des commerces asiatiques dans tout le quartier affairé du centre-ville. Une commission présidée par William Lyon Mackenzie King, alors |