Rapport de Lord Durham, haut-commissaire de Sa Majesté, etc., etc., sur les affaires de l'Amérique septentrionale britannique
(Également connu sous le nom de Rapport Durham)


Remarque historique

John George Lambton, premier comte de Durham, a été nommé en janvier 1838 pour enquêter sur les rébellions dans le Haut et le Bas-Canada. Son rapport a suscité le mépris et la colère de nombreuses personnes mais a été accueilli chaleureusement par les réformistes du Haut-Canada.

Sommaire du document :
Chargé de trouver les racines de l'agitation ayant mené aux soulèvements dans le Bas-Canada, Durham indique qu'il s'attendait à ce que le problème se trouve entre ceux qui voulaient le libre gouvernement et les personnes de l'exécutif protégeant leur propre autorité. Au lieu de quoi il a trouvé « deux nations en guerre dans le giron d'un même État… un combat, non de principes, mais de races » [TRADUCTION]. La majeure partie du blâme a été rejetée sur les Canadiens français.

  • Il qualifie les Canadiens français de rétrogrades et d'illettrés.

  • Il fait valoir que des chefs irresponsables les manipulent aisément.

  • La minorité anglaise, par contre, a un sens pratique et est intéressée à améliorer la province.

Dans le Haut-Canada, Durham a blâmé l'Acte constitutionnel de 1791 qui accordait trop de pouvoir au lieutenant-gouverneur et aux conseillers qu'il nommait.

Dans ses conclusion et recommandations, il prévient que si le gouvernement ne change pas, les Canadiens pourraient se tourner vers les États-Unis pour trouver une solution. Il formule alors plusieurs recommandations importantes :

  • Les colonies devraient contrôler leurs affaires intérieures (même s'il limitait fortement le type de législation que cela pouvait inclure).

  • L'Office des colonies devrait garder le contrôle de nombreux domaines, dont « la constitution de la forme du gouvernement, la réglementation des relations et du commerce internationaux… et la disposition des terres publiques » [TRADUCTION].

  • Un gouvernement responsable était nécessaire, avec un système de cabinet convenable, comme en Grande-Bretagne.

  • Le gouvernement responsable ne devrait être accordé qu'à une majorité anglophone (puisqu'il ne croit pas que les Canadiens français sont prêts).

  • Un programme d'éducation pour rendre les Canadiens français plus progressistes.

  • Afin d'assimiler les Canadiens français, il devrait y avoir union des Canadas avec la possibilité d'inclure ultérieurement les autres colonies britanniques d'Amérique du Nord.